Appartenir à la gauche radicale ne protège pas de la complaisance avec l’État bourgeois

Jean-Luc Mélenchon prétend que ce que l’on appelle communément « état d’urgence » était légitime dans les premières heures ayant suivi les attentats du 13 novembre dernier.

Par de tels propos, le cofondateur du Parti de Gauche soutient mécaniquement des interdictions arbitraires ayant pesé sur des manifestations populaires, y compris pacifiques et non-violentes. Et même si cet ancien candidat à l’élection présidentielle dénonce (à juste titre), la prolongation de ce dispositif, approuver ce dernier par principe après chaque tuerie risque de ne pas être beaucoup moins mauvais que de soutenir ouvertement la décision du gouvernement.

Ce n’est pas la première fois que Mélenchon se montre favorable à l’interventionnisme répressif, puisqu’il a soutenu les opérations militaires que l’armée française a menées en Libye en 2011 et celles qu’elle a menées en Centrafrique en 2013. Il a également approuvé sur le fond l’intervention coloniale de l’État de l’hexagone au Mali, même s’il faisait mine d’émettre quelques réserves sur celle-ci.

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