Révision des seuils sociaux : faux soutien pour les petits entrepreneurs, et vrai cadeaux pour les grands patrons

Le gouvernement français, sur commande du MEDEF, rehausse les seuils maximums d’effectifs et de chiffres d’affaires à partir desquels les entreprises peuvent être exonérées de certaines obligations prévues par le Code du Travail, et facilite également les licenciements. Le prétexte utilisé est, outre la fameuse « compétitivité », le soutien aux groupes économiques de taille modeste.

On ne peut pas nier le fait que la situation de ces petits entrepreneurs qui travaillent dur pour de faibles revenus les astreignant à l’austérité n’a rien à voire avec celle des actionnaires du CAC40.

Cependant, les coûts qui mettent les TPE et PME en difficulté ne sont pas ceux dus au personnel, mais les intérêts versés aux banques, et dans le cas de producteurs ayant des grands groupes pour clients, des prix de vente au rabais. Intéressez-vous aux résultats avant déduction de ces charges en faveur des capitalistes, et vous constaterez de très bonnes marges, y compris dans les plus petites entreprises.

Alors qu’on ne nous dise pas qu’il faut bosser plus et renoncer aux acquis sociaux au nom de la baisse du « coût du travail ». Et qu’on arrête de maquiller en mesures d’aide envers les tout petits patrons ce qui n’est en réalité rien d’autre qu’une multiplication de cadeaux faits aux milliardaires.

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