D’immondes crimes sur lesquels pour le fric on ferme les yeux

Les interventions militaires qu’au Yémen l’armée saoudienne mène font état de plusieurs dizaines de milliers de morts et de près de mille enfants tués.

Ces crimes-là s’ajoutent à bien d’autres. Je pense notamment au fait que la monarchie saoudienne ait, pour régler des contentieux féroces qu’elle avait avec l’Iran, avec la Russie et avec la bureaucratie de Bachar El-Assad, mais aussi pour s’assurer que de l’obscurantisme islamique (obscurantisme ayant la capacité de considérablement affaiblir les révoltes sociales et libertaires et donc de favoriser le fait qu’aux profit des possédants milliardaires les ressources du tiers-monde fussent pillées), les peuples des pays les plus séculaires du Moyen-Orient ne s’émancipassent pas trop, favorisé et épaulé la montée en puissance du mouvement terroriste dénommé « Daech ».

Il ne faut pas omettre non plus l’oppression des citoyens saoudiens eux-mêmes. La dictature d’Arabie Saoudite condamne aux coups de fouets les gens blasphémant l’islam, force les femmes à porter le voile voire la burqa, décapite les apostats (les gens souhaitant ne plus être musulmans), mutile le précaire qui pour survivre est contraint de dérober ce dont il a besoin…

La théocratie saoudienne bénéficie entre autres du scandaleux soutien militaire et moral des États nord-américains, de celui britannique, de celui allemand, de celui espagnol et de celui français, soutien qui s’est traduit par des ingérences militaires et impérialistes ayant instauré en Irak, en Afghanistan, au Mali, en Lybie, en Centrafrique, en Syrie et dans bien d’autres pays, le chaos. De plus, les dirigeants politiciens promeuvent le fait qu’à prix d’or les grands industriels vendent de l’armement à l’Arabie Saoudite.

Publicités

Un président et des ministres qui ne manquent pas d’air

Le gouvernement français ose utiliser la formule « un budget de transformation et de pouvoir d’achat » pour qualifier le budget publique qui pour l’année civile prochaine sera appliqué. Au menu : d’un côté hausse du CICE, rétroactivité de l’abandon de la taxe sur les dividendes (et donc remboursement des grands groupes), baisse de l’ISF des milliardaires, et de l’autre côté, hausse de la CSG des retraités, baisse des APL, remise en cause de dépenses de services publics, heures sups non-payées pour les enseignants…

Cet immonde projet n’augmentera le pouvoir d’achat que du grand patronat, et frappera de plein fouet le porte-monnaie des petites gens. Il serait bon et légitime non seulement que les manifs et les grèves s’amplifiassent, mais également que les travailleurs allassent encore plus loin, menassent collectivement la désobéissance civile, et refusassent sans réserves les injustices de l’immonde politique de monsieur Macron.

Frappes sur Hiroshima et sur Nagasaki : des actes de terrorisme d’État parmi les plus graves qui aient été accomplis

C’est aujourd’hui l’anniversaire du premier bombardement atomique de l’histoire de l’humanité, qui a fait plusieurs centaines de milliers de morts. De sales crimes d’État qui ont été commis les 6 et 9 août 1945.

On entend encore dire que le président Truman eût pris cette décision pour mettre fin à un conflit sanglant. Il aurait donc choisi d’empêcher la guerre de tuer d’avantage de personnes… et ce en tuant des gens. Plus c’est gros, plus ça passe.

Alors que les progrès techniques pourraient permettre aux populations de vivre mieux et plus longtemps, les grandes puissances les détournent de ce bon usage pour créer des machines à tuer toujours plus rapidement.

Une boucherie qui est une conséquence du nationalisme

C’est aujourd’hui l’anniversaire du début de la Première Guerre Mondiale, fixé au 28 juillet 1914. Cette date marque le commencement d’un conflit malodorant qui fera plus de dix millions de morts, et dont le but n’était autre que d’arranger les affaires des grands industriels, en particulier ceux de l’automobile et de l’armement.

Et le fait qu’en France et en Allemagne, des assemblées majoritairement à gauche eussent voté les crédits de guerres, rend ces opérations encore plus dégueulasses. Une trahison de la SFIO et du SPD que les prolétaires du monde entier paieront de leur sang.

La version officielle soutient que ce serait la Triplice qui aurait attaqué en premier et que la Triple-Entente n’aurait fait que se défendre par souci de protéger ses populations. Un fantasme ne correspondant pas à la réalité qui traduit une démagogie xénophobe, et qui n’a vocation qu’à dédouaner la bourgeoisie française.

Ce qui déclenche ce genre de crise, c’est ce chauvinisme qui divise les travailleurs et les appelle à une solidarité unilatérale envers les dirigeants de leur pays. Mais pour assurer le bien des peuples, la lutte à mener est celle des classes sociales, et certainement pas celle des nations.

Des révoltes trahies

C’est aujourd’hui l’anniversaire de l’attaque de la caserne de Moncada, à Santiago-de-Cuba, du 26 juillet 1953.

Cette date est considérée comme le point de départ de la révolution contre le régime de Fulgencio Batista.

1/ DES RÉVOLTES CONTRE UNE OLIGARCHIE MALODORANTE

Le président Batista, serviteur de l’impérialisme nord-américain, s’est maintenu au pouvoir pendant sept années consécutives. Son bilan fait état de l’aggravation de la pauvreté.

Le ras-le-bol de la population l’aura incitée aux luttes contre ces oppressions.

2/ MAIS DERRIÈRE, L’ABSENCE DE VÉRITABLES PERSPECTIVES RÉVOLUTIONNAIRES

Une fois le régime renversé, le prolétariat ne remportait qu’une bataille parmi tant d’autres. Il restait donc bien d’autres luttes à mener pour son émancipation.

Celui qui s’est imposé à la tête de ces mouvements de contestation, un certain Fidel Castro, avait, une fois nommé chef du gouvernement par Urrutia-Lleó, appelé les travailleurs à cesser les grèves. La principale erreur des révolutionnaires avait été d’obéir à cette consigne.

Au lieu d’encourager à la poursuite des révoltes, le nouveau régime a préféré l’instauration d’une bureaucratie qui aura transformé la révolution en simple coup d’État, reproduisant ainsi les mêmes erreurs que l’URSS.

3/ LE NATIONALISME : UN POISON QUI COUTERA CHER AUX TRAVAILLEURS

Le communisme ne peut se faire qu’à l’échelle mondiale. Il implique donc l’union des travailleurs de toutes les régions.

Or, la révolution s’est restreinte à un tout petit pays. L’isolement a été une cause de son échec.

Castro récusait lui-même être communiste. Et ce fut tout ce qu’il y a de plus normal pour ce dirigeant chauvin qui ne cessera d’exalter son « patriotisme », reniant ainsi les principes de solidarité internationale des opprimés.

Le « père de la révolution » respectera une logique xénophobe refusant la coopération avec les classes populaires des USA. Une telle démagogie est une négation de la lutte des classes.

4/ UN NOUVEAU MODÈLE IDENTIQUE À CELUI QU’IL PRÉTENDAIT ABOLIR

Entre les prisonniers politiques, la censure de la presse, les politiques anti-ouvrières, et l’absence de libertés, le régime castriste s’est montré tout aussi despotique que celui de Batista ou de n’importe quel autre tyran.

Cette dictature n’a jamais été socialiste ou communiste. Elle a au contraire trahi les idéaux émancipateurs qui constituaient l’esprit de la révolution.

Un cléricalisme toujours à combattre

C’est aujourd’hui l’anniversaire du concordat français de 1801, concordat réintroduisant les religions dans les pouvoirs politiques. Ce traité a été conclu entre Napoléon Bonaparte et le pape Pie VII dans le cadre du retour de la monarchie.

Ce dispositif a été officiellement supprimé par la loi de 1905. Mais par le jeu de multiples annexions, il reste en vigueur en Alsace et en Moselle.

1/ UNE ATTEINTE À LA LAÏCITÉ

Ce régime particulier finance les cultes aux frais des collectivités. Or, le principe de neutralité des forces publiques interdit catégoriquement ce type d’aide.

Sans parler du code local qui permet encore des peines d’amande et de prison pour blasphème.

2/ UN CAUTIONNEMENT DE DISCRIMINATION

Le concordat accorde un statut de fonctionnaire aux responsables religieux. Or, la fonction de prêtre dans les églises catholiques reste inaccessible aux femmes.

C’est donc une différentiation fondée sur le genre que l’État cautionne de facto, en contradiction avec les principes d’égalité.

3/ L’EXTENSION À L’ISLAM : UNE NOUVELLE DIVERSION

Comme le régime concordataire est réservé aux cultes chrétiens et à ceux judaïques, il entretien une discrimination vis-à-vis des croyants des autres religions. En réponse, des voix s’élèvent pour ouvrir ce statut, en particulier à la religion musulmane.

Il s’agit d’une mauvaise piste, tant sur la forme que sur le fond.

Sur la forme : si on suit ce raisonnement, on doit aussi étendre le concordat au bouddhisme, au taoïsme, à l’hindouisme, au confucianisme, à l’animisme, au bahaïsme, à la franc-maçonnerie, au shintoïsme, aux mythologies grecques, à celles romaines, à celles égyptiennes, et bientôt aux millions voire aux milliards de cultes qui peuvent exister. Une telle situation serait absolument ingérable et inepte.

Sur le fond : la laïcité n’implique pas de mettre les cultes dans le même sac en les subventionnant tous, mais de les mettre dans le même sac en n’en subventionnant aucun. Je ne vois pas en quoi le fait qu’en plus de caricaturer Jésus et Moïse, caricaturer Mahomet devienne également un délit, constituerait un progrès.

Les gens qui parlent d’étendre ce statut particulier à d’autres cultures sous prétexte d’équité tentent en fait de nous faire oublier que ce même statut est inégalitaire par essence, et qu’il ne sera jamais possible d’introduire quelque véritable justice que ce soit entre les croyances et entre les citoyens sans que soit supprimé purement et simplement le concordat alsacien.

4/ À BAS LE CONCORDAT

La participation de ce qui est religieux dans la vie politique est incompatible avec le respect des libertés. Un véritable progressisme ne peut se faire que dans le cadre d’une société laïque.

Il est inadmissible que dans une partie d’un pays qui se dit celui des droits de l’Homme, un système théocratique survive encore au XXIème siècle. Son abrogation est une urgence démocratique.

Un énième feux vert au fait qu’au profit des capitalistes les petites gens soient contraintes de se serrer la ceinture

Compte tenu de l’inflation constatée en France pour l’année précédente, il était espéré que le taux annuel du Livret A passerait de sept et demi à dix pour mille. Mais finalement, le gouvernement a décidé de permettre aux banques de ne pas augmenter la rémunération des épargnants.

Cela est scandaleux, mais sans être surprenant. Que Macron, ses sbires, et bon nombre d’autres politiciens, s’obstinent à faire passer la maximisation des profits déjà énormes des maîtres de la finance avant les droits élémentaires des non-millionnaires, n’est un secret pour personne.

 

Révolution Française de 1789 : mérites et limites

C’est aujourd’hui l’anniversaire de la prise de la Bastille, symbole des mouvements de masses ayant abouti au renversement de l’Ancien Régime en France.

Bien que cette révolution fût très imparfaite, car imprégnée notamment du poison machiste et de celui nationaliste, elle traduisait tout de même le refus de cette monarchie ultra-élitaire qui avait étendu la pauvreté à l’ensemble de la population, sauf pour une infime minorité de cette dernière qui quant à elle s’était au contraire considérablement enrichie par le biais des privilèges dont elle avait bénéficié.

En parallèle, des tribuns combattaient le gouvernement royal, mais pour des raisons antagonistes à celles en rapport avec les valeurs de justice. Gagnant la confiance du peuple, ces gens-là parvinrent à transformer la révolution en simple coup d’État, puis à instaurer une dictature sanglante, avec à la tête de celle-ci cet oligarque qu’était Robespierre.

De nos jours, les rois et les nobles ont été remplacés par les grands actionnaires, et les inégalités sont encore plus importantes qu’avant. Cela prouve que dans le cadre du capitalisme, les progrès démocratiques disparaissent au fur et à mesure que les révoltes s’estompent, et donc que les libertés ne pourront être définitivement acquises que quand les luttes auront atteint un objectif précis : l’abolition pure et simple de ce système de propriété privée et l’instauration de la société communiste.

Le nationalisme tue

C’est aujourd’hui le soixante-septième anniversaire du début de la Guerre de Corée, déclenchée suite aux mésententes entre le régime du sud de la région et celui du nord. Un conflit qui a ravagé cette partie de l’Asie et fait plusieurs millions de morts.

Ces dictatures rivales se disputant les faveurs de la bourgeoisie auront sacrifié leurs peuples au nom de leurs querelles de politiciens et de leur soif de pouvoir. À la responsabilité des deux États coréens, s’ajoute celle des dirigeants américains, de ceux soviétiques, de ceux européens, de ceux chinois, et d’autres, qui par leurs forces militaires auront mis de l’huile sur le feu.

Pour que de telles boucheries ne se reproduisent plus, les travailleurs de Corée mais également du monde entier doivent renoncer à s’affronter, pour au contraire s’unir, oublier les frontières et lutter collectivement contre ce système d’exploitation intrinsèquement générateur de colonialisme et de guerres.

Des avancées qui ne sont pas nées grâce à qui on croit

C’est aujourd’hui l’anniversaire de l’entrée en application des lois sur l’instauration des congés payés en France. Ces deux semaines de débauche annuelles allaient permettre à des millions de membres des classes populaires de partir en vacances.

Contrairement à ce que dit la légende, cet acquis social n’a pas été obtenu grâce à l’action du gouvernement de Blum, mais est le fruit des mouvements de révoltes ouvrières démarrées le mois précédent.

Le mérite de cette mesure ne peut pas être attribué au Front Populaire, qui par son réformisme, aura à l’inverse œuvré pour la remise en cause de ces avancées. Ce fut d’ailleurs Maurice Thorez qui bien que classé à l’aile gauche de la coalition, prôna aux travailleurs la résignation avec son célèbre « il faut savoir terminer une grève ».

Les luttes collectives des prolétaires permettent bien des progrès. C’est uniquement sur ces dernières, et en aucun cas sur un « bon gouvernement de gauche », qu’il faut compter.

Le jour « J » : une occasion pour les propagandes nationalistes de faire entendre leurs inepties

À l’occasion de l’anniversaire du débarquement en Normandie, il a pleut des hommages aux forces appelées « les Alliés », en particulier à un certain Charles De-Gaulle. Ce général est qualifié par beaucoup comme un héros libérateur, bien que, du fait des innombrables révoltes ouvrières constatées durant l’occupation, rien ne permette d’attribuer le mérite du renversement de la dictature de Pétain aux groupes militaires.

Il faut dire que certains aiment l’analyse selon laquelle il y aurait eu d’un côté l’Allemagne impérialiste, et de l’autre les puissances que l’on nomme « les Alliés » qui auraient lutté pour préserver leurs peuples du fascisme. Mais la vérité est que ces grands chefs de mouvement sont tous coresponsables des horreurs de la guerre, pour avoir exalté le chauvinisme en appelant les classes populaires à se ranger auprès de la bourgeoisie de leur propre pays plutôt que de coopérer avec les travailleurs de l’étranger.

Ce n’est pas une soi-disant forme dégénérée de nationalisme qui engendre les guerres, mais bel et bien le nationalisme en lui-même. Les frontières sont par essence créatrices de conflits entre les populations.

Il est à la fois paradoxal et hypocrite que des représentants d’État prônent la fraternité entre les peuples, notamment la bien connue amitié franco-allemande, et dans le même temps rendent hommage à des hauts dirigeants militaires qui ont prôné la germanophobie durant les deux guerres mondiales.

L’écologie : un sujet pertinent qui ne doit pas servir de prétexte pour frapper les classes populaires

C’est aujourd’hui la Journée Mondiale de l’Environnement.

Cette commémoration a été hypocritement proposée en 1972 par des dirigeants de l’ONU qui s’intéressaient bien peu à l’écologie. Mais la défense de l’aire, de la faune, de la flore, et du bien-être de l’humanité, n’en demeure pas moins une problématique très importante.

Ce sujet donne lieu à beaucoup de récupérations politiques, souvent pour le détourner de ses buts initiaux.

1/ DES DÉGÂTS ENVIRONNEMENTAUX ALARMANTS

On ne peut pas nier le désastre dans lequel se trouve la planète suite à deux siècles de pollutions incontrôlées.

Ce réchauffement climatique si fort qu’il entraîne la fonte des glaces de l’océan Arctique ne peut évidemment, contrairement à ce qu’avancent certains industriels, pas n’être dû qu’aux hausses cycliques de températures.

La dégradations des eaux, du fait des fuites de pétrole, est également responsable de l’extinction de nombreuses espèces marines.

Les catastrophes humaines ne sont pas évitées non plus. La multiplication de sérieuses maladies pulmonaires contractées par des personnes pourtant jeunes dans les villes les plus polluées, notamment à Pékin, démontre la gravité du problème.

Sans parler des incidents mortels causés par le manque de sécurité dans les centrales nucléaires.

2/ MAIS DERRIÈRE, DES PROPOSITIONS MOINS ÉCOLOS QUE RÉACTIONNAIRES

De nombreux mouvements proclamés « objecteurs de croissance », ont coutume de pointer les classes moyennes, modestes, et même très pauvres, comme autant voire plus responsables que la grande bourgeoisie, de l’état de la planète.

On entend des voix réclamant la baisse de la consommation de l’ensemble de la population, avec bien souvent à la clé des mesures contre le pouvoir d’achat comme des taxes sur la consommation, ou des suspensions d’allocations familiales à partir d’un certain nombre d’enfants.

L’hebdomadaire La Décroissance n’avait pas hésité à inscrire « merde au pouvoir d’achat » dans sa une du n°48 d’avril 2008.

Des courants se revendiquant écologistes, notamment l’association Casseur de Pub, appellent à une ou plusieurs journées annuelles sans aucune dépense, pour manifester un refus de la « société de consommation ». C’est sans compter le fait que ces mêmes « jours sans achats » sont déjà appliqués par de nombreux précaires, bien souvent contre leur gré, et avec la bénédiction du patronat.

D’autres vont plus loin en demandant diverses formes de régression de la société, comme l’interdiction de tout moyen de transport autre que les jambes et le cheval, le renoncement au chauffage, un localisme qui astreigne les régions à la vie en autarcie, quand ce n’est pas le retour pur et simple aux temps préhistoriques.

3/ LE COUPABLE EST LE CAPITALISME, PAS LE PROGRÈS

De nombreux décroissants confondent la lutte contre le productivisme sauvage des grands patrons avec celle contre toute forme de développement économique. Il faudrait selon eux que les classes moyennes occidentales, voire des plus pauvres encore, consomment moins.

C’est ne pas tenir compte du fait qu’une grande part de la production mondiale soit utilisée, non pas pour permettre aux peuples de se développer, mais aux gaspillages patronaux pour protéger les portefeuilles.

Ce n’est pas le train de vie des travailleurs qui est à l’origine par exemple des énormes dépenses énergétiques engendrées par l’entretien de l’armement militaire, alors que l’espace qui abrite ces machines à tuer pourrait servir entre autres à remplacer pas mal de moteurs de véhicules diesels par des électriques et hybrides, à développer massivement les transports en commun, à réduire le temps de travail sans perte de revenus (réduction sans laquelle la nécessaire diminution des déplacements ne sera pas possible)…

En renversant la dictature exercée par les propriétaires des grands groupes industriels sur l’économie, nous pourrions mieux respecter la planète sans réduire notre train de vie, voire en l’améliorant.

Dire que l’ensemble de l’humanité consomme trop est une ineptie : les travailleurs bossent trop et donc produisent trop, mais ne consomment pas trop. Ce ne sont que les capitalistes multimillionnaires et milliardaires qui consomment trop.

Je constate au contraire que les classes laborieuses sont empêchées de consommer assez pour pouvoir vivre plutôt que de se contenter de survivre.

Le progrès technique apporte beaucoup de bienfaits à l’humanité, mais aussi à l’environnement, notamment par les économies de dépenses permis par l’Internet où les transports en commun. Criminaliser ces avancées serait inciter les masses populaires à l’auto-culpabilisation, et donc protéger les classes dirigeantes pollueuses, ce qui reviendrait à encourager la destruction de la planète.

Journée de solidarité? Mon cul!

C’est aujourd’hui le lundi de Pentecôte. Outre une célébration religieuse, il s’agit d’une date nommée « Journée de Solidarité envers les Personnes Âgées » par celles et ceux ayant soutenu la loi Raffarin, laquelle loi retirait aux salariés un jour de congé par an sans hausse de rémunération.

On nous a présenté cette réforme comme un moyen de sauver le pouvoir d’achat de nos aînés. Pourtant, ces sept heures annuelles de travail gratuit n’ont jamais empêché ni la baisse des pensions de retraite par rapport au coût de la vie, ni le retardement de l’âge légal pour le droit de départ, encore moins la hausse de la durée de cotisation.

Le véritable but de cette mesure n’était nullement de protéger les anciens, mais de financer les chèques en blanc faits en faveur des grands patrons.

Un véritable soutien aux retraités ne peut en aucun cas se faire par des attaques contre d’autres prolétaires. Les actions qui s’imposent sont l’arrêt des cadeaux pour les milliardaires et la reprise de ceux qui ont déjà été accordés.

Mais cela implique de bafouer le dogme pro-capitalisme de nos politiciens de gauche comme de droite, ces derniers étant de fidèles serviteurs de la bourgeoisie.

Mitterrand : un « socialiste » dévoué au capitalisme

C’est aujourd’hui l’anniversaire de l’arrivée de François Mitterrand au pouvoir en France. Classé à l’aile gauche du Parti Socialiste, il n’en a pas moins mené la même politique que les conservateurs.

Pendant vingt-trois années de pouvoir à droite et au centre, la population était astreinte à la surcharge de travail et aux bas salaires. Le pouvoir d’achat demeurait en forte dégringolade.

Face à cela, l’ensemble de la gauche réformiste fit sans cesse la promotion durant la campagne électorale de 1981, de celui qui faisait figure d’homme providentiel. Par plusieurs coups de pub, on nous promettait alors le changement par le simple glissement dans l’urne d’un bulletin avec le nom du candidat inscrit dessus.

Beaucoup attribuent le mérite de l’avancement de l’âge de la retraite à soixante ans et de la cinquième semaine de congés annuels à Mitterrand. Mais ces avancées sont surtout le fruit de manifestations des travailleurs, le gouvernement n’ayant fait que suivre.

Toujours est-il que pour rendre possibles les mesures sociales, il faut les financer en piochant dans les fortunes des nantis. Or l’exécutif en place prenait le chemin inverse en accordant de nombreux cadeaux aux grands patrons, comme par exemple la baisse de l’impôt sur les bénéfices des sociétés, ou des nationalisations accompagnées d’indemnités exorbitantes pour les propriétaires.

Cette utilisation de l’État comme vache à lait des capitalistes aura considérablement appauvrit les collectivités. Sous prétexte de combler les déficits, le président annoncera la « rigueur » moins de deux ans après son élection, avec à la clé des réformes immondes telles que la suppression de l’échelle mobile des salaires.

Bien loin de la légende du socialiste déterminé à combattre les dérives de la finance, Mitterrand aura été un fidèle serviteur de la bourgeoisie, qui aura d’ailleurs bénéficié de la complicité du PCF. Et ce n’est pas le fait que des représentants de la « vraie gauche », comme Mélenchon, continuent de rendre hommage à cette personne qui a glorifié la bourse, qui fera oublier son bilan catastrophique.

Cette expérience est une leçon nous apprenant qu’il ne peut y avoir aucun sauveur suprême, et qu’un « bon gouvernement de gauche » ne servira strictement à rien face à la dictature exercée par les milliardaires sur l’économie. Pour mettre fin à ce système d’exploitation d’êtres humains, les masses populaires ne peuvent compter que sur leurs luttes collectives.

Oui à la lutte contre les discriminations, mais ne pas remercier aveuglément n’importe quel tribun faisant mine de les combattre

C’est aujourd’hui l’anniversaire de la promulgation de la « loi Taubira » ouvrant entre autre le droit à l’adoption pour les couples de même sexe en France.

