Che Guevara : un militant contre l’impérialisme nord-américain, mais sûrement pas un communiste

C’est aujourd’hui l’anniversaire de la mort d’Ernesto Guevara, allias Che, qui est considéré comme un acteur majeur de la révolution contre le régime de Fulgencio Batista et l’impérialisme nord-américain.

Ce militant est souvent décrit comme un symbole de la lutte contre les oppressions, et contre le racisme dont furent victimes les amérindiens. Mais si ces dénonciations étaient justes, les perspectives que cette personne proposait restent floues.

1/ DES RÉVOLTES CONTRE UNE OLIGARCHIE MALODORANTE

La révolution cubaine a éclaté dans un contexte où les habitants de l’île s’étaient retrouvés fortement appauvris à cause des grands industriels. Ces derniers s’étaient approprié la plupart des ressources du pays.

Mais le peuple n’aura pas accepté éternellement cette situation qui l’obligeait à trimer pour faire la fortune de quelques profiteurs. C’est pour cela qu’il s’est soulevé pour crier sa colère.

2/ MAIS UNE RÉVOLUTION TRÈS IMPARFAITE

Le fonctionnement des révoltes était fortement hiérarchisé. Et à la direction des mouvements, se trouvait entre autre Guevara.

Pour le Che, il n’était pas question d’une véritable union des prolétaires contre ce que leur imposait la bourgeoisie. Il comptait plutôt sur un élitisme, écartant ainsi une grande partie des masses ouvrières des participations aux luttes.

3/ LE SOUTIEN À DES DICTATURES TOTALITAIRES

Fidel Castro misait sur une alliance avec la bureaucratie soviétique. Guevara critiquait cette optique, estimant à juste titre que les dirigeants de l’URSS prônaient un révisionnisme vis-à-vis des valeurs socialistes.

Mais à la place, ce chef de guérilla voulait d’un rapprochement avec le régime chinois, et présentait la dictature nord-coréenne comme un modèle à prendre en exemple. L’idéologie marxiste était pourtant trahie tout autant par Mao et par Kim Il-Sung que par Khrouchtchev.

Quand on prétend combattre l’exploitation de l’ensemble de la population par une minorité, ces États autoritaires imposant l’austérité et une surcharge de travail sont bien loin d’être les meilleures références.

4/ DES PROJETS POLITIQUEMENT CREUX

Le Che passe aux yeux de beaucoup pour un défenseur des pays pauvres colonisés. Mais il faut dire qu’il croyait en la possibilité d’instaurer un capitalisme sans impérialisme, ce qui est une utopie irréalisable.

L’attitude d’Ernesto Guevara aura été de dénoncer les pillages ayant ravagé Cuba, mais sans s’en prendre au modèle de propriété privée qui les a engendrés. Il aura cherché à atténuer les injustices et la précarité grandissante sans mener la lutte des classes, en vain.

Le seul moyen de libérer les peuples de l’emprise des colons milliardaires en dollars, est de renverser le système en place et de le remplacer par un mode de gestion dont ne voulait pas Guevara : le communisme.

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