Peu importe qu’il y ait plus, autant, ou moins d’Europe, les méfaits du capitalisme n’en seront pas moins violents

À l’approche du second tour des élections régionales françaises, des « eurosceptiques », de gauche comme de droite, refont entendre leurs voix.

Différentes mesures protectionnistes aux frontières des pays membres sont réclamées, telles que le retour aux monnaies nationales ou la fin de l’Espace Schengen, quand ce n’est pas la sortie pur et simple de l’UE.

1/ UNE CONSTRUCTION EUROPÉENNE QUI N’A NULLEMENT PROTÉGÉ LES PAUVRES

On nous avait présenté le Marché Commun et ses descendants comme un moyen de promouvoir la réconciliation. À cet époque, l’Europe sortait tout juste d’une guerres des peuples qui avait fait plusieurs dizaines de millions de mort en moins de six ans.

Il s’agissait en réalité d’une simple alliance de capitalistes du continent qui voulaient se protéger de la concurrence des USA et de l’URSS. Mais ceux-ci se foutaient royalement du mal que les conflits infligeaient aux populations.

2/ MAIS DES ÉTATS-NATIONS QUI EUX NON PLUS NE DÉFENDENT PAS LA JUSTICE SOCIALE

Certains nous présentent l’Union Européenne comme le fautif de l’austérité. Rien n’est plus faux dans la mesure où le droit communautaire accorde une large souveraineté aux gouvernements nationaux, et ne leur interdit en rien de prendre des mesures comme la hausse du salaire minimum, la baisse des cadeaux accordés aux très riches, ou la prohibition des licenciements.

Ce n’est pas Bruxelles qui empêche les pays membres de mettre fin aux politiques anti-ouvrières, mais les actionnaires des grands groupes économiques et financiers. Le protectionnisme n’améliorera en rien la situation des classes populaires.

Le seul effet réellement imputable à l’union des États est d’avoir légèrement favorisé les entreprises allemandes au détriment de milliardaires d’autres pays qui auront perdu un tout petit peu de parts de marché. Autrement dit, un fait ne constituant rien d’autre qu’une affaire interne à la bourgeoise.

3/ SEULE ALTERNATIVE : LES RÉVOLTES DES PROLÉTAIRES CONTRE LE CAPITALISME

L’UE n’est ni la cause des maux subis par les peuples, ni la solution pour les résoudre. Personne parmi ces dirigeants politiques, qu’il s’agisse de ceux mandatés à l’échelle nationale, de ceux à celle européenne, ou de n’importe qui d’autre, n’a le moindre pouvoir, le patronat sans frontières étant l’unique décideur.

Pour voir leur pouvoir d’achat augmenter, les travailleurs d’Europe mais également du monde entier ne peuvent compter que sur leurs propres luttes. Ils doivent s’unir pour arracher les richesses produites par leur labeur des mains des capitalistes.

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