Conditionner l’adoption en fonction de ce que les candidats ont entre les jambes était une atteinte inacceptable aux principes des droits de l’Homme, principes prohibant les distinctions fondées sur le sexe. C’était aussi ridicule, car fondé sur la thèse selon laquelle l’enfant eût eu besoin d’un parent de chaque genre, mythe irrationnel qui ne tient pas compte du fait que l’instinct maternel n’existe pas chez l’humain.

On attribue le mérite de la levée de cet interdit moyenâgeuse au gouvernement d’Ayrault . C’est oublier que cette mesure est le fruit de longues luttes de citoyens pour le progressisme, l’exécutif en place n’ayant fait que suivre.

Il n’y a donc pas lieu à féliciter Taubira, qui n’a fait que son devoir de défense de la démocratie, car lever cet interdit était une chose normale, tant pour le bien des enfants en attente de foyers que pour les valeurs d’universalité. D’autant plus que la ministre qui a donné son nom à la réforme en question s’est montrée complice des politiques antisociales entraînant la précarité, qui elle-même engendre la montée de la haine envers l’égalité des droits.

Des guerriers qui le temps d’une commémoration font mine de rendre hommage à la paix, mais qui ne mettent pas fin à leurs saloperies

C’est aujourd’hui l’anniversaire de la date officielle de la fin de la Seconde Guerre Mondiale en Europe. C’est un jour où il est d’usage que des représentants politiques profitent de l’occasion pour se faire de la publicité gratuite.

Ce conflit monstrueux qui a perduré à l’échelle internationale fait état de plus d’une centaine de millions de morts. Et il est le fruit de l’attitude de dirigeants rivaux se disputant les postes de valets de la grande bourgeoisie, qui pour régler leurs comptes, se sont servis des travailleurs en leur vantant des idéologies réactionnaires et mortifères telles que le chauvinisme et la xénophobie.

Ces commémorations venant de chefs d’État qui utilisent leurs armées pour mener de nombreuses guerres relèvent d’une énorme hypocrisie. D’autant plus que les politiques prônées par ces tribuns engendrent la pauvreté, qui est elle-même quelque chose à cause de quoi les peuples sont dressés les uns contre les autres.

Un valet de la monarchie capitaliste auquel il faut ne pas se vouer

Suite au scrutin qui s’est tenu hier, Emmanuel Macron est élu président de la république française. Aux deux tours de l’élection, cet ancien ministre aura bénéficié des voix de gens ayant cru que voter en sa faveur était la seule chose qui pût faire barrage aux deux candidats réactionnaires qu’étaient Marine Le-Pen et François Fillon.

Mais la puanteur de l’idéologie ultra-nationaliste de madame Le-Pen ne remet pas en cause la nécessité de ne pas se réjouir de la victoire de monsieur Macron. Ce dernier veut amputer massivement les droits sociaux, laquelle amputation fera monter le chauvinisme que le Front National véhicule et auquel les tribuns ayant appelé à déposer dans l’urne un bulletin sur lequel soit inscrit le nom du candidat du mouvement « En Marche » osent prétendre s’opposer.

Sans véritables désobéissances civiles, nous ne pourrons guère ne pas morfler sous la gouvernance de cet ancien banquier d’affaires. De l’arrivée de celui-ci à la tête de l’État, les tribuns ayant prétendu qu’un « bon gouvernement de gauche » pût remplacer les grèves et autres luttes collectives (tribuns parmi lesquels figurent entre autres Hamon, Aubry, Mélenchon…) sont fautifs.

Combattre efficacement à la fois contre le fascisme réactionnaire et xénophobe de l’extrême droite et contre le capitalisme que les politiciens de gauche comme de droite gouvernant et/ou ayant gouverné promeuvent, fascisme et capitalisme qui mutuellement se causent, est nécessaire à toute amélioration des conditions de vie du peuple. Et ce combat ne sera possible ni sans que nous ayons conscience de l’inexistence de tout sauveur suprême ni sans les révoltes sociales et populaires ayant vocation à abolir frontalement et matériellement le fait que les richesses soient sous la propriété quasi-exclusive du grand patronat, lesquelles révoltes sont proscrites par bon nombre de charlatans de la classe politique, y compris par des gens classés à la gauche radicale.

Croire au mythe du sauveur suprême : une chose qu’il ne faut surtout pas

Des militants du mouvement intitulé « France Insoumise » font remarquer que si Benoit Hamon avait retiré sa candidature à la présidentielle et que ses voix s’étaient reportées sur le candidat Mélenchon, ce dernier serait qualifié pour le second tour sans que madame Le-Pen fût présente à ce dernier. Ces soutiens du fondateur du Parti de Gauche reprochent donc au candidat du Parti Socialiste ce non-retrait.

Monsieur Hamon n’est bien sûr pas défendable. Le fait qu’il ne regrette pas d’avoir été membre de gouvernements de François Hollande (lesquels gouvernements furent des équipes dont les bilans font état d’attaques au porte-monnaie des petites gens en faveur des chèques en blanc faits au grand patronat) et qu’il appelle depuis dimanche dernier à voter le 7 mai prochain en faveur d’Emmanuel Macron démontre que le projet de cet ancien ministre de l’éducation nationale n’est pas sans inconvénients qui soient rédhibitoires.

Il est certes nécessaire de s’opposer à Hamon. Mais il est impératif de ne s’opposer à lui que pour des raisons qui en soient des bonnes.

Supposons qu’Hamon n’ait pas concouru, que Mélenchon se soit qualifié pour le second tour face Macron, et que le fait que les électeurs de l’extrême droite et ceux de la droite traditionnelle refusent de voter pour le candidat du mouvement « En Marche » permette à ce cofondateur du Front de Gauche d’être élu. Qu’est-ce que ça changerait concrètement à la situation des travailleurs?

Le véritable pouvoir de décision est détenu, non pas par les chefs d’États, ni par les ministres, ni par quelque assemblée, mais par les actionnaires des grands groupes industriels et financiers, actionnaires qui sont non-élus.

La « révolution par les urnes » de laquelle le candidat de ce qui est appelé « France Insoumise » fait la promotion ne peut pas remplacer la révolution tout court, laquelle est, bien qu’absolument indispensable, proscrite par Mélenchon et par son équipe. Reprocher à monsieur Hamon d’être resté candidat constitue un détournement pitoyable conduisant vers de fausses pistes de luttes.

Deux tribuns qu’il ne faut pas soutenir

Sont qualifiés pour le second tour de l’élection présidentielle française de 2017, Marine Le-Pen et Emmanuel Macron.

1/ LE-PEN : UNE CANDIDATE PROFONDÉMENT RÉACTIONNAIRE

Madame Le-Pen appelle à la division des travailleurs, travailleurs qu’elle oppose afin de couvrir les intérêts de la haute bourgeoisie.

La présidente du Front National prône de bafouer la liberté de circulation des personnes (elle veut expulser de France bon nombre d’étrangers fuyant les guerres et la misère), elle préconise le déremboursement de l’avortement, promeut le fait que les opprimés se mettent mutuellement en concurrence et donc le fait qu’ils oublient de piocher dans les richesses du patronat…

2/ MACRON : QUELQU’UN DÉFENDANT LA FINANCE SPÉCULATRICE ET QUI RÉCLAME QUE LES PETITES GENS SE SERRENT LA CEINTURE

Monsieur Macron fait l’apologie de politiques purement antisociales. Il veut que des hausses de TVA et des économies réalisées via des démentellements de services publics financent de nouveaux crédits d’impôt en faveur des grands groupes.

Le candidat du mouvement « En Marche » œuvre pour la remise en cause d’acquis sociaux qui n’ont été obtenus qu’au moyen de combats populaires très éprouvants. Il est favorable à ce que les conditions de licenciement soient restreintes, à ce que les entreprises puissent baisser facilement les salaires malgré d’importants bénéfices, à ce que les taux de majorations obligatoires des heures supplémentaires soient réduits, et à d’autres injustices.

Cet ex-ministre n’est aucunement un rempart contre l’extrême droite. Bien au contraire, le projet de cet ancien banquier d’affaires fait monter la précarité, précarité qui elle-même engendre le fait que des citoyens déboussolés tombent dans les bras de partis nationalistes tels que le FN.

3/ DEUX PROJETS QUI SONT LA PESTE ET LE CHOLÉRA

Le 7 mai prochain, s’affronteront deux politiciens qui sont tous deux des valets de ce système consistant à faire passer les profits des milliardaires avant n’importe quoi d’autre. Tous deux prescrivent l’obéissance à la dictature qu’exercent les maîtres de l’industrie et de la finance sur le fonctionnement de l’économie.

Ni glisser dans l’urne un bulletin sur lequel il soit écrit le nom de Marine Le-Pen ni glisser un bulletin sur lequel il soit écrit le nom d’Emmanuel Macron ne sont nécessaires. Appeler à voter pour qui que ce soit parmi ces deux personnes-là est un mauvais coup porté à la justice sociale.

Ce qu’il faut impérativement, c’est attaquer le capitalisme de manière concrète, matériellement et de front. Les prolétaires doivent s’unir et lutter collectivement contre les oppressions, ils doivent faire disparaître le fait que les richesses soient placées sous la propriété quasi-exclusive des industriels riches à milliards.

Il n’existe aucun sauveur suprême. Les classes laborieuses doivent s’émanciper eux-mêmes, doivent mener grèves, manifestations, sabotages intelligents, réappropriations prolétariennes et autres actions de révolte.

Non aux bombardements en Syrie!

Suite à l’usage d’armes chimiques par le régime de Bachar El-Assad, l’armée des USA a effectué en Syrie des bombardements visant les soldats de ce dernier et causant des morts collatérales de civils. D’autres États, notamment celui saoudien et celui français, envisagent de faire de même.

Il est évident qu’il n’y a pas lieu à avoir une quelconque sympathie envers la dictature syrienne, laquelle réprime son peuple par le sang et bafoue les libertés fondamentales. Et que la bureaucratie russe relativise voire excuse les atrocités commises par le régime de Damas est purement scandaleux.

Néanmoins, ce fait ne justifie en rien les frappes militaires impérialistes qui mettent de l’huile sur le feu. Les crimes d’El-Assad ne sont qu’un prétexte pour qu’au profit des industriels milliardaires, les ressources pétrolières du Moyen-Orient soient pillées.

Ces interventions meurtrières menées entre autres par l’Occident, par l’Arabie Saoudite et par le Qatar, génèrent la misère dans le tiers-monde et favorisent le développement du terrorisme islamique. Quels que soient les prétextes utilisés, les bombardements doivent impérativement être refusés.

Thatcher : une oligarque au service de la bourgeoisie

Il y a quatre ans aujourd’hui, disparaissait la très conservatrice Margaret Thatcher, ancienne chef du gouvernement britannique.

Durant sa forte longévité au pouvoir, elle aura centré son action sur les cadeaux faits aux grands patrons et l’appauvrissement des classes populaires. Son bilan fait état de la montée des inégalités ainsi que de la précarité.

Ultime saloperie : la « poll tax », un impôt d’un montant qui ne tient pas compte du revenu. Cette mesure était tellement injuste qu’elle a suscité des réserves dans son propre camp.

Cet énième sale coup était la goutte d’eau qui aura fait déborder le vase. Face aux manifestations de travailleurs en colère excédés par la multiplication des sacrifices qu’on leur imposait, cette bureaucrate a été contrainte de démissionner.

Mais le départ de la « dame de fer » n’a aucunement suffi à mettre fin à l’austérité. En effet, tous ses successeurs, de gauche comme de droite, ont marché sur ses traces en menant le même type de politique.

En euros ou en francs, le capitalisme restera le capitalisme

En cette période électorale, des voix s’élèvent contre une certaine « crise de l’euro ». Face à cela, des mouvements de gauche comme de droite en appellent au rétablissement des monnaies nationales, au motif que la devise communautaire serait responsable de nos malheurs.

Il est vrai que les dirigeants de l’UE qui ont voté le passage à la monnaie unique ne l’ont fait que pour faciliter les affaires des multinationales.

Mais faire croire que les baisses de pouvoir d’achat auraient été moindres si on était resté au franc, c’est mentir effrontément. Le seul effet imputable spécifiquement à l’euro est d’avoir fait perdre des parts de marché à des entreprises françaises au profit de la concurrence étrangère, ce qui ne concerne en rien les travailleurs. N’oublions pas que toutes les firmes, quel que soit leur pays, appartiennent aux même personnes physiques, à savoir aux patrons milliardaires, et donc que les seuls agents économiques qu’une quelconque souveraineté monétaire nationale puisse protéger des industriels ne sont autres que les industriels eux-mêmes.

Peu importe que nos comptes soient libellés en francs ou en euros, cela n’atténuera pas les ravages provoqués par la dictature qu’exercent les capitalistes de toutes les régions sur l’économie. Combattre ce système d’exploitation d’êtres humains passe inévitablement par s’opposer non seulement à qui prône l’austérité au prétexte de sauver la monnaie européenne, mais aussi à qui nous trompe en exaltant un protectionnisme qui ne servira à rien d’autre qu’à couvrir la bourgeoisie bien de chez nous.

Guerre en Irak : des millions de morts au nom des profits patronaux

C’est aujourd’hui l’anniversaire de l’intervention militaire américaine en Irak, couramment appelée « deuxième guerre du Golfe », à laquelle ont participé plusieurs États d’Europe.

Officiellement, cette opération avait pour but de démocratiser le pays, et de combattre le terrorisme.

Officiellement seulement, car la réalité est bien différente. Les crimes menés par la bureaucratie locale n’étaient qu’un prétexte pour assurer la propriété des grands industriels occidentaux sur les ressources pétrolières présentes là-bas.

Bien loin des objectifs humanitaires affichés, les dirigeants des armées ont au contraire donné des ordres de bombardements. Des ravages qui ont fait des milliers de morts à ce jour.

Actuellement, les groupes militaires y sont toujours en activité, et le peuple irakien subi au moins autant d’oppressions que sous la dictature de Saddam Hussein.

De plus, cette intervention est menée sans l’autorisation de l’ONU, donc illégale. Et même si elle avait été licite aux yeux des législateurs du droit international, cela ne la rendrait pas acceptable.

Cette guerre coloniale, comme toutes les autres d’ailleurs, est une saloperie profondément dégueulasse.

Un politicien à plat ventre devant la démagogie pro-capitralisme

Robert Hue soutient, pour la présidentielle qui se tiendra le mois prochain, le candidat Emmanuel Macron. Le prétexte qu’utilise ce sénateur du Val-d’Oise est le danger que représente la montée des réactionnaires que sont Le-Pen et Fillon.

C’est un chantage profondément pitoyable, et quel que soit qui le fait, il est impératif de ne pas y céder. D’autant plus que le projet de Macron est une politique ayant pour conséquence inévitable la hausse de la précarité frappant les classes moyennes et populaires, précarité elle-même génératrice de la progression de la montée de la droite et de l’extrême droite.

Disons non à la peste, mais sans dire oui au choléra

Il y a cinquante-cinq ans jour pour jour, étaient signés les accords d’Évian. Ces dispositions faisaient suite à une longue guerre sanglante, et prévoyaient officiellement la fin de la tutelle de l’Algérie par l’État français.

Mais cette décolonisation n’était pas grand chose d’autre que des lettres gribouillées sur un parchemin. Dans les faits, l’oppression n’a pas été autant atténuée que l’on pourrait croire.

1/ UN COLONIALISME MALODORANT

Le système communément appelé « Françafrique  » a opprimé le peuple algérien pendant près d’un siècle et demi. L’armée de l’hexagone dirigeait alors le Maghreb d’une main de fer, réprimant les grèves et les « outrages au drapeau » par le sang.

Cette occupation a été l’une des principales causes du déclenchement des conflits entre populations et des boucheries qui s’en sont suivies.

On trouve encore actuellement des personnalités notables nous vantant les prétendus bienfaits de la colonisation, et réfutant le qualificatif de « guerre », concernant ces affrontements de masse. Cela démontre que les idées réactionnaires nostalgiques des empires européens restent à combattre.

2/ MAIS DERRIÈRE CE FLÉAUX, DES « RÉSISTANTS » DONT LES PROJETS NE SONT PAS MEILLEURS

Une fois les troupes françaises retirées d’Algérie, il fallait instaurer une nouvelle organisation sociale pour réhabiliter ce pays ravagé par ces longues années de guerre.

Les dirigeants du Front de Libération Nationale, parti indépendantiste, se présentaient alors comme les sauveurs suprêmes qui protégeraient le peuple tant des impérialismes occidentaux que des mouvements islamistes très puissants en Afrique. Mais le bilan du gouvernement de Ben-Bella sèmera des désillusions.

En plus de favoriser la pauvreté par des politiques anti-ouvrières, le FLN au pouvoir imposera une bureaucratie n’ayant rien à envier à celle des colons hexagonaux. Les emprisonnements pour opposition vis-à-vis du régime se multiplièrent.

Sans parler du chauvinisme qui habitait l’exécutif en place. Les représentants proclamés prônaient une démagogie nationaliste ainsi qu’une xénophobie appelant à la haine contre les travailleurs étrangers, notamment français et marocains, ce qui constitue une négation pitoyable de la lutte des classes.

3/ SEULE ALTERNATIVE : LA RÉVOLUTION COMMUNISTE

La colonisation est la conséquence inévitable de l’existence même du capitalisme. Beaucoup de gens ont tendance à oublier que le but commun de toutes ces annexions est la maximisation des profits des grands patrons.

Nul État indépendant ne peut donc servir à quoi que ce soit dans la défense des libertés des peuples.

Le droit d’ingérence que s’accordent les grandes puissances ne pourra pas être sérieusement combattu sans que disparaisse le système qui l’a engendré. Et face à ce système, les prolétaires du monde entier doivent s’unir et lutter collectivement pour l’instauration du seul modèle capable de pérenniser les valeurs démocratiques, à savoir le communisme.

Qui se ressemble s’assemble

François Bayrou renonce à présenter sa candidature à l’élection présidentielle française qui aura lieu dans un peu plus d’un mois, et s’allie à Emmanuel Macron.

Ce centriste politiquement proche de son idole Alain Juppé, et donc d’une partie de la droite, se rallie désormais à quelqu’un ayant été ministre d’un gouvernement appartenant à ce qu’on appelle « la gauche ». Cette décision du maire de Pau a apparemment surpris certaines personnes.

Pourtant, monsieur Macron fait l’apologie de politiques anti-ouvrières dignes de la droite et du centre. Il n’est donc nullement étonnant que monsieur Bayrou soutienne cet ancien banquier d’affaire.

Après tout, les positions pro-exploitation du candidat du mouvement « En Marche » vont parfaitement de pair avec le fait que son nouvel allié ait eu le culot de légitimer les régressions de droits sociaux via son célèbre raisonnement fallacieux de la supériorité du poids du livre code du travail français sur celui du code suisse.

Des combats toujours d’actualité

À l’occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes, des manifestations font entendre leurs voix.

En ce XXIème siècle, des principes moyenâgeux continuent d’avoir raison des libertés et des luttes contre les discriminations. Subsistent les mariage forcés, les mutilations, l’obligation du port du voile…

Contrairement à ce que certaines personnes voudraient nous faire croire, le sexisme n’épargne pas l’Occident.

On voit se développer dans les systèmes scolaires américains, mais aussi dans ceux européens, des classes voire des écoles non-mixtes, ce qui constitue une reculade flagrante face à la lutte contre ce qui remettrait en cause l’égalité.

Les salaires des travailleuses restent fortement inférieurs à ceux des travailleurs mâles, eux-mêmes sous-payés.

Sans parler du droit à disposer de son corps. Dans certains États d’Europe, l’avortement reste illégal, et c’est dans des pays comme la France que des centres d’IVG ferment les uns après les autres.

L’égalité est donc encore très loin d’être acquise. Utilisé par le grand patronat pour pousser au maximum l’exploitation, le sexisme reste à combattre.

Staline : un dictateur agent du capitalisme

C’est aujourd’hui l’anniversaire de la mort de Staline, dirigeant de l’URSS de 1924 à sa mort en 1953.

Encore qualifié de socialiste par certains, cet homme politique n’en a pas moins remis en cause des acquis de la révolution comme le droit à l’avortement. Son bilan à la tête de l’État est digne du tsarisme : camps de travail forcé, absence totale de libertés d’expression, famines imposées aux paysans au profit des classes privilégiées, ou encore la censure de la presse.

Il n’a pas hésité à piétiner les valeurs marxistes, notamment par sa théorie utopique du « socialisme dans un seul pays ». Cette exaltation du nationalisme était un reniement de la solidarité mondiale des travailleurs, et du pain béni pour les classes dirigeantes qui ont profité de la division du prolétariat pour s’engraisser.

Le régime de cet oligarque réactionnaire n’aura jamais représenté en quoi que ce soit l’idéologie communiste. Il a au contraire fossoyé les valeurs d’émancipation, en imposant aux peuples une dictature ultra-bureaucratique qui loin d’avoir combattu ce système d’exploitation d’êtres humains, l’aura à l’inverse considérablement renforcé.

Les faux débats : une arme déployée par les protecteurs du capitalisme

Il y a un quart de siècle jour pour jour, était signé le Traité de Maastricht, traité à l’origine de l’Union Européenne, et cet anniversaire est l’occasion pour diverses mouvements et personnalités politiques de faire entendre leur voix et leurs affirmations au sujet de cet espace communautaire. Tandis que certaines personnes nous en vante les mérites, le font passer pour quelque chose devant être à tout prix défendu, d’autres gens le pointe à l’inverse comme la cause des maux.

Le fait est que les pouvoirs n’appartiennent ni aux États-nations ni aux commissions supranationales siégeant à Bruxelles, mais aux actionnaires des grands groupes industriels et financiers sans frontières. Autrement dit, qu’il y ait plus d’Europe, moins d’Europe, ou ni plus ni moins, ne changera strictement rien à l’exploitation génératrices de précarité.

Faire l’exaltation du « oui » à ce traité et faire à l’inverse l’exaltation du « non » furent les deux phases d’une même pièce, laquelle constituait à entraîner les citoyens vers de fausses pistes et à nier au moins par omission que la propriété quasi-exclusive des patrons milliardaires sur les moyens de production requît que les travailleurs fussent contraints de suer à la tâche sans gagner de quoi vivre décemment.

Symétriquement, les actuelles querelles entre les pro-UE et les anti-UE sont elles aussi ineptes. Il s’agit d’un faux débat opposant des larbins se disputant à coup de vente d’illusions et de démagogie les voix des électeurs sans remettre en cause leur servitude vis-à-vis des portefeuilles de la bourgeoise.

Les petites gens forcées de se serrer la ceinture n’ont nul intérêt à prendre parti dans l’antagonisme entre souverainisme nationaliste et fédéralisme. Ce qu’il faut, c’est que les prolétaires d’Europe mais également du monde entier s’unissent afin de mener des luttes collectives qui soient destinées à attaquer frontalement la dictature qu’exercent les propriétaires des grosses entreprises capitalistes.

Un faux remède proposé par un marchand d’illusions

Face aux conditions de travail inhumaines imposées dans les usines de Chine, Jean-Luc Mélenchon n’a quasiment rien trouvé de mieux que de suggérer une mesure consistant à taxer l’acier fabriqué dans ce pays et vendu dans le territoire de l’Union Européenne puis recourir à l’argent ainsi collecté pour la baisse des impôts sur le chiffre d’affaires des entreprises implantées en France.

En l’état actuel du système en place, les entreprises, quelle que soit la région du monde dans laquelle elles sont installées, sont toutes sous la propriété des mêmes personnes physiques, à savoir des grands spéculateurs milliardaires, spéculateurs qui ne constituent pas plus d’un pour mille de la population. Autrement dit, les seules personnes que le protectionnisme voulu et vanté par ce cofondateur du Parti de Gauche puisse protéger de la concurrence des industriels ne sont nul autre les industriels eux-mêmes.

Ce « patriotisme économique » ne changera quoi que ce soit ni aux pratiques esclavagistes des ateliers implantés en Asie ni au fait qu’énormément de Français soient sans emploi permettant d’avoir un pouvoir d’achat qui soit correct. D’autant plus que l’hexagone manque d’emplois, mais contrairement à ce qu’affirment celles et ceux faisant de la « réindustrialisation » un cheval de bataille, ne manque absolument pas de de travail.

