Mélenchon : un tribun qui veut lutter contre les maux causé par le système, dans le cadre du système

Jean-Luc Mélenchon annonce un retrait provisoire de la vie politique, se déclarant excédé par les crises de divisions aux Front de Gauche datant de la campagne pour les dernières municipales. Il fustige les alliances du Parti Communiste Français avec le Parti Socialiste.

Il est tout à fait naturel de reprocher au parti de Pierre Laurent son attitude qui consistait à se présenter sur des listes conduites par le parti de la majorité qui impose aux classes populaires toujours plus de sacrifices, pour le plus grand plaisir des milliardaires en quête de maximiser leurs profits. Par ces choix, ces tribuns cautionnaient de facto les mesures immondes d’austérité.

Mais aller dire « la faute au PCF » pour omettre la part de responsabilité du Parti de Gauche est une très mauvaise analyse. Mélenchon a attendu près de deux ans de présidence d’Hollande pour se déclarer dans l’opposition, alors qu’il savait avant même l’arrivée de l’ancien maire de Tulle à la tête de l’État que ce dernier mènerait la même politique que la droite.

Et encore récemment, il affichait sa solidarité vis-à-vis du gouvernement concernant certaines affaires. Je peux citer par exemple sa non-opposition à la guerre au Mali (il n’avait émis que de simples réserves sur la forme), son soutien ouvert à celle en Centrafrique, où sa satisfaction du rachat à prix d’or par l’État des actions Alstom qui constituait un beau cadeau fait à Bouygues.

Et hormis cette main qu’il tend à sa droite, ce cofondateur du FG a toujours affiché sa préférence d’une « révolution par les urnes » sur la vraie révolution. Pour lui, un « bon gouvernement de gauche » saurait se substituer à de véritables luttes collectives des travailleurs contre leurs oppressions.

Mais le pouvoir n’est exercé ni par les présidents, ni par les ministres, ni par aucun autre mandataire, mais par les patrons non-élus des grandes entreprises. Et ça, bien des électeurs marqués à gauche l’ont compris, ce qui explique les flops électoraux de cet ancien du PS qui croit encore qu’on peut combattre les méfaits du capitalisme sans éradiquer le capitalisme en lui-même.

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