Mitterrand : un « socialiste » dévoué au capitalisme

C’est aujourd’hui l’anniversaire de l’arrivée de François Mitterrand au pouvoir en France. Classé à l’aile gauche du Parti Socialiste, il n’en a pas moins mené la même politique que les conservateurs.

Pendant vingt-trois années de pouvoir à droite et au centre, la population était astreinte à la surcharge de travail et aux bas salaires. Le pouvoir d’achat demeurait en forte dégringolade.

Face à cela, l’ensemble de la gauche réformiste n’a cessé de faire la promotion durant la campagne électorale de 1981, de celui qui faisait figure d’homme providentiel. Par plusieurs coups de pub, on nous promettait alors le changement par le simple glissement dans l’urne d’un bulletin avec le nom du candidat inscrit dessus.

Beaucoup attribuent le mérite de l’avancement de l’âge de la retraite à soixante ans et de la cinquième semaine de congés annuels à Mitterrand. Mais ces avancées sont surtout le fruit de manifestations des travailleurs, le gouvernement n’ayant fait que suivre.

Toujours est-il que pour rendre possibles les mesures sociales, il faut les financer en piochant dans les fortunes des nantis. Or l’exécutif en place prenait le chemin inverse en accordant de nombreux cadeaux aux grands patrons, comme par exemple la baisse de l’impôt sur les bénéfices des sociétés, ou des nationalisations accompagnées d’indemnités exorbitantes pour les propriétaires.

Cette utilisation de l’État comme vache à lait des capitalistes aura considérablement appauvrit les collectivités. Sous prétexte de combler les déficits, le président annoncera la « rigueur » moins de deux ans après son élection, avec à la clé des réformes immondes telles que la suppression de l’échelle mobile des salaires.

Bien loin de la légende du socialiste déterminé à combattre les dérives de la finance, Mitterrand aura été un fidèle serviteur de la bourgeoisie, qui aura d’ailleurs bénéficié de la complicité du PCF. Et ce n’est pas le fait que des représentants de la « vraie gauche », comme Mélenchon, continuent de rendre hommage à cette personne qui a glorifié la bourse, qui fera oublier son bilan catastrophique.

Cette expérience est une leçon nous apprenant qu’il ne peut y avoir aucun sauveur suprême, et qu’un « bon gouvernement de gauche » ne servira strictement à rien face à la dictature exercée par les milliardaires sur l’économie. Pour mettre fin à ce système d’exploitation d’êtres humains, les masses populaires ne peuvent compter que sur leurs luttes collectives.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s