La misère pourra être combattu, non pas au moyen de barrières douanières, mais à celui d’une véritable union des prolétaires de tous les pays du globe qui soit organisée dans le but de lutter contre la propriété exclusive du grand patronat sur les richesses. Or, monsieur Mélenchon proscrit les révoltes collectives attaquant frontalement le capitalisme, révoltes que ce fan de François Mitterrand prétend à tord pouvoir être remplacées par le simple glissement d’un bulletin dans une urne, par un « bon gouvernement de gauche » et par une « sixième république ».

Une partie de la gauche radicale qui fait la cour aux islamistes : une trahison inacceptable

Entre le fait que Trump impose un ignoble décret interdisant aux musulmans d’Irak et à ceux de Syrie d’entrer dans le territoire des USA, l’inquiétante montée électorale de Marine Le-Pen, l’attitude du gouvernement israélien et la popularité de mouvances politiques et de personnalités musulmanophobes (notamment du Bloc Identitaire, de Riposte Laïque, de la militante Christine Tasin via son association nommée « Résistance Républicaine », d’Éric Zemmour, de Nadine Morano, d’Alain Finkielkraut, du maire Robert Ménard…), la marginalisation des adeptes de la religion de Mahomet a bon dos.

En réponse, plusieurs dirigeants de partis classés à la gauche de la gauche montent au créneau pour dénoncer « l’islamophobie ». Dans certains cas, cela est fait aux côtés entre autres du Parti des Indigènes de la République et de l’Union des Organisations Islamiques de France, groupes connus notamment pour soutien au Hamas et actions en justice pour cause de blasphème.

On notera que l’islamophobie n’est que la simple peur ou critique d’une religion, ce qui relève de la liberté de conscience. Cela n’a donc strictement rien à voir avec la haine envers les musulmans, de même que la christianophobie n’est pas la haine envers les chrétiens, que la judéophobie n’est pas la haine envers les croyants judaïques, que la bouddhismophobie n’est pas la haine envers les bouddhistes, que l’hindouismophobie n’est pas la haine envers les hindous…

Mais outre l’usage de mauvais termes, c’est le type d’alliance qui est grave. En effet, tout militant censé défendre les valeurs marxistes est tenu de ne défiler aux côtés ni de Tariq Ramadan ni du moindre mouvement réactionnaire anti-laïc.

Il est naturel que les intégristes partisans de l’islam politique fassent passer leur idéologie comme un moyen de faire barrage à la musulmanophobie de l’extrême droite européenne. Cela leur permet d’user d’un relativisme culturel totalement inepte pour discréditer tout défenseur de la laïcité en le cataloguant de raciste simplement en raison de son opposition à l’obscurantisme islamique.

Par contre, que les pro-Charia bénéficient du soutien d’activistes de la gauche radicale fait amplement mériter à ces derniers un gros blâme. On ne peut pas, au nom de l’opposition à des saloperies, en légitimer d’autres.

Le racisme anti-musulmans favorise la montée de l’islamisme, et l’islamisme favorise la montée du racisme anti-musulmans. Pour combattre à la fois l’une et l’autre de ces doctrines, il est indispensable de promouvoir haut et fort les valeurs universelles d’antinationalisme et de laïcité, valeurs universelles avec lesquelles jamais aucun communautarisme ne pourra être compatible.

La démagogie : un bon outil pour défendre les profits patronaux

Marine Le-Pen fait mine d’avoir un programme prévoyant la hausse du pouvoir d’achat des salariés qui n’ont pas de revenu supérieur à cent cinquante pour cent du SMIC français actuel.

Mais il est hors de question pour cette candidate à la présidentielle de faire payer les grands patrons milliardaires. La leader du Front National prône de s’en remettre à une réforme consistant à réduire les cotisations sociales puis à financer cette réduction par la hausse des taxes sur l’achat par les consommateurs finaux des produits importés.

Autrement dit, la majoration des salaires nets sera annulée par l’augmentation des prix TTC. La loi inutile proposée par madame Le-Pen ne remplacera donc pas la nécessaire remise en cause de la protection des portefeuilles des maîtres de l’économie.

Des politiciens qui ne sont écologistes que quand il s’agit de taxer les petites gens pour subventionner les capitalistes

Sous prétexte de lutte contre la très forte pollution frappant la région francilienne, est mis en place dans le centre-ville de Paris par la mairie, avec la complicité du gouvernement, le fameux dispositif appelé « circulation alternée », lequel consiste à infliger des contraventions aux automobilistes circulant avec un véhicule qui soit immatriculé de la catégorie prohibée de numéros.

Mais à cause du fait que l’offre de transports publics soit en deçà de ce qui est nécessaire, les gens n’ont guère d’autres choix que d’user de leurs voitures ultra-polluantes.

Plutôt que d’imposer cette mesure liberticide et injuste, il serait plus judicieux de développer massivement les transports en commun tout en réduisant les prix des tickets. Il faut par ailleurs que le temps de travail diminue fortement sans perte de salaires, diminution du temps de travail sans laquelle l’indispensable baisse des déplacements ne sera pas possible.

Ce que je prône requiert bien évidemment une chute des sacro-saints profits des milliardaires. Et il n’y a pas lieu à s’attendre à ce que madame Hidalgo ou les membres de l’exécutif renient leur servitude vis-à-vis du grand patronat sans que le peuple se révolte collectivement.

Présidence de Chávez : quelques avancées sociales, mais pas de rupture avec le capitalisme

Il y a dix-huit ans jour pour jour, Hugo Chávez arrivait officiellement à la tête de l’État vénézuélien. Ce militant bolivarien est considéré comme un exemple à suivre par bon nombre de mouvements de gauche à travers le monde.

La fin du XXème siècle a été marquée par le recul de l’extrême pauvreté dans ce pays jusque-là ravagé par l’austérité radicale imposée par le président Caldera.

Mais il ne faut pas perdre de vue le fait que ces bons résultats soient le fruit de révoltes ouvrières qui s’étaient multipliées à cette période. Attribuer le mérite au gouvernement est donc un mauvais raisonnement.

Le Venezuela a par ailleurs été aidé par ses sols pétroliers. Et cet atout n’existait pas non plus grâce au président.

Chávez était un réformiste. Il était plus inspiré par l’utopie keynésienne selon laquelle on eût pu contrecarrer les méfaits du système capitaliste en ne s’en remettant qu’à une simple intervention de l’État-providence, que par l’abolition totale de la dictature qu’exercent les grands patrons sur l’économie.

Il avait de plus une conception bien à lui de la liberté d’expression, son régime recourant régulièrement à la censure de la presse. Sans parler de sa proximité avec des dictateurs tels que Kadhafi, Castro, et Ahmadinejad.

Perçu comme un symbole du socialisme, Chávez n’en fut pas pour autant un communiste révolutionnaire. Le salut des travailleurs ne viendra jamais d’un quelconque « bon gouvernement de gauche », ni de celui en place au Venezuela, ni d’aucun autre, mais par des luttes qu’ils devront mener eux-mêmes et collectivement.

Révélations gênantes pour l’industrie du carné : quelque chose que les lois au service du capitalisme traitent comme un délit

Des intrusions illégales de militants des droits des animaux ont permis de mettre en lumière le traitement effroyable infligé au bétail, les mutilations sans véritable anesthésie, le fait que les êtres destinés à la boucherie fussent serrés comme des sardines là où ils étaient enfermés… Les activités pointées opprimèrent également les salariés humains, via les cadences infernales du travail à la chaîne.

Qu’au nom de la maximisation des profits des milliardaires les bovins, poules, poussins, cochons et coqs subissent des tortures dans des camps de concentration est inadmissible. Et qu’en prime les lanceurs d’alerte soient judiciairement inquiétés et encourent de lourdes sanctions pécuniaires constitue une circonstance aggravant les crimes commis par l’élevage industrielle.

Dirigeant d’entreprise et dirigeant d’État : la même logique pro-capitalisme

Aux multinationales investissant sur le territoire des USA, Donald Trump envisage d’accorder des crédits d’impôt. Ces derniers seront financés aux frais de petites gens via des baisses d’aides sociales sur les frais de santé.

Ce politicien menait, quand il pilotait des entreprises immobilières, une gestion consistant à engraisser les portefeuilles des spéculateurs milliardaires au détriment du pouvoir d’achat du reste de la population. Maintenant que monsieur Trump est devenu président, il démontre par cette sale réforme qu’il demeure fidèle à la logique qu’il suivait au cours de sa précédente carrière.

Pollution due à l’usage immodéré de l’énergie nucléaire : quelque chose que les gens du peuple n’ont pas à payer à la place des industriels

Le groupe Électricité De France utilise l’urgence écologique que constitue la fermeture de la centrale nucléaire située à Fessenheim comme prétexte pour licencier des gens et faire diverses suppressions d’emplois. Parmi les salariés dont la place sera maintenue, plusieurs seront contraints quitter contre leur gré leur région.

Ce à cause de quoi le désastre environnemental est si grand est la course à l’engraissement des profits de l’entreprise EDF. C’est donc cette dernière, et non pas les travailleurs, qui doit supporter la hausse de coûts induite par le nécessaire arrêt des activités de cette centrale alsacienne.

La « loi sur les trente-cinq heures » : entre fausses avancées et vraies reculades

Il y a dix-sept ans jour pour jour, devenait obligatoire le passage aux trente-cinq heures hebdomadaires comme durée de travail de base. Le taux horaire en était donc officiellement augmenté.

Cette réforme sert de prétexte pour redorer l’image du gouvernement de Jospin. Certaines personnes voudraient nous faire oublier que cette équipe a mené comme les autres une politique globalement pro-patronale et anti-ouvrière.

1/ UNE LOI EN TROMPE-L’ŒIL

Parler d’une « mesure des trente-cinq heures » relève d’une ambiguïté qui entretien la confusion entre l’idée de réduction du temps de travail et le texte mis en place par l’exécutif. C’est oublier que la loi Aubry comporte un piège qui n’est pas des moindres : elle incluait une baisse des cotisations sociales patronales qui a du être financée par des démantèlements de services publics ainsi que par diverses taxes payables par les membres des classes populaires.

Autrement dit : compte tenu de la contrepartie accordée aux patrons, les salariés ayant continué à travailler trente-neuf heures par semaine sont restés, malgré la majoration des heures supplémentaires, sans pouvoir d’achat supérieur à celui qu’ils avaient avant la ratification de la loi. Une réformette dont les composantes s’annulent qui n’était là que pour faire croire que les gens qui gouvernaient étaient socialistes.

2/ UNE OPPOSITION TRÈS SÉLECTIVE

Actuellement, des voix s’élèvent à gauche comme à droite pour réclamer la remise en cause des trente-cinq heures. Ces tribuns voudraient faire travailler davantage les salariés sans que ces derniers soient payés plus.

Mais ces tribuns-là ne vont pas dénoncer la partie de la loi favorable aux milliardaires, celle portant sur les baisses de charges. On les entend au contraire prôner toujours plus de cadeaux aux maîtres de l’économie.

3/ SEULE ALTERNATIVE : LA RÉVOLUTION COMMUNISTE

Face au chômage et à la baisse de pouvoir d’achat, les réformes factices telles que la loi Aubry sont totalement inefficaces. Ce qui s’impose, c’est la répartition du travail entre toutes et tous sans perte de revenus.

Mais ce type de mesure ne viendra pas d’un quelconque « bon gouvernement de gauche ». Les travailleurs doivent lutter collectivement afin d’exproprier sans indemnités la bourgeoisie des richesses qu’elle a mal acquises.

Nul sauveur suprême, fût-il de gauche

Manuel Valls et Benoît Hamon seront les deux finalistes de la primaire du Parti Socialiste. S’affronteront donc deux candidats à priori idéologiquement antagonistes, mais qui ont pour point commun notable de conditionner toute mesure au consentement absolu des grands groupes dominant l’économie et à la non-baisse des sacro-saints profits des patrons milliardaires.

Or, que les ressources ne soient nullement infinies fait qu’il est matériellement impossible que le pouvoir d’achat des classes moyennes et plus pauvres augmente sans réduction des marges des grandes entreprises. La défense de la « compétitivité » des firmes capitalistes (défense que Valls et Hamon considèrent tous deux ne pas être négociable) est donc totalement incompatible avec toute mesure sociale.

Plus largement, il faut ne se laisser berné par personne parmi les tribuns de la gauche selon lesquels un « bon gouvernement » pourrait remplacer les vraies révoltes prolétariennes, qu’il s’agisse d’Hollande, de Macron, de Jadot, de Montebourg, de Peillon, de Bové, de Duflot, de Mélenchon ou de quelque autre marchand d’illusions.

Qu’il soit impératif de ne jamais soutenir les deux grands candidats réactionnaires que sont Le-Pen et Fillon est utilisé comme prétexte pour appeler les citoyens à se ranger du côté d’au moins l’une des gauches qui nous font le même coup que celui ayant été fait via la promotion, durant la campagne pour l’élection présidentielle de 1981, de François Mitterrand. Il est indispensable de ne pas céder à ce chantage.

Quel que soit qui siégera à l’Élysée, à Matignon et dans les assemblées, l’atténuation des oppressions sera impossible sans luttes collectives attaquant frontalement la dictature exercée par les maîtres de l’industrie et de la finance.

Légalisation de l’avortement : des droits encore loin d’être acquis

C’est aujourd’hui l’anniversaire de la promulgation de la loi autorisant l’avortement en France. Cette réforme abolissait des mesures de pénalisation qui prévoyaient des peines d’emprisonnement et de fortes amendes.

Pour une république qui prétend promouvoir les libertés, reconnaître le droit des personnes à disposer de leur propre corps était la moindre des choses.

Une croyance populaire attribue le mérite de cette avancée à Simone Veil. Mais la décriminalisation de l’interruption volontaire de grossesse n’a en réalité été rendue possible que grâce à de longues et fortes manifestations des masses populaires revendiquant l’égalité entre les femmes et les hommes, le gouvernement n’ayant fait que suivre.

D’ailleurs, loin d’avoir défendu un féminisme progressiste, la ministre de la santé aura au contraire pris soin d’imposer de fortes restrictions à la loi qui porte son nom. La réforme écartait entre autres tout remboursement de l’intervention.

De nos jours, on assiste à une hausse de la côte de popularité de mouvements réactionnaires déterminés à remettre en cause cet acquis démocratique. Et ce droit élémentaire si durement conquis est par ailleurs menacé par la multiplication des fermetures de centres d’IVG.

Un pompier pyromane

Manuel Valls prétend que le fait que lors de la révélation de l’usage d’armes chimiques par l’armée de Bachar El-Assad le président Hollande n’ait pas été soutenu dans son projet d’intervention militaire en Syrie est cause du fait que les bombardements meurtriers commis par le régime officiel de Damas avec la complicité de la bureaucratie de Poutine aient été et continue d’être matériellement possibles.

Si les frappes défendues il y a quelques années par le gouvernement français d’alors avaient pu être menées, elles auraient peut-être fait tomber l’horrible dictature d’El-Assad, mais auraient tout compensé en causant au moins autant de ravages que ceux engendrés par le dirigeant syrien. Il est donc absurde et profondément cynique de raconter qu’il fallait être favorable à ce que les troupes françaises ou quelque autre bombardassent le Moyen-Orient.

Monsieur Valls cherche manifestement à dissimuler le fait que les guerres sanglantes perdurent à cause du fait que pour multiplier les cadeaux financiers en faveur des industriels milliardaires, on condamne les peuples à la pauvreté en leur arrachant les ressources, pauvreté qui est intrinsèquement génératrice de chaos.

Et à la liste des exploits de cet ancien premier ministre, je peux citer son approbation à la vente à prix d’or d’armement à des États de droit coranique soutenant logistiquement des milices djihadistes, lesquels États incluent entre autres le Qatar, l’Arabie Saoudite, l’Iran, et la Turquie. De telles transactions furent un excellent moyen pour prêter main forte au terrorisme et pour favoriser l’enfermement des populations dans la misère.

Ariel Sharon : faux protecteur du peuple d’Israël, véritable meurtrier

C’est aujourd’hui l’anniversaire de la mort de l’ancien premier ministre israélien Ariel Sharon.

Celui-ci avait mené plusieurs répressions militaires à des fins coloniales contre les classes populaires palestiniennes. Il a œuvré pour le maintien des camps d’internement dans la bande de Gaza.

Loin d’avoir combattu l’antisémitisme, il a également opprimé son propre peuple par une théocratie liberticide et par des mesures antisociales.

Il est incontestable que Sharon nous a quittés avec du sang sur les mains. Et il est normal qu’à son décès, l’ensemble des chefs d’État du monde lui aient rendu hommage, car ces derniers mènent des guerres impérialistes dignes de lui.

Des révoltes trahies par leurs imperfections

C’est aujourd’hui l’anniversaire de l’arrivée de Manuel Urrutia-Lleó à la tête de l’État cubain, le 2 janvier 1959.

Cette date marque la fin de la révolution contre le régime de Fulgencio Batista, serviteur de l’impérialisme nord-américain.

1/ DES RÉVOLTES CONTRE UNE OLIGARCHIE MALODORANTE

Le président Batista s’est maintenu au pouvoir pendant sept années consécutives. Son bilan fait état de l’aggravation de la pauvreté.

Le ras-le-bol de la population l’aura incitée aux luttes contre ces oppressions.

2/ MAIS DERRIÈRE, L’ABSENCE DE VÉRITABLES PERSPECTIVES RÉVOLUTIONNAIRES

Une fois le régime renversé, le prolétariat ne remportait qu’une bataille parmi tant d’autres. Il restait donc bien d’autres luttes à mener pour son émancipation.

Celui qui s’est imposé à la tête de ces mouvements de contestation, un certain Fidel Castro, avait, une fois nommé chef du gouvernement par Urrutia-Lleó, appelé les travailleurs à cesser les grèves. La principale erreur des révolutionnaires avait été d’obéir à cette consigne.

Au lieu d’encourager à la poursuite des révoltes, le nouveau régime a préféré l’instauration d’une bureaucratie qui aura transformé la révolution en simple coup d’État, reproduisant ainsi les mêmes erreurs que l’URSS.

3/ LE NATIONALISME : UN POISON QUI COUTERA CHER AUX TRAVAILLEURS

Le communisme ne peut se faire qu’à l’échelle mondiale. Il implique donc l’union des travailleurs de toutes les régions.

Or, la révolution s’est restreinte à un tout petit pays. L’isolement a été une cause de son échec.

Castro récusait lui-même être communiste. Et ce fut tout ce qu’il y a de plus normal pour ce dirigeant chauvin qui ne cessera d’exalter son « patriotisme », reniant ainsi les principes de solidarité internationale des opprimés.

Le « père de la révolution » respectera une logique xénophobe refusant la coopération avec les classes populaires des USA. Une telle démagogie est une négation de la lutte des classes.

4/ UN NOUVEAU MODÈLE IDENTIQUE À CELUI QU’IL PRÉTENDAIT ABOLIR

Entre les prisonniers politiques, la censure de la presse, les politiques anti-ouvrières, et l’absence de libertés, le régime castriste s’est montré tout aussi despotique que celui de Batista ou de n’importe quel autre tyran.

Cette dictature n’a jamais été socialiste ou communiste. Elle a au contraire trahi les idéaux émancipateurs qui constituaient l’esprit de la révolution.

D’horribles massacres menés au nom de la soif de pouvoir des castes dirigeantes

C’est aujourd’hui le trente-septième anniversaire de l’invasion de Kaboul par l’armée soviétique, marquant le début d’une guerre qui aura duré près d’une décennie. Ce conflit opposait le régime en place (soutenu par l’URSS) et les moudjahidines partisans de l’instauration de la Charia (soutenus par les USA, par le Pakistan et par l’Europe).

Ces puissances rivales auront pris le peuple afghan en otage pour défendre leurs ambitions impérialistes respectives. Elles sont donc toutes, d’un camps comme de l’autre, co-coupables des innombrables crimes qui ont été commis.

Ce conflit aura ravagé l’Afghanistan et fait plusieurs centaines de milliers de morts. Il aura été l’une des plus grosses saloperies de cette guerre froide engendrée par les bureaucrates nationalistes défendant leur bourgeoisie au détriment des classes populaires de tous les pays.

La contraception : un droit encore à défendre

C’est aujourd’hui l’anniversaire de l’adoption de la « loi Neuwirth », dépénalisant la contraception en France. Ce fut l’une des premières avancées dans le droit à disposer de son propre corps.

Par contre, le mérite de ce progrès ne revient ni au député qui a donner son nom à la mesure, ni à aucun autre dirigeant politique, mais aux mouvements de révolte de la rue, en particulier ceux pour l’égalité des sexes. Les parlementaires et le gouvernement n’ont quant à eux fait que suivre.

D’ailleurs, ces notables ont à l’inverse contribué à vider cette revendication de son contenu en prenant soin d’écarter le remboursement. La majorité des femmes restait donc privée de ce droit élémentaire.

De nos jours, de nombreux moyens de contraception restent exclus de la prise en charge par la Sécurité Sociale, et cet acquis est menacé par les fermetures d’établissements hospitaliers. Le combat pour les libertés est donc loin d’être obsolète.

Combattre le crime par l’école du crime : quelque chose qu’on voudrait nous faire gober

Jean-Christophe Cambadélis propose, soi-disant pour assurer la sécurité, le rétablissement du service militaire obligatoire. Arnaud Montebourg et d’autres personnalités politiques ont fait des déclarations similaires.

Prendre le problème du terrorisme à la source, par exemple en cessant cette folie consistant à construire de l’armement destiné à être vendu à prix d’or à des bureaucraties de droits coranique (notamment à la dictature saoudienne, à celle qatarie, à celle iranienne, à celle turque…), que nul ne peut ignorer soutenir les mouvements djihadistes, serait pourtant bien plus pertinent que cette conscription liberticide.

Mais que nos politiciens considèrent inacceptable toute mesure gênant les affaires des industriels milliardaires n’est un secret pour aucune personne qui ne soit pas démesurément naïve.

Un politicien se faisant passer pour un chevalier blanc luttant pour la démocratie, mais qui n’est pas sans refuser rien qui soit insoluble dans ledit but démocratique

Donald Trump a déclaré que quand il arriverait à la tête de l’État fédéral des USA, son gouvernement se battrait pour que la population de Cuba puisse accéder à la liberté.

Mais que compte faire concrètement ce futur président nord-américain? Il est catégoriquement défavorable à ce que les grandes compagnies industrielles et financières soient empêchées de coloniser l’île et à l’arrêt des répressions arbitraires par les bases militaires implantées à Guantánamo, alors que cette même colonisation et ces mêmes répressions sont incompatibles avec toute démocratisation.

On l’aura compris, pour lutter contre le fait que le peuple cubain soit encerclé entre autres par l’impérialisme des USA et par la dictature castriste, il ne faudra pas compter sur Trump, ni même d’ailleurs sur quelque autre tribun.

État religieux = totalitarisme

C’est aujourd’hui l’anniversaire de l’arrivée de Rouhollah Khomeini à la tête de l’Iran, marquant la mise en place du régime religieux actuellement en vigueur.

Ce modèle obscurantiste a été instauré par un mouvement bourgeois qui n’avait de « révolution » que le nom. S’ensuivirent les condamnations à mort pour blasphème, l’obligation du port du voile, et bien d’autres suppressions de libertés.

Le régime iranien est à la fois le plus clérical au monde et l’un des plus totalitaires. Cela démontre l’évidence du lien de causalité entre théocratie et dictature bureaucratique.

Un démagogue au service de l’arriération de la société

Dans le cadre de la lutte contre le sida et contre les autres maladies sexuellement transmissibles, Robert Ménard, via le propagande de la municipalité qu’il dirige, prétend que rendre les préservatifs plus accessibles serait inutile, et il incite à la fidélité conjugale, fidélité qu’il dit suffisante.

Cerise sur le gâteau : préférer que les gens soient contraints de restreindre leurs libertés au fait que les moyens de protections cessent d’être hors de prix est à la fois meilleurs pour les portefeuilles des industriels et davantage proche de toute société où l’adultère et la fornication soient prohibés. Or, nul n’ignore que le maire de Bézier est un défenseur des profits des maîtres de l’économie et quelqu’un faisant l’apologie d’idées réactionnaires.

