« C’est pas nous, c’est Merkel » clament les dirigeants français

Une partie de la gauche française monte au créneau contre une prétendue primauté de l’Allemagne face au reste de l’Union Européenne. Selon ces femmes et hommes politiques, ce serait Merkel qui oblige ses homologues des autres pays à mener l’austérité.

L’équipe de la chancelière est sans conteste indéfendable. Elle cautionne les saloperies faites aux classes populaires, comme des baisses de salaires et des démantèlements de services publics.

Mais l’accuser de mener seule un diktat sur l’UE, c’est exonérer les dirigeants des autres États membres de leurs responsabilités. La vérité est que les instituions communautaires accordent aux gouvernements nationaux une large souveraineté, et que cette « Europe allemande » est en fait un mythe.

François Hollande ne s’aplatit pas devant Merkel, mais devant les patrons des grands groupes économiques et financiers, à commencer par ceux de son propre pays.

Pour défendre réellement les intérêts des travailleurs, il faut s’opposer à la fois à ceux qui vantent le modèle appliqué en Allemagne, mais également à ceux qui déploient le poison nationaliste en cherchant des boucs émissaires à Berlin afin d’épargner la bourgeoise française.

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