Quand un réformiste brandit la cocarde pour faire oublier la faiblesse de sa stratégie politique

Jean-Luc Mélenchon recadre Angela Merkel par un tweet où il écrit « Frankreich ist frei », ce qui signifie en allemand « la France est libre ».

La chancelière est sans conteste indéfendable. Elle fait l’apologie de politiques immondes contre les classes populaires, qu’elle met elle-même en application à l’échelle de son pays.

Mais lui reprocher de mener un diktat sur « la France » relève du ridicule, dans la mesure où la patrie n’existe pas.

Si le gouvernement français n’a aucun pouvoir pour prendre de vraies mesures de gauche, c’est parce qu’il est aux ordres des grands patrons sans frontières. Ni son homologue à Berlin, ni aucun autre État national ou supranational, n’y sont pour quoi que ce soit.

Le projet de Mélenchon est de combattre les méfaits du capitalisme, mais sans éradiquer le capitalisme lui-même. Confronté à cette contradiction, il a fini par se perdre dans une démagogie nationaliste.

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