Quand les serviteurs de la bourgeoisie s’attaquent aux acquis sociaux, y compris à ceux qui n’existe pas

Emmanuel Macron souhaite assouplir les règles relatives à la durée légale du temps de travail. Selon lui, il faudrait permettre aux entreprises de faire travailler un salarié plus de trente-cinq heures par semaine.

Cet ancien banquier a juste oublié un détail : il est déjà possible de dépasser, et pas seulement d’un peu, cette base des trente-cinq heures. En effet, le maximum d’heures supplémentaires autorisées par la loi, dont le refus par l’employé peut constituer un motif de licenciement pour faute grave sans préavis ni indemnités, est de deux cent vingt heures par an, ce qui correspond à un travail effectif moyen de plus de 39,68 heures hebdomadaires.

Et si certains travailleurs se disent volontaires pour bosser plus avec un salaire horaire réduit, c’est uniquement parce qu’ils croient à l’idée fausse selon laquelle le niveau actuel de production serait trop faible pour augmenter leur pouvoir d’achat. Prétendre que piétiner les acquis sociaux reviendrait à défendre la liberté des salariés, comme le fait le ministre de l’économie, est donc inepte.

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