Légalisation de l’avortement : des droits encore loin d’être acquis

C’est aujourd’hui l’anniversaire de la promulgation de la loi autorisant l’avortement en France. Cette réforme abolissait des mesures de pénalisation qui prévoyaient des peines d’emprisonnement et de fortes amendes.

Pour une république qui prétend promouvoir les libertés, reconnaître le droit des personnes à disposer de leur propre corps était la moindre des choses.

Une croyance populaire attribue le mérite de cette avancée à Simone Veil. Mais la décriminalisation de l’interruption volontaire de grossesse n’a en réalité été rendue possible que grâce à de longues et fortes manifestations des masses populaires revendiquant l’égalité entre les femmes et les hommes, le gouvernement n’ayant fait que suivre.

D’ailleurs, loin d’avoir défendu un féminisme progressiste, la ministre de la santé aura au contraire pris soin d’imposer de fortes restrictions à la loi qui porte son nom. La réforme écartait entre autres tout remboursement de l’intervention.

De nos jours, on assiste à une hausse de la côte de popularité de mouvements réactionnaires déterminés à remettre en cause cet acquis démocratique. Et ce droit élémentaire si durement conquis est par ailleurs menacé par la multiplication des fermetures de centres d’IVG.

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