Combattre efficacement le HIV requiert le droit de chaque personne à une sexualité épanouissante qui soit sécurisée. Il est donc impératif que les citoyens ne soient bernés par aucun concept moyenâgeux tel que ceux desquels monsieur Ménard et son équipe font l’apologie.

Un amendement censé éviter des effets pervers, et qui au bout du compte n’évite rien du tout

Alain Juppé, confronté au fait que sa proposition de remettre en cause le classement en heures supplémentaires du temps de travail excédant le seuil de trente-cinq heures hebdomadaires entraîne mécaniquement des baisses de salaires pour les employés bossant déjà au delà de la durée légale actuelle, fait mine d’éviter cet effet indésirable. Il propose en effet que tout perdant de la fin de la majoration soit indemnisé, non pas aux frais de l’employeur, mais via une baisse des cotisations sociales.

Sauf que pour financer ce manque à gagner, l’État devra, à moins de ne plus arroser le grand patronat de chèques en blanc et de reprendre les innombrables cadeaux qui ont déjà été accordés (mais dans ce cas, la réforme perdrait sa fonction initiale de réduire ce qu’on appelle « coût du travail »), frapper au porte-monnaie les petites gens, par des démantèlement de services publics et/ou par la hausse de divers impôts. Autrement dit, l’aide sera de facto annulée, et donc la perte de revenus du salarié demeurera bel et bien réelle.

Le maire de Bordeaux tient à se faire passer pour un défenseur du pouvoir d’achat des masses populaires, mais ne cesse pas d’être un fidèle serviteur des intérêts économiques des capitalistes. Et on peut en dire autant de l’ensemble des politiciens de gauche comme de droite.

Ce que Castro est pensé avoir été et ce qu’il fut réellement : deux choses à ne pas confondre

Fidel Castro, ancien chef de l’État cubain est mort avant-hier.

Cette personne est considérée par une grande partie de la gauche radicale comme un symbole de la révolution ayant eu lieu à l’aube de la seconde moitié du XXème siècle contre la dictature immonde de Fulgencio Batista, ainsi que comme un socialiste ayant lutté contre la violence économique exercée au profit des multinationales sur les classes populaires. Mais Castro a beau être dit révolutionnaire, il n’en est pas moins un réformiste qui une fois au pouvoir a appelé à cesser les grèves, lequel appel a causé le fait que le recul de la précarité eût été moins important qu’il eût eu pu et dû.

Quiconque veut que le système d’exploitation en place soit efficacement remplacée par une société qui soit porteuse de justice sociale a intérêt à n’omettre ni que l’ex-président de Cuba fit l’apologie de la non-rupture avec le capitalisme ni qu’il fut un dictateur à la tête d’une bureaucratie ayant piétiné et piétinant toujours les droits fondamentaux, piétinement que ni l’inacceptable impérialisme nord-américain ni rien d’autre ne peuvent excuser.

Le général De-Gaulle : un faux libérateur de peuples, mais un vrai serviteur de la bourgeoisie

Ce 9 novembre constitue l’anniversaire de la mort de Charles De-Gaulle. Que de nombreuses personnalités politiques viennent comme tous les ans lui rendre hommage sera à prévoir.

On nous présente ce général comme un héros libérateur. Mais après une lecture sérieuse de son CV, on peut s’apercevoir que la réalité est moins élogieuse.

1/ QUELQU’UN D’INSPIRÉ PAR LE CHAUVINISME

Il est coutume d’attribuer les mérites du renversement de la dictature pétainiste aux troupes dites « Alliés », dont De-Gaulle était l’un des leaders. On laisse alors de côté le fait que bien des révoltes contre le fascisme aient été menées par des groupes indépendants des nationalistes.

Celui qui était lieutenant pendant la Première Guerre Mondiale n’avait pas vu d’inconvénients à soutenir l’action du  général Pétain, alors que ce dernier cautionnait des crimes aussi sanglants que ceux que commettra le régime de Vichy.

Il ne faut pas oublier par ailleurs qu’en exaltant le nationalisme, De-Gaulle a envoyé un message de repli sur ses frontières qui a conduit les peuples vers des mauvaises pistes de luttes. Il est donc coresponsable des horreurs des deux guerres mondiales.

2/ L’APRÈS-GUERRE ET LE POUVOIR

Une fois son gouvernement provisoire en place, ce très conservateur mènera une politique en faveur des grands patrons. Il sera d’ailleurs aidé par la gauche qui cautionnera les mesures anti-ouvrières.

Il fera de même à partir de son retour à la tête de l’État, en 1958. À tel point qu’une décennie plus tard, des citoyens excédés par le piétinement des libertés descendront dans les rues, provoquant ainsi d’importantes révoltes.

3/ ET LE RACISME EN PRIME

Cet homme politique réactionnaire avait tenu des thèses très explicites concernant cet Europe qui serait un « peuple de race blanche ». Sa théorie sur la prétendue impossibilité d’intégration des Noirs, des Asiatiques, des Juifs et des Arabes, fut sans ambiguïté.

Dire qu’une limite maximale de présence de certaines ethnies devrait être mise en place est pourtant une atteinte flagrante au principe d’égalité qu’affirme promouvoir cette république.

4/ UN AGENT DU CAPITALISME

Loin de l’image de résistance au fascisme qui lui est accolée, le premier président de la 5ème République était un acteur de l’obscurantisme.

Qu’il ait fait mine par exemple de promouvoir l’amitié franco-allemande et la réconciliation entre les peuples ne fera pas oublier la germanophobie dont il a fait preuve en temps de guerre. Il ne peut pas être considéré comme un symbole de l’ouverture.

Ce chauvin est célébré à gauche comme à droite. Ça n’est pas surprenant, car tous ces tribuns au pouvoir appliquent ou ont appliqué à la lettre une valeur chère au général : le dévouement à la bourgeoisie.

Un symbole du nationalisme qui n’est pas tombé grâce à qui on croit

C’est aujourd’hui l’anniversaire de la chute du mur de Berlin, édifice de ségrégation, mais également symbole d’une très longue guerre. Guerre froide, nuancent certains pour minimiser, mais guerre quand même.

Ce conflit entre puissances rivales, les unes ouvertement pro-capitalisme et les autres dirigées par des partis qui n’avaient de socialistes ou de communistes que les noms, menaçait d’une entrée dans une troisième guerre mondiale, nucléaire cette fois, qui comme Einstein l’avait sous-entendu, aurait inévitablement causé la destruction de la société humaine.

La suppression de ces barbelés entravant à la liberté de circuler construits sur ordre des dirigeants de la RDA alliés de la bureaucratie soviétique n’a pas été rendue possible, contrairement à ce que dit la légende, grâce aux régimes américains et ouest-européens, mais aux soulèvements des populations.

Ces décennies de communautarisme extrême démontrent les dangers du poison nationaliste. Pour que cela ne se reproduise pas, les travailleurs doivent prendre conscience du fait que ce sont bien toutes les classes dirigeantes quel que soit leur pays qui sont responsables du déclenchement des guerres, et lutter pour l’éradication totale des frontières.

Promouvoir la paix en tuant des gens

L’association « Les Chiraquiens » réclame que soit décerné à Jacques Chirac le prix Nobel de la paix. Motif : l’opposition de cet ancien président à la crapuleuse guerre menée en Irak en 2003 entre autres par l’armée des USA et par celle du Royaume-Uni.

Monsieur Chirac s’est pourtant bien rattrapé quelques années plus tard via une intervention militaire française en Afghanistan n’étant guère moins néfaste que les actions des impérialismes anglo-saxons.

Que cette demande aboutisse serait gros, mais pas impossible. En effet, Barack Obama (par qui l’Afrique et le Moyen-Orient sont mis à feu et à sang tout autant que par Bush), Shimon Peres (qui n’est pas sans jamais avoir approuvé aucun bombardement effectué par l’État hébreux sur Gaza) et Yasser Arafat (qui était favorable à l’islam politique ainsi qu’à l’ostracisation des Juifs israéliens et prônait des actions terroristes), ont obtenu cette distinction.

Non à la peine de mort

C’est aujourd’hui la Journée Mondiale contre la Peine de Mort. L’occasion de dénoncer une barbarie moyenâgeuse encore en vigueur au XXIème siècle.

Actuellement, le nombre de pays l’ayant officiellement abolie est légèrement majoritaire dans le monde. Mais en raison de l’usage massif de ce type de sanction par des États très peuplés tels que l’Inde, la Chine, l’Arabie Saoudite, les USA et l’Iran, au moins deux tiers de l’humanité vivent dans une région où la peine capital est appliquée.

Et le fait que les États-Unis exécutent plus par rapport à leur population que la théocratie marocaine par rapport à la sienne montre que cet Occident tant vanté n’est pas aussi respectueux des libertés que l’on dit.

La peine de mort est une saloperie d’un autre temps totalement incompatible avec le respect des droits de l’Homme et de la démocratie. Ces assassinats légalisés rendent les systèmes judiciaires au moins autant meurtriers que les gens qu’ils envoient au peloton.

Che Guevara : un militant contre l’impérialisme nord-américain, mais sûrement pas un communiste

C’est aujourd’hui l’anniversaire de la mort d’Ernesto Guevara, allias Che, qui est considéré comme un acteur majeur de la révolution contre le régime de Fulgencio Batista et l’impérialisme nord-américain.

Ce militant est souvent décrit comme un symbole de la lutte contre les oppressions, et contre le racisme dont furent victimes les Amérindiens. Mais si ces dénonciations étaient justes, les perspectives que cette personne proposait restent floues.

1/ DES RÉVOLTES CONTRE UNE OLIGARCHIE MALODORANTE

La révolution cubaine a éclaté dans un contexte où les habitants de l’île s’étaient retrouvés fortement appauvris à cause des grands industriels. Ces derniers s’étaient approprié la plupart des ressources du pays.

Mais le peuple n’aura pas accepté éternellement cette situation qui l’obligeait à trimer pour faire la fortune de quelques profiteurs. C’est pour cela qu’il s’est soulevé pour crier sa colère.

2/ MAIS UNE RÉVOLUTION TRÈS IMPARFAITE

Le fonctionnement des révoltes était fortement hiérarchisé. Et à la direction des mouvements, se trouvait entre autre Guevara.

Pour le Che, il n’était pas question d’une véritable union des prolétaires contre ce que leur imposait la bourgeoisie. Il comptait plutôt sur un élitisme, écartant ainsi une grande partie des masses ouvrières des participations aux luttes.

3/ LE SOUTIEN À DES DICTATURES TOTALITAIRES

Fidel Castro misait sur une alliance avec la bureaucratie soviétique. Guevara critiquait cette optique, estimant à juste titre que les dirigeants de l’URSS prônaient un révisionnisme vis-à-vis des valeurs socialistes.

Mais à la place, ce chef de guérilla voulait d’un rapprochement avec le régime chinois, et présentait la dictature nord-coréenne comme un modèle à prendre en exemple. L’idéologie marxiste était pourtant trahie tout autant par Mao et par Kim Il-Sung que par Khrouchtchev.

Quand on prétend combattre l’exploitation de l’ensemble de la population par une minorité, ces États autoritaires imposant l’austérité et une surcharge de travail sont bien loin d’être les meilleures références.

4/ DES PROJETS POLITIQUEMENT CREUX

Le Che passe aux yeux de beaucoup pour un défenseur des pays pauvres colonisés. Mais il faut dire qu’il croyait en la possibilité d’instaurer un capitalisme sans impérialisme, ce qui est une utopie irréalisable.

L’attitude d’Ernesto Guevara aura été de dénoncer les pillages ayant ravagé Cuba, mais sans s’en prendre au modèle de propriété privée qui les a engendrés. Il aura cherché à atténuer les injustices et la précarité grandissante sans mener la lutte des classes, en vain.

Le seul moyen de libérer les peuples de l’emprise des colons milliardaires en dollars, est de renverser le système en place et de le remplacer par un mode de gestion dont ne voulait pas Guevara : le communisme.

Un réseau de transport qui est dit aller devenir moins chère, mais qui ne le sera que pour les capitalistes

Quand au milieu de l’année civile dernière, un « plan de restructuration » du réseau SNCF prévoyait le remplacement de trains par des bus, ledit plan était défendu au prétexte que soi-disant il permettrait que les prix à payer pour les usagers baissassent.

Mais les industriels vendant et/ou louant les autocars nécessaires à cet effet préfèrent profiter intégralement de l’aubaine et donc majorer les prix des prestations d’un montant au moins égal à la réduction des coûts de revient de la SNCF. Et comme cette dernière a cédé à cette exigence, il est finalement prévu que le projet de diminution de tarifs soit abandonné, abandon en raison duquel la somme que chaque voyageur doit débourser demeurera sans baisser du moindre centime.

En revanche, les vices de cette réforme (perte de confort, réduction de la durée des vacances à cause de la hausse du temps passé dans les transports, augmentation de la pollution due au fait que tout nombre assez grand de bus pour transporter tout le monde pollue plus qu’un seul train, sécurité moindre…) seront quant à eux bel et bien conservés.

Annexion du Tibet : entre colons oligarques et faux libérateurs

C’est aujourd’hui le soixante-sixième anniversaire du débarquement de l’armée chinoise à Chamdo, marquant le début d’une guerre qui allait durer plus d’un semestre. Celle-ci a abouti à l’annexion du Tibet.

Par cette intervention coloniale, la bureaucratie de Mao aura dépouillé les habitants de cette région tout en imposant l’austérité à son propre peuple, pour engraisser les castes dirigeantes. Elle appliquait donc à l’extrême ce capitalisme qu’elle osait prétendre combattre.

De nos jours, le régime chinois dirige toujours le Tibet d’une main de fer. Elle y neutralise la population en la privant de libertés et y réprime les protestations encore plus qu’elle ne le fait sur le reste de son territoire.

Mais si cet impérialisme est inacceptable, ce n’est absolument pas l’État religieux proposé par le dalaï-lama qui peut constituer une alternative. Malgré des thèses pacifistes de ce dernier avec lesquelles on ne peut pas être en désaccord, comme le refus des guerres ou l’opposition à la peine de mort, une théocratie est intrinsèquement vouée à être une dictature totalitaire.

Un exemple type de foutage de gueule

Le groupe Lactalis qualifie d’irresponsables les revendications d’artisans producteurs laitiers manifestant pour exiger que le prix payé par celui-ci pour l’achat à ces derniers du lait qu’ils produisent. Le prétexte de cette attaque est la prétendue impossibilité de mieux rémunérer les agriculteurs pour cause de baisse des cours due à la hausse de la production en Europe.

Pourtant, ce que les représentants de Lactalis appellent « réalité du marché », demeure bizarrement sans être transcrit dans les prix en vigueur dans les supermarchés et hypermarchés, lesquels prix, bien loin de baisser, augmentent au moins autant que le revenu moyen des travailleurs.

Frappes sur Hiroshima et Nagasaki : des actes de terrorisme d’État parmi les plus graves qui aient été accomplis

C’est aujourd’hui l’anniversaire du premier bombardement atomique de l’histoire de l’humanité, qui a fait plusieurs centaines de milliers de morts. De sales crimes d’État qui ont été commis les 6 et 9 août 1945.

On entend encore dire que le président Truman eût pris cette décision pour mettre fin à un conflit sanglant. Il aurait donc choisi d’empêcher la guerre de tuer d’avantage de personnes… et ce en tuant des gens. Plus c’est gros, plus ça passe.

Alors que les progrès techniques pourraient permettre aux populations de vivre mieux et plus longtemps, les grandes puissances les détournent de ce bon usage pour créer des machines à tuer toujours plus rapidement.

Des hommages hypocrites

C’est aujourd’hui le cent-deuxième anniversaire de la mort de l’ancien député Jean Jaurès, politiquement classé à gauche.

Jaurès n’était pas communiste. Il s’était imprégné de l’idée parfaitement utopique selon laquelle les réformes légales eussent pu donner au système de propriété privée un visage humain sans qu’il y eût besoin de renverser ce même système par des luttes collectives des travailleurs.

On peut par contre lui reconnaître un mérite : son opposition à la sale guerre qui allait faire plusieurs millions de morts pour les intérêts de la bourgeoisie. C’est pour cela qu’il a été assassiné par un militant d’extrême droite.

L’hommage qu’avait fait François Hollande l’année du centenaire de la Grande Guerre à cette personne ayant appelé au pacifisme était très hypocrite, dans la mesure où l’actuel chef de l’État français a mené, depuis qu’il est arrivé au pouvoir, plusieurs interventions militaires coloniales.

Une boucherie qui est la conséquence du nationalisme

C’est aujourd’hui l’anniversaire du début de la Première Guerre Mondiale, fixé au 28 juillet 1914. Cette date marque le commencement d’un conflit malodorant qui fera plus de dix millions de morts, et dont le but n’était autre que d’arranger les affaires des grands industriels, en particulier ceux de l’automobile et de l’armement.

Et le fait qu’en France et en Allemagne, des assemblées majoritairement à gauche eussent voté les crédits de guerres, rend ces opérations encore plus dégueulasses. Une trahison de la SFIO et du SPD que les prolétaires du monde entier paieront de leur sang.

La version officielle soutient que ce serait la Triplice qui aurait attaqué en premier et que la Triple-Entente n’aurait fait que se défendre par souci de protéger ses populations. Un fantasme ne correspondant pas à la réalité qui traduit une démagogie xénophobe, et qui n’a vocation qu’à dédouaner la bourgeoisie française.

Ce qui déclenche ce genre de crise, c’est ce chauvinisme qui divise les travailleurs et les appelle à une solidarité unilatérale envers les dirigeants de leur pays. Mais pour assurer le bien des peuples, la lutte à mener est celle des classes sociales, et certainement pas celle des nations.

Le nationalisme tue

C’est aujourd’hui le soixante-troisième anniversaire de la date officielle de la fin de la Guerre de Corée, déclenchée suite aux mésententes entre le régime du sud de la région et celui du nord. Un conflit qui a ravagé cette partie de l’Asie et fait plusieurs millions de morts.

Ces dictatures rivales se disputant les faveurs de la bourgeoisie auront sacrifié leurs peuples au nom de leurs querelles de politiciens et de leur soif de pouvoir. À la responsabilité des deux États coréens, s’ajoute celle des dirigeants américains, de ceux soviétiques, de ceux européens, de ceux chinois, et d’autres, qui par leurs forces militaires auront mis de l’huile sur le feu.

Pour que de telles boucheries ne se reproduisent plus, les travailleurs de Corée mais également du monde entier doivent renoncer à s’affronter, pour au contraire s’unir, oublier les frontières et lutter collectivement contre ce système d’exploitation intrinsèquement générateur de colonialisme et de guerres.

Des révoltes trahies par leurs imperfections

C’est aujourd’hui l’anniversaire de l’attaque de la caserne de Moncada, à Santiago-de-Cuba, du 26 juillet 1953.

Cette date est considérée comme le point de départ de la révolution contre le régime de Fulgencio Batista.

1/ DES RÉVOLTES CONTRE UNE OLIGARCHIE MALODORANTE

Le président Batista, serviteur de l’impérialisme nord-américain, s’est maintenu au pouvoir pendant sept années consécutives. Son bilan fait état de l’aggravation de la pauvreté.

Le ras-le-bol de la population l’aura incitée aux luttes contre ces oppressions.

2/ MAIS DERRIÈRE, L’ABSENCE DE VÉRITABLES PERSPECTIVES RÉVOLUTIONNAIRES

Une fois le régime renversé, le prolétariat ne remportait qu’une bataille parmi tant d’autres. Il restait donc bien d’autres luttes à mener pour son émancipation.

Celui qui s’est imposé à la tête de ces mouvements de contestation, un certain Fidel Castro, avait, une fois nommé chef du gouvernement par Urrutia-Lleó, appelé les travailleurs à cesser les grèves. La principale erreur des révolutionnaires avait été d’obéir à cette consigne.

Au lieu d’encourager à la poursuite des révoltes, le nouveau régime a préféré l’instauration d’une bureaucratie qui aura transformé la révolution en simple coup d’État, reproduisant ainsi les mêmes erreurs que l’URSS.

3/ LE NATIONALISME : UN POISON QUI COUTERA CHER AUX TRAVAILLEURS

Le communisme ne peut se faire qu’à l’échelle mondiale. Il implique donc l’union des travailleurs de toutes les régions.

Or, la révolution s’est restreinte à un tout petit pays. L’isolement a été une cause de son échec.

Castro récusait lui-même être communiste. Et ce fut tout ce qu’il y a de plus normal pour ce dirigeant chauvin qui ne cessera d’exalter son « patriotisme », reniant ainsi les principes de solidarité internationale des opprimés.

Le « père de la révolution » respectera une logique xénophobe refusant la coopération avec les classes populaires des USA. Une telle démagogie est une négation de la lutte des classes.

4/ UN NOUVEAU MODÈLE IDENTIQUE À CELUI QU’IL PRÉTENDAIT ABOLIR

Entre les prisonniers politiques, la censure de la presse, les politiques anti-ouvrières, et l’absence de libertés, le régime castriste s’est montré tout aussi despotique que celui de Batista ou de n’importe quel autre tyran.

Cette dictature n’a jamais été socialiste ou communiste. Elle a au contraire trahi les idéaux émancipateurs qui constituaient l’esprit de la révolution.

Pompiers pyromanes : quelque chose que sont nos dirigeants politiciens

Suite à l’attentat crapuleux commis à Nice dans la nuit de jeudi à vendredi derniers, le chef de l’État français et son premier ministre ont annoncé en réponse l’intensification des frappes militaires en Irak.

Tous ces bombardements, en plus de ne jamais affaiblir Daech sans que cette affaiblissement soit intégralement compensé par la montée en puissance d’aucune autre milice islamiste tout aussi terroriste, mettent de l’huile sur le feu en massacrant bon nombre de civils.

Les guerriers du gouvernement justifient les actions de leur armée par la lutte contre le djihadisme, mais défendent de facto ce dernier en lui fournissant le prétexte du combat contre l’impérialisme occidental.

La cocarde : une arme à désorienter les travailleurs

Le défilé annuel du 14 juillet a été une occasion pour l’armée française de montrer ses muscles.

Cette date correspond à une révolution qui avait à la fois des vertus (comme l’expression d’une volonté émancipatrice pour la population), et des mauvais points (comme l’exaltation du patriotisme sur lequel s’est appuyée la bourgeoisie pour écraser davantage les classes populaires). De cet héritage, les commémorations n’ont retenu que les mauvais points.

Mais la vérité est que ni les patrons ni les travailleurs n’ont de patrie, et que c’est la lutte des classes qui explique l’exploitation. Le seul moyen de donner vie aux valeurs de liberté et d’égalité qu’affirme promouvoir cette république est l’instauration de la société communiste.

Être dit très à gauche ne signifie pas ne pas être opportuniste

Bernie Sanders a récemment déclaré soutenir la candidate Hillary Clinton pour l’élection présidentielle de la fin de l’année, laquelle candidate défend ouvertement les politiques consistant à faire payer les petites gens pour financer les cadeaux en faveur du grand patronat. Ce soutien officialise le fait que les requins de la finance n’aient jamais eu aucune véritable bonne raison d’avoir peur de ce même monsieur Sanders, aussi anti-système eût-il été cru.

À noter que cet aplatissement ayant eu lieu en Amérique n’est pas sans homologues européens. L’Espagnol Pablo Iglesias-Turrión, le Grec Aléxis Tsípras, le Français Jean-Luc Mélenchon, les dirigeants du groupe politique allemand Die Linke, ou encore le Britannique Jeremy Corbyn, rejoignent ce sénateur du Vermont dans le club des politiciens classés à la gauche radicale qui prennent soin de n’être des opposants qu’à géométrie variables.

Un cléricalisme toujours à combattre

C’est aujourd’hui l’anniversaire du concordat français de 1801, réintroduisant les religions dans les pouvoirs politiques. Ce traité a été conclu entre Napoléon Bonaparte et le pape Pie VII dans le cadre du retour de la monarchie.

Ce dispositif a été officiellement supprimé par la loi de 1905. Mais par le jeux de multiples annexions, il reste en vigueur en Alsace et en Moselle.

1/ UNE ATTEINTE À LA LAÏCITÉ

Ce régime particulier finance les cultes aux frais des collectivités. Or, le principe de neutralité des forces publiques interdit catégoriquement ce type d’aide.

