Podemos prend Madrid et Barcelone, mais sans y éradiquer le capitalisme

Les élections régionales et municipales en Espagne achevées le 24 mai dernier se sont soldées pour le parti Podemos par un score que peu de groupes de gauche radicale ont atteint avant lui.  Résultat : le mouvement de Pablo Iglesias-Turrión remporte les mairies des deux villes les plus peuplées du pays.

Beaucoup d’électeurs ont voulu par ce vote symboliser leur refus des politiques anti-ouvrières vantées par le Partido Popular (membre du Parti Populaire Européen), et le Partido Socialista Obrero Español (membre du Parti Socialiste Européen).

Mais si ce parti perçu comme un emblème de la « gauche de la gauche » dénonce à juste titre les injustices provoquées par le système, il sème, à l’instar de SYRIZA en Grèce, du Front de Gauche en France, et de Die Linke en Allemagne, les bonnes vieilles illusions selon lesquelles un « bon gouvernement » pourrait remplacer grèves et autres mobilisations collectives.

Le salut des travailleurs ne viendra pas d’une entrée de Podemos au Congrès des Députés ou à n’importe quelle autre tribune, mais de luttes contre la dictature exercée par le grand patronat sur l’économie, qu’ils devront mener eux-mêmes.

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