Disons non à la peste, mais sans dire oui au choléra

Il y a cinquante-cinq ans jour pour jour, étaient signés les accords d’Évian. Ces dispositions faisaient suite à une longue guerre sanglante, et prévoyaient officiellement la fin de la tutelle de l’Algérie par l’État français.

Mais cette décolonisation n’était pas grand chose d’autre que des lettres gribouillées sur un parchemin. Dans les faits, l’oppression n’a pas été autant atténuée que l’on pourrait croire.

1/ UN COLONIALISME MALODORANT

Le système communément appelé « Françafrique  » a opprimé le peuple algérien pendant près d’un siècle et demi. L’armée de l’hexagone dirigeait alors le Maghreb d’une main de fer, réprimant les grèves et les « outrages au drapeau » par le sang.

Cette occupation a été l’une des principales causes du déclenchement des conflits entre populations et des boucheries qui s’en sont suivies.

On trouve encore actuellement des personnalités notables nous vantant les prétendus bienfaits de la colonisation, et réfutant le qualificatif de « guerre », concernant ces affrontements de masse. Cela démontre que les idées réactionnaires nostalgiques des empires européens restent à combattre.

2/ MAIS DERRIÈRE CE FLÉAUX, DES « RÉSISTANTS » DONT LES PROJETS NE SONT PAS MEILLEURS

Une fois les troupes françaises retirées d’Algérie, il fallait instaurer une nouvelle organisation sociale pour réhabiliter ce pays ravagé par ces longues années de guerre.

Les dirigeants du Front de Libération Nationale, parti indépendantiste, se présentaient alors comme les sauveurs suprêmes qui protégeraient le peuple tant des impérialismes occidentaux que des mouvements islamistes très puissants en Afrique. Mais le bilan du gouvernement de Ben-Bella sèmera des désillusions.

En plus de favoriser la pauvreté par des politiques anti-ouvrières, le FLN au pouvoir imposera une bureaucratie n’ayant rien à envier à celle des colons hexagonaux. Les emprisonnements pour opposition vis-à-vis du régime se multiplièrent.

Sans parler du chauvinisme qui habitait l’exécutif en place. Les représentants proclamés prônaient une démagogie nationaliste ainsi qu’une xénophobie appelant à la haine contre les travailleurs étrangers, notamment français et marocains, ce qui constitue une négation pitoyable de la lutte des classes.

3/ SEULE ALTERNATIVE : LA RÉVOLUTION COMMUNISTE

La colonisation est la conséquence inévitable de l’existence même du capitalisme. Beaucoup de gens ont tendance à oublier que le but commun de toutes ces annexions est la maximisation des profits des grands patrons.

Nul État indépendant ne peut donc servir à quoi que ce soit dans la défense des libertés des peuples.

Le droit d’ingérence que s’accordent les grandes puissances ne pourra pas être sérieusement combattu sans que disparaisse le système qui l’a engendré. Et face à ce système, les prolétaires du monde entier doivent s’unir et lutter collectivement pour l’instauration du seul modèle capable de pérenniser les valeurs démocratiques, à savoir le communisme.

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