Sans parler du code local qui permet encore des peines d’amande et de prison pour blasphème.

2/ UN CAUTIONNEMENT DE DISCRIMINATION

Le concordat accorde un statut de fonctionnaire aux responsables religieux. Or, la fonction de prêtre dans les églises catholiques reste inaccessible aux femmes.

C’est donc une différentiation fondée sur le genre que l’État cautionne de facto, en contradiction avec les principes d’égalité.

3/ L’EXTENSION À L’ISLAM : UNE NOUVELLE DIVERSION

Comme le régime concordataire est réservé aux cultes chrétiens et à ceux judaïques, il entretien une discrimination vis-à-vis des croyants des autres religions. En réponse, des voix s’élèvent pour ouvrir ce statut, en particulier à la religion musulmane.

Il s’agit d’une mauvaise piste, tant sur la forme que sur le fond.

Sur la forme : si on suit ce raisonnement, on doit aussi étendre le concordat au bouddhisme, au taoïsme, à l’hindouisme, au confucianisme, à l’animisme, au bahaïsme, à la franc-maçonnerie, au shintoïsme, aux mythologies grecques, à celles romaines, à celles égyptiennes, et bientôt aux millions voire aux milliards de cultes qui peuvent exister. Une telle situation serait absolument ingérable et inepte.

Sur le fond : la laïcité n’implique pas de mettre les cultes dans le même sac en les subventionnant tous, mais de les mettre dans le même sac en n’en subventionnant aucun. Je ne vois pas en quoi le fait qu’en plus de caricaturer Jésus et Moïse, caricaturer Mahomet devienne également un délit, constituerait un progrès.

Les gens qui parlent d’étendre ce statut particulier à d’autres cultures sous prétexte d’équité tentent en fait de nous faire oublier que ce même statut est inégalitaire par essence, et qu’il ne sera jamais possible d’introduire quelle véritable justice que ce soit entre les croyances et entre les citoyens sans que soit supprimé purement et simplement le concordat alsacien.

4/ À BAS LE CONCORDAT

La participation de ce qui est religieux dans la vie politique est incompatible avec le respect des libertés. Un véritable progressisme ne peut se faire que dans le cadre d’une société laïque.

Il est inadmissible que dans une partie d’un pays qui se dit celui des droits de l’Homme, un système théocratique survive encore au XXIème siècle. Son abrogation est une urgence démocratique.

Révolution Française de 1789 : mérites et limites

C’est aujourd’hui l’anniversaire de la prise de la Bastille, symbole des mouvements de masses ayant abouti au renversement de l’Ancien Régime en France.

Bien que cette révolution fût très imparfaite, car imprégnée notamment du poison machiste et de celui nationaliste, elle traduisait tout de même le refus de cette monarchie ultra-élitaire qui avait étendu la pauvreté à l’ensemble de la population, sauf pour une infime minorité de cette dernière qui quant à elle s’était au contraire considérablement enrichie par le biais des privilèges dont elle avait bénéficié.

En parallèle, des tribuns combattaient le gouvernement royal, mais pour des raisons antagonistes à celles en rapport avec les valeurs de justice. Gagnant la confiance du peuple, ces gens-ci parvinrent à transformer la révolution en simple coup d’État, puis à instaurer une dictature sanglante, avec à la tête de celle-ci cet oligarque qu’était Robespierre.

De nos jours, les rois et les nobles ont été remplacés par les grands actionnaires, et les inégalités sont encore plus importantes qu’avant. Cela prouve que dans le cadre du capitalisme, les progrès démocratiques disparaissent au fur et à mesure que les révoltes s’estompent, et donc que les libertés ne pourront être définitivement acquises que quand les luttes auront atteint un objectif précis : l’abolition pure et simple de ce système de propriété privée et l’instauration de la société communiste.

Kim Il-Sung : assassin et fossoyeur du communisme

C’est aujourd’hui l’anniversaire du décès de Kim Il-Sung, fondateur en 1948 du régime nord-coréen actuellement en place. Cet homme politique était arrivé au pouvoir par la force quelques années après la fin de la Seconde Guerre Mondiale, avec le soutien matériel et financier de la bureaucratie soviétique.

Il est incontestable que son bilan à la tête du pays est tout ce qu’il y a de plus monstrueux. Les millions de morts en sont une illustration pertinente.

Ses successeurs s’inscriront dans sa continuité. De nos jours, le modèle de la Corée-du-Nord s’impose comme le champion mondial de la violation des droits de l’humain, avec les exécutions sommaires d’opposants, la censure, le culte de la personnalité, les famines, les programmes d’armement…

Cette dictature n’a jamais représenté en quoi que ce soit l’idéologie communiste. Elle a au contraire fortement opprimé son peuple en lui imposant le capitalisme sous sa forme la plus sauvage.

Brexit or not brexit, that isn’t the question

Suite au référendum organisé avant-hier au Royaume-Uni, ce pays sortira de l’Union Européenne.

Des voix s’exclament pour affirmer que ce départ sera cause d’une monstrueuse apocalypse. Celle-ci est censée, d’après ce qui est dit à propos d’elle, dérégler l’économie et bloquer les échanges commerciaux entre la Grande Bretagne et les pays restés membres de l’UE.

À l’inverse, d’autres gens prétendent que ce renforcement de la souveraineté administrative de cette monarchie du Commonwealth permettra à cette dernière de pouvoir mener une politique qui soit en faveur du pouvoir d’achat du peuple.

Sur la gestion de cette société intrinsèquement mondialisée, tout véritable pouvoir appartient exclusivement aux grands actionnaires riches à milliards. Et dès lors que ni l’État britannique ni l’Union Européenne ne peuvent rien faire contre le gré des maîtres de l’économie, que le premier dépendent ou non de la seconde ne risque guère d’avoir la moindre importance.

Ce faux débat entre partisans et pourfendeurs de ce qui est communément appelé « Brexit » est lancé par les politiciens dans le but de faire oublier que nulle résolution de la crise que la population subit ne sera possible sans l’abolition pure et simple de la dictature qu’exercent le grand patronat.

Le nationalisme tue

C’est aujourd’hui le soixante-sixième anniversaire du début de la Guerre de Corée, déclenchée suite aux mésententes entre le régime du sud de la région et celui du nord. Un conflit qui a ravagé cette partie de l’Asie et fait plusieurs millions de morts.

Ces dictatures rivales se disputant les faveurs de la bourgeoisie auront sacrifié leurs peuples au nom de leurs querelles de politiciens et de leur soif de pouvoir. À la responsabilité des deux États coréens, s’ajoute celle des dirigeants américains, de ceux soviétiques, de ceux européens, de ceux chinois, et d’autres, qui par leurs forces militaires auront mis de l’huile sur le feu.

Pour que de telles boucheries ne se reproduisent plus, les travailleurs de Corée mais également du monde entier doivent renoncer à s’affronter, pour au contraire s’unir, oublier les frontières et lutter collectivement contre ce système d’exploitation intrinsèquement générateur de colonialisme et de guerres.

Un valet des capitalistes qui n’a rien à envier aux nostalgiques de l’Ancien Régime

L’hebdomadaire satirique Le Canard Enchaîné a publié une liste de milliardaires ayant l’année civile dernière légalement échappé à l’ISF alors même que qui sont assez fortuné pour devoir y être théoriquement assujetti. Cette soustraction aux prélèvements constitue un manque à gagner d’au moins deux cents millions d’euros que l’État protecteur des portefeuilles des hyper-riches ne manquera pas de faire financer par l’ensemble des contribuables.

Suite à ces révélations, le ministre Michel Sapin a assigné en justice le journal ayant levé le voile sur cette évasion fiscale que chaque citoyen était pourtant en droit de connaitre. Ceci démontre à quel point ce membre du gouvernement est attaché à la liberté de la presse, qui plus est à celle de donner des informations véridiques.

Traité transatlantique : un faux débat pour entraîner les travailleurs dans de mauvaises pistes de lutte

Le projet de mise en application des accords d’ouverture de marchés entre les États-Unis et l’Union Européenne continue de susciter des réactions de la part de nombreuses personnalités politiques. À gauche comme à droite, on entend des voix déplorer un prétendu sacrifice des intérêts de l’Europe au profit des USA.

Il est claire que ce traité prévoit des suppressions inacceptables de normes relatives à la qualité et au respect de l’environnement.

Mais le dénoncer parce qu’il restreint le droit aux États de faire du « patriotisme économique », c’est prendre parti dans des conflits internes à la bourgeoisie. En effet, le protectionnisme n’a pour seule vocation que de défendre les capitalistes du pays qui le met en place face à la concurrence étrangère, et n’améliore donc en rien la condition des travailleurs.

Choisir entre faire l’éloge de cet accord de libre-échange, ou à l’inverse le présenter comme un démon qui soumettrait la patrie à des envahisseurs venus d’outre Atlantique, c’est choisir de se ranger soit du côté des milliardaires américains, soit du côté des milliardaires européens.

Dans le cadre de cette lutte des classes, l’instauration d’une économie plus juste et plus écologique ne peut pas se faire au moyen de barrières douanières, mais par des lutte collectives des travailleurs du monde entiers avec pour objectif de renverser le capitalisme. Et pour ça, il est impératif que les peuples rejettent le poison nationaliste pour s’unir.

Congés payés : des avancées qui ne sont pas nées grâce à qui on croit

C’est aujourd’hui le quatre-vingtième anniversaire de l’entrée en application des lois sur l’instauration des congés payés en France. Ces deux semaines de débauche annuelles allaient permettre à des millions de membres des classes populaires de partir en vacances.

Contrairement à ce que dit la légende, cet acquis social n’a pas été obtenu grâce à l’action du gouvernement de Blum, mais est le fruit des mouvements de révoltes ouvrières démarrées le mois précédent.

Le mérite de cette mesure ne peut pas être attribué au Front Populaire, qui par son réformisme, aura à l’inverse œuvré pour la remise en cause de ces avancées. Ce fut d’ailleurs Maurice Thorez qui bien que classé à l’aile gauche de la coalition, prôna aux travailleurs la résignation avec son célèbre « il faut savoir terminer une grève ».

Les luttes collectives des prolétaires permettent bien des progrès. C’est uniquement sur ces dernières, et en aucun cas sur un « bon gouvernement de gauche », qu’il faut compter.

Un tribun qui rejette sur les opposants à sa politique les conséquences néfastes du système qu’il défend

Manuel Valls appelle à l’arrêt des grèves à la SNCF et à la RATP, au nom de la solidarité envers les usagers franciliens victimes des intempéries.

Plutôt que d’attaquer de front ces mobilisations syndicales, le premier ministre pourrait faire en sorte que ces dernières cessent d’être nécessaires en prenant le problème à la racines. En effet, rendre satisfaite les très légitimes revendications des manifestants (revendications parmi lesquelles figure l’abandon de la réforme ferroviaire remettant en cause des droits des employés de cette entreprise faussement publique) permettrait aux activistes de ne plus avoir besoin de faire grève.

Mais que le chef du gouvernement français suive cette logique de bon sens présupposerait que le but de ce politicien consiste à résoudre les problèmes du citoyen moyen contraint de se lever tôt puis de se rendre à son lieu de travail en RER. Or, Valls ne fait qu’utiliser cette résolution comme prétexte pour frapper sur toute opposition concrète visant la dictature capitaliste.

Le jour « J » : une occasion pour les propagandes nationalistes de faire entendre leurs inepties

À l’occasion de l’anniversaire du débarquement en Normandie, il a plu des hommages aux forces appelées « les Alliés », en particulier à un certain Charles De-Gaulle. Ce général est qualifié par beaucoup comme un héros libérateur, bien que, du fait des innombrables révoltes ouvrières constatées durant l’occupation, rien ne permette d’attribuer le mérite du renversement de la dictature de Pétain aux groupes militaires.

Il faut dire que certains aiment l’analyse selon laquelle il y aurait eu d’un côté l’Allemagne impérialiste, et de l’autre les puissances que l’on nomme « les Alliés » qui auraient lutté pour préserver leurs peuples du fascisme. Mais la vérité est que ces grands chefs de mouvement sont tous coresponsables des horreurs de la guerre, pour avoir exalté le chauvinisme en appelant les classes populaires à se ranger auprès de la bourgeoisie de leur propre pays plutôt que de coopérer avec les travailleurs de l’étranger.

Ce n’est pas une soi-disant forme dégénérée de nationalisme qui engendre les guerres, mais bel et bien le nationalisme en lui-même. Les frontières sont par essence créatrices de conflits entre les populations.

Il est à la fois paradoxal et hypocrite que des représentants d’État prônent la fraternité entre les peuples, notamment la bien connue amitié franco-allemande, et dans le même temps rendent hommage à des hauts dirigeants militaires qui ont prôné la germanophobie durant les deux guerres mondiales.

Un guerrier tout aussi fidèle que n’importe qui d’autre aux idéaux militaristes

Barack Obama est récemment venu à Hiroshima faire mine de rendre hommage aux centaines de milliers de personnes ayant perdu la vie à cause du largage d’une bombe atomique sur cette ville en août 1945. Il devient donc apparemment le premier président des USA en exercice à faire ce type de déplacement dans ce but-ci.

Mais il n’est pas allé jusqu’à reconnaître ce bombardement pour ce qu’il était, c’est-à-dire un crime inexcusable. En effet, le chef de l’État fédéral du pays de l’once Sam a prétendu que tout dirigeant était forcé en temps de guerre de « prendre des décisions difficiles ».

Obama rejoint donc tous ses prédécesseurs en affirmant que Truman aurait eu raison de donner l’ordre de mener cette opération meurtrière. D’ailleurs, est dépourvu de toute raison de s’en étonner quiconque a connaissance des interventions militaires impérialistes menées sous le mandat de l’actuel président américain.

Confondre le combat pour la justice sociale en lui-même et les tribuns qui prétendent le défendre : quelque chose pour nous rappeler le danger de quoi la déclaration de Laurent Berger est là

Le secrétaire générale de la CFDT estime que le retrait de ce qui s’intitule « loi travail » serait « inacceptable ». Mieux encore : il s’oppose désormais à toute nouvelle modification du texte, alors que même après les quelques aménagements qui ont été concédés, la réforme demeure encore très destructrice de droits sociaux.

Avec un tel représentant des salariés, le grand patronat n’a même plus besoin du MEDEF.

L’écologie : un sujet pertinent qui ne doit pas servir de prétexte pour frapper les classes populaires

C’est aujourd’hui la Journée Mondiale de l’Environnement.

Cette commémoration a été hypocritement proposée en 1972 par des dirigeants de l’ONU qui s’intéressaient bien peu à l’écologie. Mais la défense de l’aire, de la faune, de la flore, et du bien-être de l’humanité, n’en demeure pas moins une problématique très importante.

Ce sujet donne lieu à beaucoup de récupérations politiques, souvent pour le détourner de ses buts initiaux.

1/ DES DÉGÂTS ENVIRONNEMENTAUX ALARMANTS

On ne peut pas nier le désastre dans lequel se trouve la planète suite à deux siècles de pollutions incontrôlées.

Ce réchauffement climatique si fort qu’il entraîne la fonte des glaces de l’océan Arctique ne peut évidemment, contrairement à ce qu’avancent certains industriels, pas n’être dû qu’aux hausses cycliques de températures.

La dégradations des eaux, du fait des fuites de pétrole, est également responsable de l’extinction de nombreuses espèces marines.

Les catastrophes humaines ne sont pas évitées non plus. La multiplication de sérieuses maladies pulmonaires contractées par des personnes pourtant jeunes dans les villes les plus polluées, notamment à Pékin, démontre la gravité du problème.

Sans parler des incidents mortels causés par le manque de sécurité dans les centrales nucléaires.

2/ MAIS DERRIÈRE, DES PROPOSITIONS MOINS ÉCOLOS QUE RÉACTIONNAIRES

De nombreux mouvements proclamés « objecteurs de croissance », ont coutume de pointer les classes moyennes, modestes, et même très pauvres, comme autant voire plus responsables que la grande bourgeoisie, de l’état de la planète.

On entend des voix réclamant la baisse de la consommation de l’ensemble de la population, avec bien souvent à la clé des mesures contre le pouvoir d’achat comme des taxes sur la consommation, ou des suspensions d’allocations familiales à partir d’un certain nombre d’enfants.

L’hebdomadaire La Décroissance n’avait pas hésité à inscrire « merde au pouvoir d’achat » dans sa une du n°48 d’avril 2008.

Des courants se revendiquant écologistes, notamment l’association Casseur de Pub, appellent à une ou plusieurs journées annuelles sans aucune dépense, pour manifester un refus de la « société de consommation ». C’est sans compter le fait que ces mêmes « jours sans achats » sont déjà appliqués par de nombreux précaires, bien souvent contre leur gré, et avec la bénédiction du patronat.

D’autres vont plus loin en demandant diverses formes de régression de la société, comme l’interdiction de tout moyen de transport autre que les jambes et le cheval, le renoncement au chauffage, un localisme qui astreigne les régions à la vie en autarcie, quand ce n’est pas le retour pur et simple aux temps préhistoriques.

3/ LE COUPABLE EST LE CAPITALISME, PAS LE PROGRÈS

De nombreux décroissants confondent la lutte contre le productivisme sauvage des grands patrons avec celle contre toute forme de développement économique. Il faudrait selon eux que les classes moyennes occidentales, voire des plus pauvres encore, consomment moins.

C’est ne pas tenir compte du fait qu’une grande part de la production mondiale est utilisée, non pas pour permettre aux peuples de se développer, mais aux gaspillages patronaux pour protéger les portefeuilles.

Ce n’est pas le train de vie des travailleurs qui est à l’origine par exemple des énormes dépenses énergétiques engendrées par l’entretien de l’armement militaire, alors que l’espace qui abrite ces machines à tuer pourrait servir entre autres à remplacer pas mal de moteurs de véhicules diesels par des électriques et hybrides.

En renversant la dictature exercée par les propriétaires des grands groupes industriels sur l’économie, nous pourrions mieux respecter la planète sans réduire notre train de vie, voire en l’améliorant.

Dire que l’ensemble de l’humanité consomme trop est une ineptie : les travailleurs bossent trop et donc produisent trop, mais ne consomment pas trop. Ce ne sont que les capitalistes multimillionnaires et milliardaires qui consomment trop.

Je constate au contraire que les classes laborieuses sont empêchées de consommer assez pour pouvoir vivre plutôt que de se contenter de survivre.

Le progrès technique apporte beaucoup de bienfaits à l’humanité, mais aussi à l’environnement, notamment par les économies de dépenses permis par l’Internet où les transports en commun. Criminaliser ces avancées serait inciter les masses populaires à l’auto-culpabilisation, et donc protéger les classes dirigeantes pollueuses, ce qui reviendrait à encourager la destruction de la planète.

À bas la répression totalitaire

C’est aujourd’hui l’anniversaire de la boucherie communément appelée « massacre de la place Tiananmen », menée par l’armée chinoise, qui a fait des millions de morts. Seul crime des personnes tuées : s’être battues pour exiger la démocratie et le respect des libertés.

Vingt-sept ans après ces tueries, cette dictature bureaucratique continue de piétiner de nombreux principes indissociables des droits de l’humain, comme la liberté d’expression.

Un parfum de féodalisme

Le tribunal de Cahors a condamné un SDF à deux mois de prison fermes pour avoir dérobé chez un particulier un kilo de pâtes et un de riz.

La victime de ce vol était certes très loin de pouvoir être considérée comme quelqu’un roulant sur l’or. Mais il est incontestable que la personne jugée n’aurait en aucun cas pu s’approvisionner auprès de quiconque parmi les vrais riches, dans la mesures où ces derniers disposent, contrairement à qui que ce soit d’autre, de moyens exorbitants qui les protègent de quasiment tout cambriolage.

C’est par la fin de cet engraissement de la fortune des grands patrons milliardaires qui est fait au détriment de tout le reste de la population, et absolument pas par ce châtiment digne du despotisme de l’Ancien Régime, que ce citoyen ayant perdu deux mille grammes de nourritures doit être dédommagé.

Europe fédérale ou Europe des nations, aucune importance, le problème c’est le capitalisme

Confrontés lors de l’émission « Des Paroles et des Actes » diffusée le jeudi de la semaine dernière sur France 2, Emmanuelle Cosse et Jean-Luc Mélenchon ont débattu à propos de l’Union Européenne. Tandis que la ministre du logement soutenait le renforcement du pouvoir de l’Europe par rapport à chaque pays membre, le cofondateur du Parti de Gauche prônait à l’inverse le renforcement des souverainetés nationales.

Les décisions qui pèsent sur l’ensemble de la société sont prises exclusivement par les actionnaires des grandes entreprises industrielles et financières, ce qui fait que ni les institutions de l’UE ni les gouvernement nationaux n’ont le moindre réel pouvoir sur les politiques que les maîtres de l’économie souhaitent être menées. Dès lors, que l’Europe soit fédéralisée, qu’au contraire les États-nations qui la composent soient fortement protectionnistes, ou qu’elle soit sous un régime intermédiaire, ne risque guère de changer quoi que ce soit à la situation des masses populaires.

Pour combattre les mesures antisociales subies par les travailleurs, il est indispensable que les citoyens ne soient pas détournés vers de faux débats et que soit renversé ce système capitaliste dont Cosse et Mélenchon refusent tous deux l’abolition.

Khomeini : un meurtrier bureaucrate maquillé en anti-impérialiste

C’est aujourd’hui l’anniversaire de la mort de Rouhollah Khomeini, premier guide officiel du régime théocratique iranien ayant remplacé celui de Mohammad Reza-Pahlavi.

Il y a vingt-sept ans, disparaissait un prétendu « révolutionnaire », qui était en réalité un ultra-conservateur. Et cette « révolution » dont il a été guide n’était qu’un coup d’État en faveur de membres de la bourgeoisie.

Il avait imposé au peuple un obscurantisme religieux qui était encore pire que la dictature de Reza-Pahlavi.

Que Khomeini soit décédé avec beaucoup de sang sur les mains est le moins que l’on puisse dire. La continuité de ces saloperies est assurée par son successeur, toujours au pouvoir actuellement.

Un démocrate à géométrie variable

À propos de la question de la légitimité ou non du projet nommé « loi El-Khomri », Manuel Valls a déclaré : « Il y a un projet de loi qui a été adopté par l’Assemblée Nationale avec l’engagement de la responsabilité du gouvernement. Aucune motion de censure n’a été adoptée. Ce texte de loi va poursuivre son cheminement au Sénat et à l’Assemblée Nationale. Nous sommes dans une démocratie ».

Il a donc prétendu que l’approbation par les sénateurs et par les députés équivalait à celle par le peuple. C’est oublier que le nombre de parlementaires n’excède guère un petit millier, alors que la France compte environ soixante millions d’habitants.

Et si la majorité de la population se déclare favorable à cette loi, alors c’est uniquement parce que la propagande pro-capitalisme fait en sorte que des citoyens déboussolés croient au mensonge selon lequel les profits des grandes entreprises ne seraient pas assez élevés pour que le chômage puisse baisser sans que personne parmi celles et ceux ayant déjà un emploi soit obligé de se serrer la ceinture.

Utiliser les valeurs démocratiques pour justifier une loi remettant en cause des acquis sociaux et renforçant la concentration du pouvoir de décision en faveur de quelques grands patrons qui ne constituent qu’une petite minorité de la population revient à prendre les gens pour des cons.

Mitterrand : un « socialiste » dévoué au capitalisme

C’est aujourd’hui l’anniversaire de l’arrivée de François Mitterrand au pouvoir en France. Classé à l’aile gauche du Parti Socialiste, il n’en a pas moins mené la même politique que les conservateurs.

Pendant vingt-trois années de pouvoir à droite et au centre, la population était astreinte à la surcharge de travail et aux bas salaires. Le pouvoir d’achat demeurait en forte dégringolade.

Face à cela, l’ensemble de la gauche réformiste fit sans cesse la promotion durant la campagne électorale de 1981, de celui qui faisait figure d’homme providentiel. Par plusieurs coups de pub, on nous promettait alors le changement par le simple glissement dans l’urne d’un bulletin avec le nom du candidat inscrit dessus.

Beaucoup attribuent le mérite de l’avancement de l’âge de la retraite à soixante ans et de la cinquième semaine de congés annuels à Mitterrand. Mais ces avancées sont surtout le fruit de manifestations des travailleurs, le gouvernement n’ayant fait que suivre.

