Un amendement censé éviter des effets pervers, et qui au bout du compte n’évite rien du tout

Alain Juppé, confronté au fait que sa proposition de remettre en cause le classement en heures supplémentaires du temps de travail excédant le seuil de trente-cinq heures hebdomadaires entraîne mécaniquement des baisses de salaires pour les employés bossant déjà au delà de la durée légale actuelle, fait mine d’éviter cet effet indésirable. Il propose en effet que tout perdant de la fin de la majoration soit indemnisé, non pas aux frais de l’employeur, mais via une baisse des cotisations sociales.

Sauf que pour financer ce manque à gagner, l’État devra, à moins de ne plus arroser le grand patronat de chèques en blanc et de reprendre les innombrables cadeaux qui ont déjà été accordés (mais dans ce cas, la réforme perdrait sa fonction initiale de réduire ce qu’on appelle « coût du travail »), frapper au porte-monnaie les petites gens, par des démantèlement de services publics et/ou par la hausse de divers impôts. Autrement dit, l’aide sera de facto annulée, et donc la perte de revenus du salarié demeurera bel et bien réelle.

Le maire de Bordeaux tient à se faire passer pour un défenseur du pouvoir d’achat des masses populaires, mais ne cesse pas d’être un fidèle serviteur des intérêts économiques des capitalistes. Et on peut en dire autant de l’ensemble des politiciens de gauche comme de droite.

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