Crier victoire serait prématuré

Le temps de travail des fonctionnaires portugais devrait en principe passer de quarante à trente-cinq heures par semaine sans diminution de salaire. C’est un minimum compte tenu de la surcharge des missions que doivent mener les personnes concernées et du besoin, face au chômage, de la répartition des tâches.

Mais cette mesure nécessite d’économiser des fonds en baissant les cadeaux faits au grand patronat. Or le gouvernement exclut catégoriquement de renoncer à engraisser les portefeuilles des milliardaires.

L’État ne financera donc la hausse de sa masse salariale qu’à crédit par l’augmentation des déficits budgétaires publics, ce qui fait que cette avancée sociale ne sera pas durable, et sera forcément annulée par des démantèlements de services publics et/ou des hausses d’impôts. Autrement dit : il n’y a pas lieu à se réjouir trop vite de cette annonce de l’exécutif, et nul véritable défenseur des travailleurs n’est tenu d’utiliser celle-ci comme prétexte pour appeler au renoncement ou même à la réduction des luttes collectives contre l’exploitation.

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