Toujours est-il que pour rendre possibles les mesures sociales, il faut les financer en piochant dans les fortunes des nantis. Or l’exécutif en place prenait le chemin inverse en accordant de nombreux cadeaux aux grands patrons, comme par exemple la baisse de l’impôt sur les bénéfices des sociétés, ou des nationalisations accompagnées d’indemnités exorbitantes pour les propriétaires.

Cette utilisation de l’État comme vache à lait des capitalistes aura considérablement appauvrit les collectivités. Sous prétexte de combler les déficits, le président annoncera la « rigueur » moins de deux ans après son élection, avec à la clé des réformes immondes telles que la suppression de l’échelle mobile des salaires.

Bien loin de la légende du socialiste déterminé à combattre les dérives de la finance, Mitterrand aura été un fidèle serviteur de la bourgeoisie, qui aura d’ailleurs bénéficié de la complicité du PCF. Et ce n’est pas le fait que des représentants de la « vraie gauche », comme Mélenchon, continuent de rendre hommage à cette personne qui a glorifié la bourse, qui fera oublier son bilan catastrophique.

Cette expérience est une leçon nous apprenant qu’il ne peut y avoir aucun sauveur suprême, et qu’un « bon gouvernement de gauche » ne servira strictement à rien face à la dictature exercée par les milliardaires sur l’économie. Pour mettre fin à ce système d’exploitation d’êtres humains, les masses populaires ne peuvent compter que sur leurs luttes collectives.

Oui à la lutte contre les discriminations, mais ne pas remercier aveuglément n’importe quel tribun faisant mine de les combattre

C’est aujourd’hui l’anniversaire de la promulgation de la « loi Taubira » ouvrant entre autre le droit à l’adoption pour les couples de même sexe en France.

Conditionner l’adoption en fonction de ce que les candidats ont entre les jambes était une atteinte inacceptable aux principes des droits de l’Homme prohibant les distinctions fondées sur le sexe. C’était aussi ridicule, car fondé sur la thèse selon laquelle l’enfant eût eu besoin d’un parent de chaque genre, mythe irrationnel qui ne tient pas compte du fait que l’instinct maternel n’existe pas chez l’humain.

On attribue le mérite de la levée de cet interdit moyenâgeuse au gouvernement d’Ayrault . C’est oublier que cette mesure est le fruit de longues luttes de citoyens pour le progressisme, l’exécutif en place n’ayant fait que suivre.

Il n’y a donc pas lieu à féliciter Taubira, qui n’a fait que son devoir de défense de la démocratie, car lever cet interdit était une chose normale, tant pour le bien des enfants en attente de foyers que pour les valeurs d’universalité. D’autant plus que la ministre qui a donné son nom à la réforme en question s’est montrée complice des politiques antisociales entraînant la précarité, qui elle-même engendre la montée de la haine envers l’égalité des droits.

Journée de solidarité? Mon cul!

C’est aujourd’hui le lundi de Pentecôte. Outre une célébration religieuse, il s’agit d’une date nommée « Journée de Solidarité envers les Personnes Âgées » par celles et ceux ayant soutenu la loi Raffarin, laquelle loi retirait aux salariés un jour de congé par an sans hausse de rémunération.

On nous a présenté cette réforme comme un moyen de sauver le pouvoir d’achat de nos aînés. Pourtant, ces sept heures annuelles de travail gratuit n’ont jamais empêché ni la baisse des pensions de retraite par rapport au coût de la vie, ni le retardement de l’âge légal pour le droit de départ, encore moins la hausse de la durée de cotisation.

Le véritable but de cette mesure n’était nullement de protéger les anciens, mais de financer les chèques en blanc faits en faveur des grands patrons.

Un véritable soutien aux retraités ne peut en aucun cas se faire par des attaques contre d’autres prolétaires. Les actions qui s’imposent sont l’arrêt des cadeaux pour les milliardaires et la reprise de ceux qui ont déjà été accordés.

Mais cela implique de bafouer le dogme pro-capitalisme de nos politiciens de gauche comme de droite, ces derniers étant de fidèles serviteurs de la bourgeoisie.

Des guerriers qui font mine de rendre hommage à la paix le temps d’une commémoration, mais sans mettre fin à leurs saloperies

C’est aujourd’hui l’anniversaire de la date officielle de la fin de la Seconde Guerre Mondiale en Europe. À ce titre, plusieurs représentants politiques ont profité de l’occasion pour se faire de la publicité gratuite.

Ce conflit monstrueux qui a perduré à l’échelle internationale fait état de plus d’une centaine de millions de morts. Et il est le fruit de l’attitude de dirigeants rivaux se disputant les postes de valets de la grande bourgeoisie, qui pour régler leurs comptes, se sont servis des travailleurs en leur vantant des idéologies réactionnaires et mortifères telles que le chauvinisme et la xénophobie.

Ces commémorations venant de chefs d’État qui utilisent leurs armées pour mener de nombreuses guerres relèvent d’une énorme hypocrisie. D’autant plus que les politiques prônées par ces tribuns engendrent la pauvreté, qui est elle-même quelque chose à cause de quoi les peuples sont dressés les uns contre les autres.

Hitler : un assassin dont la dictature a été aidée par des gens qui prétendaient la combattre

C’est aujourd’hui l’anniversaire de la mort d’Adolf Hitler, chancelier de l’Allemagne du 30 janvier 1933 à son décès le 30 avril 1945.

Après des débuts dans des mouvements terroristes d’extrême droite, cet homme politique réactionnaire aura profité de la grave crise de 1929 pour vendre au peuple, alors considérablement appauvrit, des illusions nationalistes. Cela aura facilité son élection à la tête du gouvernement.

Une fois sa dictature en place, le Führer mettra progressivement en application des mesures comme le rétablissement des ségrégations sexistes, et surtout ses réformes d’exclusion puis d’extermination des Juifs et des opposants.

Mais s’il est incontestable qu’Hitler fut un odieux criminel, ces personnes emblématiques qu’étaient Roosevelt, De-Gaulle, Staline, Churchill, et autres bureaucrates, ont une grande part de responsabilité dans les horreurs de la guerre. En exaltant un chauvinisme dressant les peuples les uns contre les autres, tous ces tribuns ont contribué à l’arrivée du fascisme au pouvoir.

Entre un remède efficace et un remède inefficace mais meilleur pour les affaires, tout défenseur du capitalisme privilégiera le second

Suite aux attentats crapuleux qui ont récemment eu lieu à l’aéroport situé à Zaventem (près de Bruxelles), la recherche de moyen pour combattre le djihadisme est au cœur des débats en Europe. Le député Olivier Dassault préconise pour sa part comme solution la peine de mort pour celles et ceux assassinant au nom d’Allah.

Les individus en croisade pour l’imposition d’une théocratie sont persuadés d’être récompensés après leur mort par un paradis divin, et sont bien souvent kamikazes. On peut donc être sûr que la peine capitale ne dissuadera personne parmi eux.

Un bien meilleur moyen de contrer la menace que représentent les tueurs pro-Charia serait d’arrêter de fournir du matériel de guerre à ces derniers. Or, ce parlementaire a plusieurs fois approuvé que l’entreprise Dassault Aviation fasse construire des armes puis les vende à prix d’or à des dictatures de droit coranique que tout le monde sait financer les mouvements terroristes islamiques.

Il faut dénoncer sans réserves les crimes commis par la dictature de Poutine, mais sans soutenir ceux commis par les autres puissances impérialistes

La journaliste Caroline Fourest réitère les propos qu’elle exprimait dans un article datant d’octobre dernier, et dans lequel on pouvait lire ceci : « Alors que l’armée irakienne vise les convois transportant Al-Baghdadi et ses lieutenants, alors que la France tente de détruire des camps d’entraînements de Daech, les frappes russes ont visé les rebelles aux portes du régime, les rivaux de l’État Islamique, ce qui lui a permis d’avancer ». Le paragraphe suivant de ce texte comporte également cette citation : « Ces frappes ont même tué des civils. Comme les frappes aériennes américaines en Afghanistan. Sauf que les Américains s’excusent ».

Il est illusoire de penser, comme madame Fourest le sous-entend de façon très explicite, que l’armée de France et l’armée d’Irak agissent mieux que l’armée des USA et que l’armée des USA agisse mieux que l’armée de Russie. Peu importe qui « vise » et « ne vise pas » qui ou quoi, les États auxquels il est fait référence sont tous quatre coupables de boucheries sanguinaires, et personne parmi les commanditaires rivaux n’avait pour but de protéger quel peuple que ce soit contre le terrorisme, car la seule véritable motivation n’a jamais été rien d’autre que la protection de la propriété des grands industriels milliardaires sur les richesses pétrolières et minières présentes en Afrique et au Moyen-Orient.

Vous pourrez trouver l’article en question à cette adresse : http://carolinefourest.wordpress.com/2015/10/14/vladimir-poutine-et-les-souverainistes-dans-le-bourbier-syrien

Des principes moyenâgeux qui n’ont hélas pas vraiment disparu

Un tribunal marocain a condamné deux personnes ayant été agressées à leur propre domicile à quatre mois de prison ferme pour cause de ce que le jugement appelle officiellement « actes sexuels contre-nature » et qui n’est autre que l’homosexualité.

Que cette monarchie ait à la fois condamné des victimes et enfreint les libertés individuelles fondamentales démontre quelle bureaucratie despotique elle est.

Un président prêt à tout pour défendre la remise aux grands patrons de chèques en blanc par le dépouillement des prolétaire, y compris à nier des évidences

Au cours d’une allocution télévisée diffusée le 15 avril dernier sur France 2, François Hollande a vanté le dispositif intitulé « Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi » qui consiste à fournir chaque année plus de vingt milliards d’euros d’aides financières aux grandes entreprises. Le chef de l’État français a en effet affirmé que cette mesure avait permis la création de cent mille emplois entre son entrée en vigueur en janvier 2013 et la fin de l’année civile dernière.

Sachant que le coût moyen mensuel d’une nouvelle embauche toutes charges comprises n’excède pas cinq mille euros, six milliards par an suffisent pour une centaine de milliers de postes tous les trente-six mois. Cela laisse donc un écart de quatorze milliards d’euros annuels que le grand patronat reçoit sans conditions aux frais des contribuables.

Par ailleurs, ce dixième de million d’emplois créés, si tant est qu’il existe vraiment, est composé en grande majorité de contrats précaires, et est plus que compensé par les innombrables licenciements. Il y a donc fort à parier que les cadeaux faits aux maîtres milliardaires de l’économie et de la finance au titre du CICE soient encore plus élevés que ce que j’ai calculé dans le paragraphe ci-dessus.

Étant donné que le gouvernement nie l’inefficacité dans la lutte contre le chômage de la politique qu’il mène et la nocivité de cette dernière du point de vue de la défense des masses populaires, on peut être sûr qu’il ne la remettra jamais en cause sans qu’aucune mobilisation de travailleurs ne vienne faire pression sur lui.

Un fasciste tellement aidé par ses proclamés ennemis qu’il n’a même plus besoin d’amis

C’est aujourd’hui l’anniversaire d’un événement qui avait fortement attiré l’attention en France, et également dans bien d’autres pays : ce 21 avril 2002, Jean-Marie Le-Pen arrivait au second tour de l’élection présidentielle.

On connaissait déjà à l’époque les idées racistes, réactionnaires, anti-laïcs, xénophobes, et j’en passe, de cet homme politique chauvin. Son score élevé (plus du dixième des électeurs inscrits), montrait que le désarroi de bon nombre de travailleurs avait atteint un niveau catastrophiquement haut.

Mais il ne faut pas oublier que la cause de la tombée des classes populaires dans l’extrême droite est la pauvreté, elle-même causée par des politiques antisociales vantées par des politiciens moins préoccupés par le bien du peuple que par leur soif de faveurs de la bourgeoisie.

L’adversaire de Le-Pen durant ce scrutin n’était autre que Jacques Chirac, qui avait mis en œuvre de nombreuses réformes anti-ouvrières ayant été du pain béni pour le Front National. Soutenir celui qui était alors à la tête de l’État n’était donc pas faire barrage à son antisémite de concurrent, mais au contraire servir d’idiot utile à ce dernier.

On notera qu’une grande partie de la gauche radicale a appelé à voter pour Chirac. Elle jure bien ne l’avoir fait que de manière plus « soft » que le RPR, l’UDF, le PS, et autres partis politiques, mais cela ne remet pas en cause le fait que cette attitude constituât une trahison.

Un chauvin qui s’attaque à des ingérences, mais dans le but d’en couvrir d’autres

Au cours d’un colloque de l’Institut Civitas, association à la fois religieuse et politique, son président Alain Escada a dénoncé (ou a fait mine de dénoncer, c’est selon), les interventions militaires menées depuis plusieurs années en Afrique et au Moyen-Orient, et la responsabilité de ces mêmes interventions dans la puissance actuelle de Daech et dans celle d’autres groupes terroristes islamistes.

Il a néanmoins, à propos des décisions de mise en œuvre des bombardements ayant eu pour cause d’armer des djihadistes, prononcé ceci : « ni l’Élysée ni Matignon ne sont les véritables décideurs, mais c’est à Tel-Aviv et à Washington que les décisions sont prises ». Or je ne vois pas en quoi l’armée de France serait moins ou différemment fautive que celle des USA et que celle d’Israël, dans la mesure où toutes trois ont mené des opérations impérialistes qui ont contribué à la force matérielle des milices pro-Charia.

Quand des courants réactionnaires jouissent du soutien au moins implicite des dirigeants politiciens

Une photo circulant sur Internet montre Bernard Cazeneuve posant pour un selfie aux côtés du président de l’Union des Organisations Islamiques de France, association ayant attaquer en justice pour blasphème et proche du mouvement « Frères Musulmans », lui-même défenseur ouvert de l’instauration de la Charia.

Certes, « poser aux côtés de » n’est pas en soi « adhérer à l’idéologie de ». Mais après qu’Hollande a qualifié de démocrate le roi Abdallah Ben-Abdelaziz-Al-Saoud, mort au début de l’an dernier et qui a fait décapiter des personnes en raison des idées qu’elles exprimaient, et qu’un ministre du même pays a été décoré de la Légion d’Honneur par Ayrault, nul ne peut douter que l’attitude de monsieur Cazeneuve soit dans la droite ligne du gouvernement français consistant à cajoler l’islam politique.

Et après s’être rapproché de salafistes, cette équipe qui siège à l’Élysée et à Matignon ose, au nom de la lutte contre l’islamisme, nous faire l’éloge de cette « état d’urgence » interdisant de nombreuses manifestations pour les droits sociaux et ordonner son armée d’effectué des bombardements meurtrier en Afrique et en Orient.

Faire porter la responsabilité des crimes de la guerre aux gens qui s’opposent à la guerre : une stratégie récurrente des militaristes exaltés

Dans une récente interview, le journaliste et éditeur Jean Robin a prétendu que si juste avant le début de la Première Guerre Mondiale, Jaurès n’avait pas eu été assassiné, ou si la population s’était eu convertie au pacifisme, les Français eussent forcément eu été envahis par des impérialismes étrangers et par encore plus d’antisémitisme que l’Europe n’en avait connu à l’époque.

On reconnait là le même monsieur Robin qui a assimilé et continue d’assimiler la simple opposition à la doctrine chauvine du général De-Gaulle ainsi que la simple dénonciation des bombardements meurtriers ayant été effectués par cette coalition de grandes puissances militaires nationalistes que l’on appelle « les Alliés » à du soutien à la dictature d’Hitler et aux bureaucraties qui combattaient auprès de cette dernière.

Thatcher : une oligarque au service de la bourgeoisie

Il y a trois ans aujourd’hui, disparaissait la très conservatrice Margaret Thatcher, ancienne chef du gouvernement britannique.

Durant sa forte longévité au pouvoir, elle aura centré son action sur les cadeaux faits aux grands patrons et l’appauvrissement des classes populaires. Son bilan fait état de la montée des inégalités ainsi que de la précarité.

Ultime saloperie : la « poll tax », un impôt d’un montant qui ne tient pas compte du revenu. Cette mesure était tellement injuste qu’elle a suscité des réserves dans son propre camp.

Cet énième sale coup était la goutte d’eau qui aura fait déborder le vase. Face aux manifestations de travailleurs en colère excédés par la multiplication des sacrifices qu’on leur imposait, cette bureaucrate a été contrainte de démissionner.

Mais le départ de la « dame de fer » n’a aucunement suffi à mettre fin à l’austérité. En effet, tous ses successeurs, de gauche comme de droite, ont marché sur ses traces en menant le même type de politique.

Guerre en Irak : des millions de morts au nom des profits patronaux

C’est aujourd’hui l’anniversaire de l’intervention militaire américaine en Irak, couramment appelée « deuxième guerre du Golfe », à laquelle ont participé plusieurs États d’Europe.

Officiellement, cette opération avait pour but de démocratiser le pays, et de combattre le terrorisme.

Officiellement seulement, car la réalité est bien différente. Les crimes menés par la bureaucratie locale n’étaient qu’un prétexte pour assurer la propriété des grands industriels occidentaux sur les ressources pétrolières présentes là-bas.

Bien loin des objectifs humanitaires affichés, les dirigeants des armées ont au contraire donné des ordres de bombardements. Des ravages qui ont fait des milliers de morts à ce jour.

Actuellement, les groupes militaires y sont toujours en activité, et le peuple irakien subi au moins autant d’oppressions que sous la dictature de Saddam Hussein.

De plus, cette intervention est menée sans l’autorisation de l’ONU, donc illégale. Et même si elle avait été licite aux yeux des législateurs du droit international, cela ne la rendrait pas acceptable.

Cette guerre coloniale, comme toutes les autres d’ailleurs, est une saloperie profondément dégueulasse.

Quand la « patrie des droits de l’Homme » adapte les principes fondamentaux à la guise du capitalisme

Jean-Marc Ayrault a remis la légion d’honneur à Mohamed Ben-Nayef, membre du gouvernement d’Arabie Saoudite.

Il faut savoir que l’État que représente cet individu venant d’être fait officiellement chevalier par les pouvoirs qui sont conférés au ministre français des affaires étrangères est un très bon client des grands industriels (car ce même État leur achète des armes à prix d’or) et en est également un très bon fournisseur (car il leur vend bon marché du pétrole et diverses ressources minières).

Il est naturel pour Ayrault de récompenser cette monarchie de mettre en application une valeur qu’il défend, à savoir le dévouement aux intérêts économiques des milliardaires. Et tant pis si la dictature saoudienne emprisonne, fouette et décapite des gens pour cause de blasphème.

Disons non à la peste, mais sans dire oui au choléra

Il y a cinquante-quatre ans jour pour jour, étaient signés les accords d’Évian. Ces dispositions faisaient suite à une longue guerre sanglante, et prévoyaient officiellement la fin de la tutelle de l’Algérie par l’État français.

Mais cette décolonisation n’était pas grand chose d’autre que des lettres gribouillées sur un parchemin. Dans les faits, l’oppression n’a pas été autant atténuée que l’on pourrait croire.

1/ UN COLONIALISME MALODORANT

Le système communément appelé « Françafrique  » a opprimé le peuple algérien pendant près d’un siècle et demi. L’armée de l’hexagone dirigeait alors le Maghreb d’une main de fer, réprimant les grèves et les « outrages au drapeau » par le sang.

Cette occupation a été l’une des principales causes du déclenchement des conflits entre populations et des boucheries qui s’en sont suivies.

On trouve encore actuellement des personnalités notables nous vantant les prétendus bienfaits de la colonisation, et réfutant le qualificatif de « guerre », concernant ces affrontements de masse. Cela démontre que les idées réactionnaires nostalgiques des empires européens restent à combattre.

2/ MAIS DERRIÈRE CE FLÉAUX, DES « RÉSISTANTS » DONT LES PROJETS NE SONT PAS MEILLEURS

Une fois les troupes françaises retirées d’Algérie, il fallait instaurer une nouvelle organisation sociale pour réhabiliter ce pays ravagé par ces longues années de guerre.

Les dirigeants du Front de Libération Nationale, parti indépendantiste, se présentaient alors comme les sauveurs suprêmes qui protégeraient le peuple tant des impérialismes occidentaux que des mouvements islamistes très puissants en Afrique. Mais le bilan du gouvernement de Ben-Bella sèmera des désillusions.

En plus de favoriser la pauvreté par des politiques anti-ouvrières, le FLN au pouvoir imposera une bureaucratie n’ayant rien à envier à celle des colons hexagonaux. Les emprisonnements pour opposition vis-à-vis du régime se multiplièrent.

Sans parler du chauvinisme qui habitait l’exécutif en place. Les représentants proclamés prônaient une démagogie nationaliste ainsi qu’une xénophobie appelant à la haine contre les travailleurs étrangers, notamment français et marocains, ce qui constitue une négation pitoyable de la lutte des classes.

3/ SEULE ALTERNATIVE : LA RÉVOLUTION COMMUNISTE

La colonisation est la conséquence inévitable de l’existence même du capitalisme. Beaucoup ont tendance à oublier que le but commun de toutes ces annexions est la maximisation des profits des grands patrons.

Un État indépendant ne peut donc servir à rien dans la défense des libertés des peuples.

Le droit d’ingérence que s’accordent les grandes puissances ne pourra être combattu qu’à la condition que disparaisse le système qui l’a engendré. Et face à ce système, les prolétaires du monde entier doivent s’unir et lutter collectivement pour l’instauration du seul modèle capable de pérenniser les valeurs démocratiques, à savoir le communisme.

Des combats toujours d’actualité

À l’occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes, des manifestations font entendre leurs voix.

En ce XXIème siècle, des principes moyenâgeux continuent d’avoir raison des libertés et des luttes contre les discriminations. Subsistent les mariage forcés, les mutilations, l’obligation du port du voile…

Contrairement à ce que certaines personnes voudraient nous faire croire, le sexisme n’épargne pas l’Occident.

On voit se développer dans les systèmes scolaires américains, mais aussi dans ceux européens, des classes voire des écoles non-mixtes, ce qui constitue une reculade flagrante face à la lutte contre ce qui remettrait en cause l’égalité.

Les salaires des travailleuses restent fortement inférieurs à ceux des travailleurs mâles, eux-mêmes sous-payés.

Sans parler du droit à disposer de son corps. Dans certains États d’Europe, l’avortement reste illégal, et c’est dans des pays comme la France que des centres d’IVG ferment les uns après les autres.

L’égalité est donc encore très loin d’être acquise. Utilisé par le grand patronat pour pousser au maximum l’exploitation, le sexisme reste à combattre.

Attaquer les problèmes à la racine : quelque chose qui froisserait le capitalisme, et qui est donc automatiquement refusé par les défenseurs de celui-ci

Donald Tusk, président du Conseil Européen appelle les citoyens d’Afrique et ceux d’Orient à ne pas venir en Europe, soi-disant pour ne pas risquer leurs vies.

Il aurait pu dire la même chose mais autrement, en s’adressant cette fois à lui-même et aux autres politiciens. Il aurait alors dit : « cessons de défendre ce système accordant à une toute petite minorité de l’humanité la propriété quasi-exclusive sur l’ensemble des richesses, laquelle propriété engendre guerres et pauvreté dans les pays du tiers-monde, guerres et pauvreté qui elles-mêmes forcent de nombreux habitants des pays en question à s’expatrier ».

Monsieur Tusk accepterait-il de dire cela? Il ne fait nul doute que répondre « c’est fort peu probable » à cette question serait un euphémisme.

Union sacrée pour exonérer le grand patronat

Des fonctionnaires politiques et des représentants d’entreprises ont manifesté à Bruxelles il y a quelques semaines contre les prix de vente de l’acier imposés par les firmes importatrices chinoises à des grands groupes sidérurgiques installés en Europe tels qu’Arcelor Mittal. Les manifestants jugent ces mêmes prix trop élevés, et réclament des mesures protectionnistes qui aient vocation à les faire diminuer.

Pourtant, ces différends ne constituent rien d’autre que des rivalités entre capitalistes. Je dirais même plus : qu’une toute petite minorité de la population mondiale concentre l’essentiel des richesses fait que toutes les entreprises de toutes les régions du globe sont sous la propriété des mêmes personnes physiques, et donc que cette prétendue concurrence entre industriels européens et industriels asiatiques n’est qu’un leurre, car simple concurrence entre des gens et eux-mêmes.

