Un tribun qui rejette sur les opposants à sa politique les conséquences néfastes du système qu’il défend

Manuel Valls appelle à l’arrêt des grèves à la SNCF et à la RATP, au nom de la solidarité envers les usagers franciliens victimes des intempéries.

Plutôt que d’attaquer de front ces mobilisations syndicales, le premier ministre pourrait faire en sorte que ces dernières cessent d’être nécessaires en prenant le problème à la racines. En effet, rendre satisfaite les très légitimes revendications des manifestants (revendications parmi lesquelles figure l’abandon de la réforme ferroviaire remettant en cause des droits des employés de cette entreprise faussement publique) permettrait aux activistes de ne plus avoir besoin de faire grève.

Mais que le chef du gouvernement français suive cette logique de bon sens présupposerait que le but de ce politicien consiste à résoudre les problèmes du citoyen moyen contraint de se lever tôt puis de se rendre à son lieu de travail en RER. Or, Valls ne fait qu’utiliser cette résolution comme prétexte pour frapper sur toute opposition concrète visant la dictature capitaliste.

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