Des révoltes trahies par leurs imperfections

C’est aujourd’hui l’anniversaire de l’attaque de la caserne de Moncada, à Santiago-de-Cuba, du 26 juillet 1953.

Cette date est considérée comme le point de départ de la révolution contre le régime de Fulgencio Batista.

1/ DES RÉVOLTES CONTRE UNE OLIGARCHIE MALODORANTE

Le président Batista, serviteur de l’impérialisme nord-américain, s’est maintenu au pouvoir pendant sept années consécutives. Son bilan fait état de l’aggravation de la pauvreté.

Le ras-le-bol de la population l’aura incitée aux luttes contre ces oppressions.

2/ MAIS DERRIÈRE, L’ABSENCE DE VÉRITABLES PERSPECTIVES RÉVOLUTIONNAIRES

Une fois le régime renversé, le prolétariat ne remportait qu’une bataille parmi tant d’autres. Il restait donc bien d’autres luttes à mener pour son émancipation.

Celui qui s’est imposé à la tête de ces mouvements de contestation, un certain Fidel Castro, avait, une fois nommé chef du gouvernement par Urrutia-Lleó, appelé les travailleurs à cesser les grèves. La principale erreur des révolutionnaires avait été d’obéir à cette consigne.

Au lieu d’encourager à la poursuite des révoltes, le nouveau régime a préféré l’instauration d’une bureaucratie qui aura transformé la révolution en simple coup d’État, reproduisant ainsi les mêmes erreurs que l’URSS.

3/ LE NATIONALISME : UN POISON QUI COUTERA CHER AUX TRAVAILLEURS

Le communisme ne peut se faire qu’à l’échelle mondiale. Il implique donc l’union des travailleurs de toutes les régions.

Or, la révolution s’est restreinte à un tout petit pays. L’isolement a été une cause de son échec.

Castro récusait lui-même être communiste. Et ce fut tout ce qu’il y a de plus normal pour ce dirigeant chauvin qui ne cessera d’exalter son « patriotisme », reniant ainsi les principes de solidarité internationale des opprimés.

Le « père de la révolution » respectera une logique xénophobe refusant la coopération avec les classes populaires des USA. Une telle démagogie est une négation de la lutte des classes.

4/ UN NOUVEAU MODÈLE IDENTIQUE À CELUI QU’IL PRÉTENDAIT ABOLIR

Entre les prisonniers politiques, la censure de la presse, les politiques anti-ouvrières, et l’absence de libertés, le régime castriste s’est montré tout aussi despotique que celui de Batista ou de n’importe quel autre tyran.

Cette dictature n’a jamais été socialiste ou communiste. Elle a au contraire trahi les idéaux émancipateurs qui constituaient l’esprit de la révolution.

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