On voit bien le côté ridicule et inepte de ces coups de gueules qui ont été poussés dans la capital belge. C’est aussi une stratégie pour faire diversion et détourner les travailleurs de la véritable cause de leur pauvreté, à savoir la dictature exercée par les milliardaires sur l’économie.

À ce mouvement de défense de ce qui est communément appelé « patriotisme économique », ont participé plusieurs militants classés à la gauche radicale, notamment des représentants du syndicat Force Ouvrière. Cela démontre que l’exploitation capitaliste est non seulement soutenue par ses amis ouverts, mais aussi qu’il existe parmi ses prétendus détracteurs beaucoup de gens qu’elle n’a guère de raison de craindre.

Un tyran soutenu par un prétendu révolutionnaire

Au cours d’une émission du programme « On n’est pas Couché » diffusée sur France 2, Jean-Luc Mélenchon a déclaré soutenir les bombardements effectués en Syrie par l’armée russe. Quand il lui a été répondu que cette dernière ne faisait pas que combattre des djihadistes et qu’elle tuait également tout civil à commencer par les opposants au régime de Bachar El-Assad, il nia ce fait en le présentant comme quelque chose n’étant rien d’autre qu’un simple mensonge des États-Unis.

Mais si la propagande nord-américaine dit que 1 + 1 = 2 alors faut-il prétendre que ça ferait en réalité 9? C’est en raison du soutien à la politique guerrière des USA et des États ouest-européens que l’on nous ment, mais absolument pas en raison de la dénonciation de quelle autre grande puissance que ce soit, et en l’occurrence, pas en raison de la politique guerrière de la bureaucratie de Poutine.

Parmi tous ces clans rivaux que sont le régime d’Obama, celui de Russie, ceux du reste de l’Europe, et autres, aucun ne constitue d’alternative à l’État Islamique, de même que celui-ci ne constitue d’alternative à la politique coloniale d’aucun de ces même clans. Et que cet ancien candidat à l’élection présidentielle eût été, au moment où il faisait l’éloge des agissements du Kremlin, face à Léa Salamé et à Yann Moix (tous deux défenseurs de l’impérialisme militaire français) ne change rien à l’affaire.

Utiliser la lutte contre la théocratie d’Al-Baghdadi ainsi que contre l’ingérence que se permettent les États d’Amérique du Nord, ceux d’Europe de l’Ouest et leurs alliés, comme prétexte pour soutenir des crimes de la dictature de Moscou est pitoyable. Et c’est d’autant plus révoltant quand c’est quelqu’un classé à la gauche radicale qui recours à cette instrumentalisation.

Dans l’agriculture comme dans tous les autres secteurs d’activités, le capitalisme opprime

Face à la colère d’agriculteurs manifestant contre la précarité qui leur est imposée, le gouvernement français s’est contenté d’annoncer une baisse des cotisations sociales.

Il est à priori normal de demander la diminution de la fiscalité qui pèse sur ces travailleurs qui bossent plus de cent heures par semaine sans gagner de quoi vivre décemment. Mais comment nos dirigeants comptent-ils financer le coût que représenterait cette aide, étant donné le fait qu’il est hors de question pour eux de lorgner sur les innombrables cadeaux faits aux grand patronat?

Par ailleurs, comme ce crédit d’impôt est proportionnelle à la masse salariale, et est, non pas réservé aux petits artisans, mais étendu à toutes les entreprises (lesquelles entreprises sont majoritairement détenues par les grands exploitants), la quasi-totalité de celui-ci risque de finir dans les poches des industriels riches à milliards.

Les maîtres de l’économie et de la finance bénéficient de l’appauvrissement des agriculteurs, par le biais des banques (qui réclament des taux d’intérêts exorbitants) et par celui de la grande distribution (qui use de sa position de force pour contraindre les producteurs de lui vendre à des prix dérisoires). Mais tout bon serviteur dévoué au capitalisme préfère enfumer les travailleurs avec des remèdes bidons que s’en prendre aux portefeuilles de la haute bourgeoisie.

Quelqu’un qui prétend combattre un mal, mais sans s’en prendre aux racines de celui-ci

François Hollande propose que soit suspendu de l’Union Européenne tout pays membre gouverné par l’extrême droite ou bafouant les droits de l’Homme. Je ne comprend pas bien quelle efficacité monsieur le président voit dans une telle mesure.

Il serait plus pertinent de s’attaquer à la pauvreté, car cette dernière déboussole les gens qui la subissent et les jette dans les bras des mouvements racistes et ultra-nationalistes. Mais pour avoir les moyens financiers de faire cela, il faudrait cesser de faire des chèques en blanc aux milliardaires, ce que le chef de l’État français, au même titre que n’importe quel autre politicien, refuse catégoriquement.

Attaquer les droits des employés sans rien assumer : un sport récurent des capitalistes

L’entreprise Airbus envisage de ne plus compter l’habillage comme temps de travail officiel de ses salariés.

En échange, il n’est proposé à ces derniers que trois jours ouvrés de congé supplémentaires par an. À raison de vingt minutes nécessaires à chaque agent pour se mettre en tenue professionnelle, ce repos compensateur ne fait pas le compte, puisque cela laisse plus de cinquante heures de travail en plus par douzaine de mois et par travailleur.

Cette mesure immonde permettra à ce grand groupe de supprimer des emplois (et donc de diminuer ses charges de personnel) sans que cela entraine de baisse de production, ce qui fait que les profits des actionnaires milliardaires en seront grossis. Voilà pourquoi elle a été réclamée.

Staline : un dictateur agent du capitalisme

C’est aujourd’hui l’anniversaire de la mort de Staline, dirigeant de l’URSS de 1924 à sa mort en 1953.

Encore qualifié de socialiste par certains, cet homme politique n’en a pas moins remis en cause des acquis de la révolution comme le droit à l’avortement. Son bilan à la tête de l’État est digne du tsarisme : camps de travail forcé, absence totale de libertés d’expression, famines imposées aux paysans au profit des classes privilégiées, ou encore la censure de la presse.

Il n’a pas hésité à piétiner les valeurs marxistes, notamment par sa théorie utopique du « socialisme dans un seul pays ». Cette exaltation du nationalisme était un reniement de la solidarité mondiale des travailleurs, et du pain béni pour les classes dirigeantes qui ont profité de la division du prolétariat pour s’engraisser.

Le régime de cet oligarque réactionnaire n’aura jamais représenté en quoi que ce soit l’idéologie communiste. Il a au contraire fossoyé les valeurs d’émancipation, en imposant aux peuples une dictature ultra-bureaucratique qui loin d’avoir combattu ce système d’exploitation d’êtres humains, l’aura à l’inverse considérablement renforcé.

Quand une bureaucratie finançant le terrorisme utilise comme prétexte pour instaurer des barbelés le terrorisme

L’État turc décide d’endurcir les restrictions au droit des réfugiés syriens fuyant les guerres d’immigrer sur son territoire national, soi-disant pour se protéger des djihadistes.

Mais nul n’ignore que le gouvernement dirigé par le président Erdoğan commande des opérations militaires consistant à fournir des armes à de nombreux mouvements terroristes islamistes. Si le régime d’Istanbul cessait cette action alimentant ces groupes meurtriers pro-Charia, la sécurité pourrait être renforcée sans qu’il y ait besoin de renforcer les entraves à la liberté de circulation.

Que les dirigeants de la Turquie prennent les gens pour des cons et ne manquent d’aucun culot est manifestement le moins que l’on puisse dire.

Un climat qui n’est guère différent de celui de l’an 1914

L’armée nord-coréenne vient de lancer des fusées en orbite qui on survolé l’ensemble du globe terrestre. Les dirigeants de la dictature de Kim Jong-Un affirment qu’il ne s’agit que d’expériences à but scientifique, mais personne n’est assez dupe pour ne pas voir l’intention cette dernière de développer son armement nucléaire pour d’éventuelles menaces de bombardements.

De leur côté, les dirigeants de la Corée-du-Sud et ceux des USA promettent en représailles des attaques militaires sur Pyongyang, et tant pis pour le sort de la population de cette ville.

Il convient également de dénoncer les autres États occidentaux, la bureaucratie chinoise, ainsi que diverses grandes puissances, qui par leurs interventions armées et impérialistes, ont mis et continuent de mettre de l’huile sur le feu.

Quiconque s’oppose à la guerre entre les peuples a intérêt à ne soutenir aucun de ces mouvements nationalistes rivaux prêts à régler leurs comptes sur le dos de milliards de civils innocents.

Appartenir à la gauche radicale ne protège pas de la complaisance avec l’État bourgeois

Jean-Luc Mélenchon prétend que ce que l’on appelle communément « état d’urgence » était légitime dans les premières heures ayant suivi les attentats du 13 novembre dernier.

Par de tels propos, le cofondateur du Parti de Gauche soutient mécaniquement des interdictions arbitraires ayant pesé sur des manifestations populaires, y compris pacifiques et non-violentes. Et même si cet ancien candidat à l’élection présidentielle dénonce (à juste titre), la prolongation de ce dispositif, approuver ce dernier par principe après chaque tuerie risque de ne pas être beaucoup moins mauvais que de soutenir ouvertement la décision du gouvernement.

Ce n’est pas la première fois que Mélenchon se montre favorable à l’interventionnisme répressif, puisqu’il a soutenu les opérations militaires que l’armée française a menées en Libye en 2011 et celles qu’elle a menées en Centrafrique en 2013. Il a également approuvé sur le fond l’intervention coloniale de l’État de l’hexagone au Mali, même s’il faisait mine d’émettre quelques réserves sur celle-ci.

Un départ ayant lieu à ne faire ni chaud ni froid

Christiane Taubira a récemment démissionné de son poste de ministre de la justice.

Cette femme politique a beau être classée comme l’une des personnes les plus à gauche parmi ses collègues, avoir très justement dénoncé des inepties proférés par ce qui était appelé « manif pour tous », et avoir milité pour diverses causes pertinentes, elle n’en fut pas moins complice du gouvernement et des politiques antisociales qu’il mena et continue de mener actuellement.

Préjugés sexistes : pas au nom de la lutte contre l’impérialisme et la pauvreté

Un représentant de BarakaCity (association humanitaire ou du moins prétendant l’être, qui revendique sur son site Internet ses valeurs au nom de l’islam) a déclaré fièrement et sans aucune gêne, lors d’une émission télévisée présentée par Ali Baddou, refuser systématiquement de serrer la main aux femmes.

Cette attitude est profondément réactionnaire. Et que l’intéressé soit membre d’un groupe faisant mine de mener ou même menant réellement quelques actions nobles ne rend pas moins puant ce sexisme.

Crier victoire serait prématuré

Le temps de travail des fonctionnaires portugais devrait en principe passer de quarante à trente-cinq heures par semaine sans diminution de salaire. C’est un minimum compte tenu de la surcharge des missions que doivent mener les personnes concernées et du besoin, face au chômage, de la répartition des tâches.

Mais cette mesure nécessite d’économiser des fonds en baissant les cadeaux faits au grand patronat. Or le gouvernement exclut catégoriquement de renoncer à engraisser les portefeuilles des milliardaires.

L’État ne financera donc la hausse de sa masse salariale qu’à crédit par l’augmentation des déficits budgétaires publics, ce qui fait que cette avancée sociale ne sera pas durable, et sera forcément annulée par des démantèlements de services publics et/ou des hausses d’impôts. Autrement dit : il n’y a pas lieu à se réjouir trop vite de cette annonce de l’exécutif, et nul véritable défenseur des travailleurs n’est tenu d’utiliser celle-ci comme prétexte pour appeler au renoncement ou même à la réduction des luttes collectives contre l’exploitation.

Présidence de Chávez : quelques avancées sociales, mais pas de rupture avec le capitalisme

Il y a dix-sept ans jour pour jour, Hugo Chávez arrivait officiellement à la tête de l’État vénézuélien. Ce militant bolivarien est considéré comme un exemple à suivre par bon nombre de mouvements de gauche à travers le monde.

La fin du XXème siècle a été marquée par le recul de l’extrême pauvreté dans ce pays jusque-là ravagé par l’austérité radicale imposée par le président Caldera.

Mais il ne faut pas perdre de vue que ces bons résultats sont le fruit de révoltes ouvrières qui s’étaient multipliées à cette période. Attribuer le mérite au gouvernement est donc un mauvais raisonnement.

Le Venezuela a par ailleurs été aidé par ses sols pétroliers. Et cet atout n’existait pas non plus grâce au président.

Chávez était un réformiste. Il était plus inspiré par l’utopie keynésienne selon laquelle on pourrait contrecarrer les méfaits du système capitaliste en ne s’en remettant qu’à une simple intervention de l’État-providence, que par l’abolition totale de la dictature qu’exercent les grands patrons sur l’économie.

Il avait de plus une conception bien à lui de la liberté d’expression, son régime recourant régulièrement à la censure de la presse. Sans parler de sa proximité avec des dictateurs tels que Kadhafi, Castro, et Ahmadinejad.

Perçu comme un symbole du socialisme, Chávez n’en fut pas pour autant un communiste révolutionnaire. Le salut des travailleurs ne viendra jamais d’un « bon gouvernement de gauche », ni de celui en place au Venezuela, ni d’aucun autre, mais par des luttes qu’ils devront mener eux-mêmes et collectivement.

La « loi sur les trente-cinq heures » : entre fausses avancées et vraies reculades

Il y a seize ans jour pour jour, devenait obligatoire le passage aux trente-cinq heures hebdomadaires comme durée de travail de base. Le taux horaire en était donc officiellement augmenté.

Cette réforme sert de prétexte pour redorer l’image du gouvernement de Jospin. Certains voudraient nous faire oublier que cette équipe a mené comme les autres une politique globalement pro-patronale et anti-ouvrière.

1/ UNE LOI EN TROMPE-L’ŒIL

Parler d’une « mesure des trente-cinq heures » relève d’une ambiguïté qui entretien la confusion entre l’idée de réduction du temps de travail et le texte mis en place par l’exécutif. C’est oublier que la loi Aubry comporte un piège, et qui n’est pas des moindres : elle incluait une baisse des cotisations sociales patronales qui a du être financée par des démantèlements de services publics ainsi que par diverses taxes payables par les membres des classes populaires.

Autrement dit : compte tenu de la contrepartie accordée aux patrons, les salariés ayant continué à travailler trente-neuf heures par semaine sont restés, malgré la majoration des heures supplémentaires, sans pouvoir d’achat supérieur à celui qu’ils avaient avant la ratification de la loi. Une réformette dont les composantes s’annulent qui n’était là que pour faire croire que les gens qui gouvernaient étaient socialistes.

2/ UNE OPPOSITION TRÈS SÉLECTIVE

Actuellement, des voix s’élèvent à gauche comme à droite pour réclamer la remise en cause des trente-cinq heures (on le voit dans l’actualité quand le ministre Macron fait savoir son souhait de supprimer l’obligation de majoration de dix pour cent des heures sups). Ces tribuns voudraient faire travailler davantage les salariés sans que ces derniers soient payés plus.

Mais les mêmes ne vont pas dénoncer la partie de la loi favorable aux milliardaires, celle portant sur les baisses de charges. On les entend au contraire prôner toujours plus de cadeaux aux maîtres de l’économie.

3/ SEULE ALTERNATIVE : LA RÉVOLUTION COMMUNISTE

Face au chômage et à la baisse de pouvoir d’achat, des réformes factices comme la loi Aubry sont totalement inefficaces. Ce qui s’impose, c’est la répartition du travail entre tous sans perte de revenus.

Mais ce type de mesure ne viendra pas d’un « bon gouvernement de gauche ». Les travailleurs doivent lutter collectivement afin d’exproprier sans indemnités la bourgeoisie de ses richesses mal acquises.

Un nouveau pas vers l’éradication des services publics

La SNCF a décidé de rendre payant l’échange et l’annulation de titres de transport de TGV. Le montant que devront verser les voyageurs sera d’au moins douze euros par billet.

À moins de jouer sur les mots, on ne peut que constater que par cette nouvelle hausse de tarif des services publics, l’État français augmente une énième fois les impôts des masses populaires. Les promesses du gouvernement de ne plus intensifier le matraquage fiscale contre les petites gens sont donc une nouvelle fois bafouées.

Oui à la lutte contre l’islamisme, mais sans soutenir n’importe qui faisant mine de le combattre

Alors qu’il était interviewé à propos de l’islam politique, et plus précisément de la misogynie véhiculée par ce dernier,  lors de l’émission « Des Paroles et des Actes » diffusée le 21 janvier dernier sur France 2, l’écrivain Alain Finkielkraut dénonçais l’enseignement dans les établissements scolaires de ce que lui et d’autres personnes appellent « la théorie du genre ».

Mais qu’a monsieur Finkielkraut contre cette idéologie qui en soi ne dit que le fait que les différences de rôles sociaux entre les sexes ne sont dues à rien d’autre qu’à un essentialisme artificiel ni n’ont pour cause quelle caractéristique biologique intrinsèque que ce soit (lequel fait est aussi évident que l’impossibilité de tracer un triangle qui ait deux angles droits)? En quoi l’enseignement de cette théorie devrait-il être mis dans le même sac que les pressions forçant des femmes parce qu’elles sont des femmes à porter le voile?

Qu’un intellectuel fasse une telle apologie du différentialisme entre femmes et hommes de manière si décomplexée est le signe que contrairement à ce dont beaucoup de gens sont persuadés, le sexisme ronge encore de nos jours chaque société, y compris dans le « pays de l’égalité et du progrès social ».

Les réformes dictatoriales, c’est aussi dans le « pays des droits de l’Homme »

Le gouvernement français envisage de prolonger de trois mois supplémentaires ce qu’il appelle « état d’urgence ». Loin de protéger la population du terrorisme, cette disposition ne fait quasiment rien d’autre que d’interdire des manifestations, notamment des contre le racisme, des contre l’islamisme, des en faveur de l’écologie, et des pour la défense des acquis sociaux.

Plutôt que de prendre des mesures liberticides au prétexte de lutte contre la menace djihadiste, il serait plus pertinent de cesser de favoriser cette même menace, de sorte à ne plus avoir besoin de la réparer ensuite. L’État fait en effet construire de l’armement destiné à être vendu à des bureaucraties de droit coranique que nul n’ignore fournir du matériel de guerre aux groupes terroristes pro-Charia, sans que le moindre centime des marges générées par ces importations serve à quoi que ce soit d’autre qu’à financer des dividendes pour des industriels milliardaires.

Une fois encore, les profits du grand patronat passent avant les libertés fondamentales, mais aussi avant la sécurité de l’ensemble des citoyens, car il est incontestable que cet « état d’urgence », en plus de bafouer les droits de l’humain, n’empêche pas et ne pourra jamais empêcher davantage qu’une infime minorité d’attentats.

Légalisation de l’avortement : des droits encore loin d’être acquis

C’est aujourd’hui l’anniversaire de la promulgation de la loi autorisant l’avortement en France. Cette réforme abolissait des mesures de pénalisation qui prévoyaient des peines d’emprisonnement et de fortes amendes.

Pour une république qui prétend promouvoir les libertés, reconnaître le droit des personnes à disposer de leur propre corps était la moindre des choses.

Une croyance populaire attribue le mérite de cette avancée à Simone Veil. Mais la décriminalisation de l’interruption volontaire de grossesse n’a en réalité été rendue possible que grâce à de longues et fortes manifestations des masses populaires revendiquant l’égalité entre les femmes et les hommes, le gouvernement n’ayant fait que suivre.

D’ailleurs, loin d’avoir défendu un féminisme progressiste, la ministre de la santé aura au contraire pris soin d’imposer de fortes restrictions à la loi qui porte son nom. La réforme écartait entre autres tout remboursement de l’intervention.

De nos jours, on assiste à une hausse de la côte de popularité de mouvements réactionnaires déterminés à remettre en cause cet acquis démocratique. Et ce droit élémentaire si durement conquis est par ailleurs menacé par la multiplication des fermetures de centres d’IVG.

Ariel Sharon : faux protecteur du peuple d’Israël, véritable meurtrier

C’est aujourd’hui le deuxième anniversaire de la mort de l’ancien premier ministre israélien Ariel Sharon.

Celui-ci avait mené plusieurs répressions militaires à des fins coloniales contre les classes populaires palestiniennes. Il a œuvré pour le maintien des camps d’internement dans la bande de Gaza.

Loin d’avoir combattu l’antisémitisme, il a également opprimé son propre peuple par une théocratie liberticide et par des mesures antisociales.

Il est incontestable que Sharon nous a quittés avec du sang sur les mains. Et il est normal qu’à son décès, l’ensemble des chefs d’État du monde lui aient rendu hommage, car ces derniers mènent des guerres impérialistes dignes de lui.

Mitterrand : un « socialiste » dévoué au capitalisme

C’est aujourd’hui le vingtième anniversaire de la mort de François Mitterrand, président de la France de 1981 à 1995. Classé à l’aile gauche du Parti Socialiste, il n’en a pas moins mené la même politique que les conservateurs.

Pendant vingt-trois années de pouvoir à droite et au centre, la population était astreinte à la surcharge de travail et aux bas salaires. Le pouvoir d’achat demeurait en forte dégringolade.

Face à cela, l’ensemble de la gauche réformiste fit sans cesse la promotion durant la campagne électorale de 1981, de celui qui faisait figure d’homme providentiel. Par plusieurs coups de pub, on nous promettait alors le changement par le simple glissement dans l’urne d’un bulletin avec le nom du candidat inscrit dessus.

Beaucoup attribuent le mérite de l’avancement de l’âge de la retraite à soixante ans et de la cinquième semaine de congés annuels à Mitterrand. Mais ces avancées sont surtout le fruit de manifestations des travailleurs, le gouvernement n’ayant fait que suivre.

Toujours est-il que pour rendre possibles les mesures sociales, il faut les financer en piochant dans les fortunes des nantis. Or l’exécutif en place prenait le chemin inverse en accordant de nombreux cadeaux aux grands patrons, comme par exemple la baisse de l’impôt sur les bénéfices des sociétés, ou des nationalisations accompagnées d’indemnités exorbitantes pour les propriétaires.

Cette utilisation de l’État comme vache à lait des capitalistes aura considérablement appauvrit les collectivités. Sous prétexte de combler les déficits, le président annoncera la « rigueur » moins de deux ans après son élection, avec à la clé des réformes immondes telles que la suppression de l’échelle mobile des salaires.

Bien loin de la légende du socialiste déterminé à combattre les dérives de la finance, Mitterrand aura été un fidèle serviteur de la bourgeoisie, qui aura d’ailleurs bénéficié de la complicité du PCF. Et ce n’est pas le fait que des représentants de la « vraie gauche », comme Mélenchon, continuent de rendre hommage à cette personne qui a glorifié la bourse, qui fera oublier son bilan catastrophique.

Cette expérience est une leçon nous apprenant qu’il ne peut y avoir aucun sauveur suprême, et qu’un « bon gouvernement de gauche » ne servira strictement à rien face à la dictature exercée par les milliardaires sur l’économie. Pour mettre fin à ce système d’exploitation d’êtres humains, les masses populaires ne peuvent compter que sur leurs luttes collectives.

Taxer davantage les pauvres : la bonne résolution du gouvernement pour cette nouvelle année

À compter d’aujourd’hui, le prix unitaire des timbres vendus par le groupe français La Poste passera des soixante-dix centimes d’euro en vigueur depuis janvier de l’année dernière à soixante-douze. Cette variation correspond à une hausse de près de trois pour cent.

Et malgré cela, on ose nous dire que le taux d’intérêt actuel du Livret A (moins de huit pour mille par an) serait trop élevé par rapport à l’évolution du coût de la vie. Plus c’est gros plus ça passe.

Des révoltes trahies par leurs imperfections

C’est aujourd’hui l’anniversaire de l’arrivée de Manuel Urrutia-Lleó à la tête de l’État cubain, le 2 janvier 1959.

Cette date marque la fin de la révolution contre le régime de Fulgencio Batista, serviteur de l’impérialisme nord-américain.

1/ DES RÉVOLTES CONTRE UNE OLIGARCHIE MALODORANTE

Le président Batista s’est maintenu au pouvoir pendant sept années consécutives. Son bilan fait état de l’aggravation de la pauvreté.

