Oui à la baisse du temps de travail, mais sans soutenir n’importe quel tribun faisant mine de défendre cela

Christiane Taubira a affirmé « rêver d’un monde sans plus de trente-deux heures hebdomadaires de travail par personne ».

Cette déclaration est très imprécise, car la ministre ne dit ni si elle veut que cela s’impose au patronat ou si son accord serait nécessaire, ni si elle souhaite que ces trente-deux heures soient obligatoirement payées minimum trente-cinq. Mais cela a suffit à faire hurler de nombreux politiciens de gauche comme de droite pour qui contraindre les travailleurs à bosser plus sans gagner plus est une valeur sacrée.

Pour réduire le chômage, une répartition du travail, et donc l’allégement des horaires pour les gens déjà employés, et ce sans perte de revenu, est une mesure parfaitement réalisable du fait des énormes profits qu’enregistrent les grands groupes, et indispensable.

Mais que la garde des sceaux fasse mine de soutenir cette mesure de bon sens ne fait pas pour autant d’elle une amie de la justice sociale. En effet, la ministre demeure très servile vis-à-vis de ce gouvernement, lui-même à genoux devant les milliardaires et déterminé à faire porter le fardeau de l’austérité par le reste de la population.

Sans parler du soutien explicite de Taubira à la « loi Macron », qui prévoit, à l’exact inverse de la logique de réduction du temps de travail, l’assouplissement des conditions à remplir par les grands patrons pour pouvoir imposer aux salariés des heures supplémentaires non-payées.

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