La « loi sur les trente-cinq heures » : entre fausses avancées et vraies reculades

Il y a quinze ans jour pour jour, devenait obligatoire le passage aux trente-cinq heures comme durée de travail de base. Le taux horaire en était donc officiellement augmenté.

Cette réforme sert de prétexte pour redorer l’image du gouvernement de Jospin. Certains voudraient nous faire oublier que cette équipe a mené comme les autres une politique globalement pro-patronale et anti-ouvrière.

1/ UNE LOI EN TROMPE-L’ŒIL

Parler d’une « mesure des trente-cinq heures » relève d’une ambiguïté qui entretien la confusion entre l’idée de réduction du temps de travail et le texte mis en place par l’exécutif. C’est oublier que la loi Aubry comporte un piège, et pas des moindres : elle incluait une baisse des cotisations sociales patronales qui a du être financée par des démantèlements de services publics.

Autrement dit : compte tenu de la contrepartie accordée aux patrons, les salariés ayant continué à travailler trente-neuf heures par semaine sont restés, malgré la majoration des heures supplémentaires, sans pouvoir d’achat supérieur à celui qu’ils avaient avant la ratification de la loi. Une réformette dont les composantes s’annulent qui n’était là que pour faire croire que ceux qui gouvernaient étaient socialistes.

2/ UNE OPPOSITION TRÈS SÉLECTIVE

Actuellement, des voix s’élèvent à gauche comme à droite pour réclamer la remise en cause des trente-cinq heures. Ces tribuns voudraient faire travailler davantage les salariés sans les payer plus.

Mais les mêmes ne vont pas dénoncer la partie de la loi favorable aux milliardaires, celle portant sur les baisses de charges. On les entend au contraire prôner toujours plus de cadeaux aux maîtres de l’économie.

3/ SEULE ALTERNATIVE : LA RÉVOLUTION COMMUNISTE

Face au chômage et à la baisse de pouvoir d’achat, des réformes factices comme la loi Aubry sont totalement inefficaces. Ce qui s’impose, c’est la répartition du travail entre tous sans perte de revenus.

Mais ce type de mesure ne viendra pas d’un « bon gouvernement de gauche ». Les travailleurs doivent lutter collectivement afin d’exproprier sans indemnités la bourgeoisie de ses richesses mal-acquises.

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