Le ras-le-bol de la population l’aura incitée aux luttes contre ces oppressions.

2/ MAIS DERRIÈRE, L’ABSENCE DE VÉRITABLES PERSPECTIVES RÉVOLUTIONNAIRES

Une fois le régime renversé, le prolétariat ne remportait qu’une bataille parmi tant d’autres. Il restait donc bien d’autres luttes à mener pour son émancipation.

Celui qui s’est imposé à la tête de ces mouvements de contestation, un certain Fidel Castro, avait, une fois nommé chef du gouvernement par Urrutia-Lleó, appelé les travailleurs à cesser les grèves. La principale erreur des révolutionnaires avait été d’obéir à cette consigne.

Au lieu d’encourager à la poursuite des révoltes, le nouveau régime a préféré l’instauration d’une bureaucratie qui aura transformé la révolution en simple coup d’État, reproduisant ainsi les mêmes erreurs que l’URSS.

3/ LE NATIONALISME : UN POISON QUI COUTERA CHER AUX TRAVAILLEURS

Le communisme ne peut se faire qu’à l’échelle mondiale. Il implique donc l’union des travailleurs de toutes les régions.

Or, la révolution s’est restreinte à un tout petit pays. L’isolement a été une cause de son échec.

Castro récusait lui-même être communiste. Et ce fut tout ce qu’il y a de plus normal pour ce dirigeant chauvin qui ne cessera d’exalter son « patriotisme », reniant ainsi les principes de solidarité internationale des opprimés.

Le « père de la révolution » respectera une logique xénophobe refusant la coopération avec les classes populaires des USA. Une telle démagogie est une négation de la lutte des classes.

4/ UN NOUVEAU MODÈLE IDENTIQUE À CELUI QU’IL PRÉTENDAIT ABOLIR

Entre les prisonniers politiques, la censure de la presse, les politiques anti-ouvrières, et l’absence de libertés, le régime castriste s’est montré tout aussi despotique que celui de Batista ou de n’importe quel autre tyran.

Cette dictature n’a jamais été socialiste ou communiste. Elle a au contraire trahi les idéaux émancipateurs qui constituaient l’esprit de la révolution.

Au Moyen-Orient comme en Occident, les profits des maîtres de l’économie et de la finance passent avant tout

Le gouvernement d’Arabie Saoudite augmentera les impôts payables par l’ensemble de la population, via, entre autres, une majoration des taxes sur la consommation, y compris sur les produits de première nécessité. Le prétexte utilisé est la baisse constante du solde budgétaire public.

L’État saoudien réquisitionne les ressources pétrolières de son pays et les revend ensuite aux grands industriels à des prix tellement bas que malgré le fait que les travailleurs chargés d’extraire la marchandise doivent se contenter de salaires de misère, le coût de revient des collectivités induit par cette transaction commerciale est supérieur aux recettes de ces dernières. Il dépense aussi énormément en armement militaire qui bien loin de protéger quel peuple que ce soit, ne sert qu’à massacrer des gens.

Sans ces gaspillages faits en faveur des portefeuilles des milliardaires, les déficits pourraient être comblés sans que soit amputé le pouvoir d’achat des classes moyennes et pauvres. Mais tout le monde devine que et pourquoi les dirigeants politiques n’accepteront jamais de mettre un terme à l’octroi de cadeaux au patronat.

Arrivée de la gauche radicale au pouvoir : un fait qui ne doit pas servir de prétexte aux personnes anti-capitalisme pour se relâcher

Les élections générales espagnoles qui se sont tenues dimanche dernier se sont traduites par une entrée du parti « Podemos » au Congrès des Députés, avec un total de plus de sept pour cent des sièges. Ces résultats démontrent qu’il y a parmi les citoyens des gens ayant rejeté les politiques immondes prônées entre autres par le Partido Popular (membre du Parti Populaire Européen) et par le Partido Socialista Obrero Español (membre du Parti Socialiste Européen).

Mais dans le cadre du système capitaliste en vigueur, les véritables détenteurs du pouvoir sont, non pas les parlementaires, ni les ministres, ni aucun autre fonctionnaire politique, mais les grands actionnaires riches à milliards, qui ne sont quant à eux pas élus, et sont les seules personnes pouvant prendre les décisions (licencier ou non, modifier ou non les salaires…). Or, le parti de Pablo Iglesias-Turrión nous raconte, à l’instar de SYRIZA en Grèce, du Front de Gauche en France, et de Die Linke en Allemagne, le mensonge selon lequel un « bon gouvernement de gauche » pourrait se substituer aux révoltes collectives.

Il n’existe aucun sauveur suprême, aussi gauchiste qu’il soit dit et/ou fasse mine d’être. Les opprimés ne peuvent donc compter que sur leurs propres luttes destinées à éradiquer la dictature exercée par le grand patronat sur l’économie.

D’horribles massacres menés au nom de la soif de pouvoir des castes dirigeantes

C’est aujourd’hui le trente-sixième anniversaire de l’invasion de Kaboul par l’armée soviétique, marquant le début d’une guerre qui aura duré près d’une décennie. Ce conflit opposait le régime en place (soutenu par l’URSS) et les moudjahidines partisans de l’instauration de la Charia (soutenus par les USA, le Pakistan et l’Europe).

Ces puissances rivales auront pris le peuple afghan en otage pour défendre leurs ambitions impérialistes respectives. Elles sont donc toutes, d’un camps comme de l’autre, co-coupables des innombrables crimes qui ont été commis.

Ce conflit aura ravagé l’Afghanistan et fait plusieurs centaines de milliers de morts. Il aura été l’une des plus grosses saloperies de cette guerre froide engendrée par les bureaucrates nationalistes défendant leur bourgeoisie au détriment des classes populaires de tous les pays.

Un tribun fautif de l’existence de fléaux qu’il prétend combattre

Le chef de l’État français se déclare opposé à l’instauration de plus de proportionnelle pour les élections, au motif que cela multiplierait le nombre de sièges attribués au Front National si c’était mise en place.

Cette logique consiste à préférer masquer les problèmes plutôt que de les résoudre. Si l’extrême droite obtient la moitié des suffrages et la moitié de la représentation parlementaire alors elle a les faveur de la moitié de la population, et si elle obtient la moitié des suffrages sans obtenir plus de trois pour mille de la représentation parlementaire alors elle a les faveur de la moitié de la population, ce qui fait que dans les deux cas, un citoyen sur deux sera de toute façon tombé dans le piège du chauvinisme.

C’est à cause de la montée de la précarité que les gens sont déboussolés au point de se jeter dans les bras du parti de Le-Pen. Et tant que survivra ce système que défend François Hollande et qui prévoit la propriété exclusive du grand patronat sur les moyens de production, le FN ne pourra pas cesser d’être dangereusement fort, que les scrutins soient faits ou non à la proportionnelle, et quel que soit qui occupe les postes de députés.

La contraception : un droit encore à défendre

C’est aujourd’hui l’anniversaire de l’adoption de la « loi Neuwirth », dépénalisant la contraception en France. Ce fut l’une des premières avancées dans le droit à disposer de son propre corps.

Par contre, le mérite de ce progrès ne revient ni au député qui a donner son nom à la mesure, ni à aucun autre dirigeant politique, mais aux mouvements de révolte de la rue, en particulier ceux pour l’égalité des sexes. Les parlementaires et le gouvernement n’ont quant à eux fait que suivre.

D’ailleurs, ces notables ont à l’inverse contribué à vider cette revendication de son contenu en prenant soin d’écarter le remboursement. La majorité des femmes restait donc privée de ce droit élémentaire.

De nos jours, de nombreux moyens de contraception restent exclus de la prise en charge par la Sécurité Sociale, et cet acquis est menacé par les fermetures d’établissements hospitaliers. Le combat pour les libertés est donc loin d’être obsolète.

Un discours sans signification : une arme pour détourner les gens des vraies causes des problèmes

Jean-Marie Le-Guen explique la hausse continue du taux de personnes sans emploi par ce qu’il appelle « une faille dans l’industrie ».

Il serait bon de dire clairement que la soumission exclusive des décisions au bon vouloir des grands patrons qui font passer en priorité la maximisation de leurs profits, dont le niveau actuel est incompatible avec la résolution des problèmes des chômeurs. Cela constituerait une analyse plus compète que l’explication formulée par ce député, laquelle explication veut tout et ne rien dire, d’autant plus que la baisse du pouvoir d’achat des classes populaires est due, non pas à quelle insuffisance de production que ce soit (la création de valeur est très forte, si bien qu’elle ne peut pas vraiment grossir davantage), mais au fait que la répartition des richesses est trop inéquitable.

Mais il est fort improbable que Le-Guen reconnaisse cela. Ce n’est pas demain la veille qu’on l’entendra dénoncer la dictature qu’une toute petite minorité de la population exerce sur l’économie.

L’existence des frontières est incompatible avec le respect des libertés

C’est aujourd’hui la Journée Internationale des Migrants. L’occasion de défendre un droit essentiel de l’être humain : celui de circuler librement.

Bon nombre de personnes obligées de quitter leur pays du fait de la misère et de la dictature sont maintenues dans la clandestinité dans leur région d’accueil, à cause des répressions des sans-papiers. Les barbelés aux frontières sont même responsables de la mort de migrants contraints d’emprunter les chemins les plus dangereux.

À gauche comme à droite, on entend pointer l’immigration comme responsable de la crise. Mais la véritable cause du chômage est l’inégale répartition du travail, inégale répartition en raison de laquelle qui a un emploi subit des cadences infernales sans gagner de quoi vivre décemment.

On constate d’ailleurs que les gens qui s’en prennent aux travailleurs étrangers, qu’ils accusent de voler le pouvoir d’achat des nationaux, sont bien souvent aussi ceux qui se gardent de dénoncer, quand ils ne défendent pas clairement, ces grands patrons qui licencient les uns et augmentent la charge de travail pour les autres sans hausse de salaire, pour gonfler leurs profits.

La liberté de circulation des personnes est pourtant une condition nécessaire à l’établissement d’une véritable démocratie. Les frontières étant génératrices de communautarisme, le bien de l’humanité passera par leur suppression.

Une personne prête à faire passer l’absurde avant la logique pour arriver au pouvoir

Marine Le-Pen affirme dans un tweet que si son parti ne remporte pas les élections, cette défaite aurait pour conséquence inévitable la mise en place d’une dictature islamiste forçant les femmes à porter le voile. Mais en quoi la simple défaite électorale de qui que ce soit constituerait-elle en elle-même une cause de l’instauration de la Charia?

C’est l’élection de quelqu’un qui peut entraîner une théocratie, si ce quelqu’un est lui-même partisan d’une bureaucratie théocratique, ou tout simplement si des politiques qu’il prône sont elles-mêmes, pour des raisons pouvant être très diverses, génératrices d’intégrisme religieux et de terrorisme. Mais en aucun cas la non-élection de quelqu’un serait en soi fautive de quoi que ce soit.

La présidente du Front National est visiblement prête à dire n’importe quelle connerie pour être élue. Et on peut en dire autant de l’ensemble de la caste politicienne, de gauche comme de droite.

Des politiciens qui voudraient faire croire qu’ils combattent la misère, mais sans toucher aux portefeuilles de la bourgeoisie

Face à la montée du chômage, le gouvernement français propose un énième remède : la création d’un nouveau type de contrat de travail, dans le cadre duquel les salaires soient intégralement pris en charge par l’État plutôt que par les employeurs.

Mais comme les allocations de chaque chômeur sont inférieurs au SMIC, lui-même très bas, cette mesure coûtera aux finances publics plus qu’elle ne leur permettra d’économiser, et cette perte devra être financée. Et comme le gouvernement n’acceptera jamais de mettre à contribution les milliardaires, on peut être sûr qu’il fera payer les non-riches, y compris les chômeurs concernés par cette nouvelle forme d’emploi, ce qui fait que la hausse des revenus nominaux de ces derniers sera balayée par l’augmentation des impôts qu’ils devront payer, et donc qu’ils trimeront davantage sans que leur pouvoir d’achat augmente.

Face à l’explosion du taux de personnes sans emploi, répartir le travail entre tous sans perte de revenus serait plus pertinent, et est même indispensable. Mais une telle mesure nécessiterait de consentir à une baisse des profits du grand patronat, ce qui serait un horrible péché aux yeux de ces ministres marchands d’illusions.

Une politicienne nostalgique de l’Ancien Régime

Selon la députée Marion Maréchal-Le-Pen, aucune personne qui ne vibre pas à ce qu’on appelle « sacre de Reims » ne pourrait être un « vrai Français ».

Mais je ne vois pas bien en quoi des gens trimant en France seraient illégitimes pour prétendre faire partie du peuple simplement parce qu’ils n’idolâtrent pas un certain fait historique, qui plus est un qui ne symbolise quasiment rien d’autre qu’une monarchie théocratique dans laquelle le blasphème était passible de la peine de mort.

On peut se demander si cette parlementaire ne va pas suggérer d’expulser de l’hexagone quiconque n’approuve ni les « chasses aux sorcières » ni l’inquisition ni l’emprisonnement des athées, au motif que cela fait partie de l’histoire de ce pays.

Peu importe qu’il y ait plus, autant, ou moins d’Europe, les méfaits du capitalisme n’en seront pas moins violents

À l’approche du second tour des élections régionales françaises, des « eurosceptiques », de gauche comme de droite, refont entendre leurs voix.

Différentes mesures protectionnistes aux frontières des pays membres sont réclamées, telles que le retour aux monnaies nationales ou la fin de l’Espace Schengen, quand ce n’est pas la sortie pur et simple de l’UE.

1/ UNE CONSTRUCTION EUROPÉENNE QUI N’A NULLEMENT PROTÉGÉ LES PAUVRES

On nous avait présenté le Marché Commun et ses descendants comme un moyen de promouvoir la réconciliation. À cet époque, l’Europe sortait tout juste d’une guerres des peuples qui avait fait plusieurs dizaines de millions de mort en moins de six ans.

Il s’agissait en réalité d’une simple alliance de capitalistes du continent qui voulaient se protéger de la concurrence des USA et de l’URSS. Mais ceux-ci se foutaient royalement du mal que les conflits infligeaient aux populations.

2/ MAIS DES ÉTATS-NATIONS QUI EUX NON PLUS NE DÉFENDENT PAS LA JUSTICE SOCIALE

Certains nous présentent l’Union Européenne comme le fautif de l’austérité. Rien n’est plus faux dans la mesure où le droit communautaire accorde une large souveraineté aux gouvernements nationaux, et ne leur interdit en rien de prendre des mesures comme la hausse du salaire minimum, la baisse des cadeaux accordés aux très riches, ou la prohibition des licenciements.

Ce n’est pas Bruxelles qui empêche les pays membres de mettre fin aux politiques anti-ouvrières, mais les actionnaires des grands groupes économiques et financiers. Le protectionnisme n’améliorera en rien la situation des classes populaires.

Le seul effet réellement imputable à l’union des États est d’avoir légèrement favorisé les entreprises allemandes au détriment de milliardaires d’autres pays qui auront perdu un tout petit peu de parts de marché. Autrement dit, un fait ne constituant rien d’autre qu’une affaire interne à la bourgeoise.

3/ SEULE ALTERNATIVE : LES RÉVOLTES DES PROLÉTAIRES CONTRE LE CAPITALISME

L’UE n’est ni la cause des maux subis par les peuples, ni la solution pour les résoudre. Personne parmi ces dirigeants politiques, qu’il s’agisse de ceux mandatés à l’échelle nationale, de ceux à celle européenne, ou de n’importe qui d’autre, n’a le moindre pouvoir, le patronat sans frontières étant l’unique décideur.

Pour voir leur pouvoir d’achat augmenter, les travailleurs d’Europe mais également du monde entier ne peuvent compter que sur leurs propres luttes. Ils doivent s’unir pour arracher les richesses produites par leur labeur des mains des capitalistes.

La laïcité : une valeur encore à défendre

C’est aujourd’hui en France le cent-dixième anniversaire de la Loi de Séparation des Églises et de l’État.

Ce pays est réputé pour être l’un des plus respectueux de la neutralité religieuse.

Mais l’État français est-il réellement anticlérical? Pas autant que l’on voudrait nous faire croire.

1/ UN RÉGIME PAS SI LAÏC

Bafouant la loi de 1905, le concordat en vigueur en Alsace et en Moselle inclue l’utilisation des finances publiques pour subventionner les cultes. Et encore au XXIème siècle, un délit de blasphème y prévoit dans le droit des peines d’amende pour usage de sa liberté d’expression.

L’influence de la religion dans la vie politique se constate aussi hors de ces régions.

Les établissements scolaires confessionnels sont reconnus par l’État, parfois financés par le contribuable sous prétexte qu’elles sont « sous contrat », sans qu’ils ne soient obligés d’appliquer les principes de neutralité de l’enseignement.

Le financement public des édifices religieux est également monnaie courante  dans ce pays comme dans les autres.

Jean-Pierre Chevènement, pourtant réputé laïcard convaincu, a été l’un des premiers déclencheur de l’implication des institutions étatiques dans la création du Conseil Français du Culte Musulman, une association purement religieuse.

Les horaires séparés pour les femmes et les hommes dans les piscines municipales constituent également du pain béni pour les fondamentalistes.

La société Air France impose aux hôtesses, dans ses vols en provenance et à destination de l’Iran, le port du voile. Face à cette oppression effectuée par le groupe, la justice française n’a jamais réagi.

Au nom de prétendues lois sacrées, sont également admis le choix du sexe du praticien dans les hôpitaux et cliniques, ainsi que d’autres formes de transgression de la laïcité.

2/ UNE CLASSE POLITIQUE QUI SERT LA SOUPE AUX INTÉGRISTES

À gauche comme à droite, on entend beaucoup de femmes et hommes politiques faire la cour aux obscurantistes religieux.

Patrick Binder, tête de liste du FN pour la région alsacienne en 2010, s’est prononcé pour l’extension du régime clérical local à l’ensemble du territoire national. Beaucoup de cadres du parti l’ont approuvé.

Tout en s’autoproclamant républicaine, Christine Boutin a plusieurs fois réclamé que soient inscrites dans les textes de lois les prétendues « racines chrétiennes » de l’Europe.

Durant les élections régionales de 2010, la campagne en Alsace a vu plusieurs candidats préconiser l’instauration de cours obligatoires de religion islamique dans les écoles primaires et secondaires. Cette proposition émise par le MoDem, et contraire aux principes laïcs, a même été reprise par le candidat tête de liste du Front de Gauche, qui a été, fort heureusement, critiqué par le PCF et le PG.

Marine Le-Pen avait déclaré que l’État français était laïc car chrétien. C’est une absurdité d’une part parce que quand un État a une valeur, et en l’occurrence un ou plusieurs cultes, il les impose par définition à ses peuples, ce qui fait qu’il n’est pas laïc, et d’autre part parce que l’évidence selon laquelle toutes les religions sont à mettre dans le même sac est niée.

C’est un premier représentant de la « république laïque » qui avait un jour déclaré au palais de Latran qu’un professeur ne pourrait jamais remplacer un prêtre. Je pense au contraire que le moins expérimenté des enseignants apportera bien plus de savoirs que des millions de curés, d’imams, de pasteurs, de rabbins, ou de n’importe quelles autres responsables religieux, réunis.

L’actuel chef de l’État ne s’est pas mieux comporté que son prédécesseur, quand, expliquant la raison de son soutien au statut concordataire alsacien, il faisait l’éloge de cet accord entre le clergé et les bonapartistes qui a enclenché plus d’une décennie de dictature sanglante.

3/ THÉOCRATIE : DOCTRINE TOTALITAIRE PAR ESSENCE

Marx avait vu juste quand il écrivait que la religion était l’opium du peuple, cette dernière incitant les opprimés à suspendre leur sort à des forces surnaturelles et fictives plutôt qu’à la lutte de front.

Il serait bien sûr inacceptable, car contraire à la liberté de penser, d’interdire les religions. Mais le fait qu’elles protègent ce système d’exploitation d’êtres humains rend indispensable leur exclusion dans les prises de décisions publiques.

Une démocratie réellement respectueuse des libertés ne peut se faire que par une véritable laïcité, c’est à dire une société dont les lois sont corrélées au seul ordre public sans tenir compte de l’existence des cultes.

La dictature théiste exercée sur des lois imposées à tous est une réalité, à degré plus ou moins fort, dans toutes les régions du monde, y compris en France. La lutte contre la participation de ce qui est religieux au pouvoir politique reste donc d’actualité.

Un odieux chantage

Serge Papin, PDG de l’entreprise « Système U », excuse les traitements inhumains infligés aux animaux par l’élevage industriel. Il a prétendu au cours d’un débat télévisé suivant le documentaire « L’Animal est une Personne » de Franz-Olivier Giesbert diffusé récemment sur France 3, que la généralisation de l’agriculture bio et extensive serait impossible sans hausse des prix de la viande dans les rayons.

Monsieur Papin semble oublier que les sociétés de grande distribution sont sous la propriété d’actionnaires riches à milliards. Piocher dans les portefeuilles de ces gens-là permettrait de remplacer ces camps de concentration d’êtres vivants par un mode de production plus respectueux des animaux, plus écologique, et dont les fruits soient de la viande plus diététique que celle actuellement disponible au grand public, sans que ce soit au détriment du pouvoir d’achat de l’ensemble de la population.

Des oligarques concurrents que tout démocrate a intérêt à ne pas soutenir

L’armée allemande , jusque-là non-participante, du moins en apparence, de ce qu’on appelle « coalition contre l’État Islamique », interviendra désormais au Mali, tandis que celles déjà engagées, notamment britannique, américaine et française, multiplieront quant à elles les bombardements sur l’Irak et sur la Syrie. Ces frappes, dont le but officiel (à savoir la lutte contre le terrorisme) n’est rien d’autre qu’un faux prétexte, causeront inévitablement la mort de plusieurs milliers d’innocents, si ce n’est davantage.

De leur côté, l’organisation nommé « Daesh », ses alliés (lesquels incluent, même si beaucoup le nient, la bureaucratie turque et des dictatures du Golfe), et divers groupes djihadistes, utilisent le combat contre les impérialismes occidentaux qui oppriment les populations d’Afrique et celles d’Orient comme prétexte pour intensifier les massacres destinés à imposer la Charia et pour préparer de nouveaux attentats partout dans le monde.

Ces camps rivaux sont tous coupables de boucheries meurtrières particulièrement barbares, et aucun d’eux ne protège le moindre peuple de quelle oppression que ce soit, ni n’a d’excuse de légitime défense. Prendre parti et se ranger du côté de l’une ou de l’autre de ces bandes guerrières n’ayant pas l’ombre d’un scrupule pour éradiquer des vies humaines rendrait impossible toute paix, et ne reviendrait finalement qu’à choisir la couleur qui servira à peindre ce qui va dans tous les cas nous priver de libertés et nous imposer l’obscurantisme.

État religieux = totalitarisme

C’est aujourd’hui l’anniversaire de l’arrivée de Rouhollah Khomeini à la tête de l’Iran, marquant la mise en place du régime religieux actuellement en vigueur.

Ce modèle obscurantiste a été instauré par un mouvement bourgeois qui n’avait de « révolution » que le nom. S’ensuivirent les condamnations à mort pour blasphème, l’obligation du port du voile, et bien d’autres suppressions de libertés.

Le régime iranien est à la fois le plus clérical au monde et l’un des plus totalitaires. Cela démontre l’évidence du lien de causalité entre théocratie et dictature bureaucratique.

Nulle politique écologique efficace ne peut être menée sans l’éradication du capitalisme

Plusieurs dizaines de chefs d’État se réunissent à Paris autour d’un rassemblement appelé « réunion de la COP 21 », dont but officiel serait de prendre des mesures en faveur de l’environnement à l’échelle internationale. Paradoxalement, pour ce débat que l’on dit être en faveur de l’écologie, des mesures totalitaires interdisant dans l’ensemble de la région francilienne toute manifestation, y compris contre le réchauffement climatique, ont été mises en place.

Toujours est-il que le fait que tous ces dirigeants politiques prétendent agir au service d’une économie plus verte présente une contradiction. En effet, ils sont dévoués au dogme consistant à refuser tout ce qui est incompatible avec la maximisation des profits du grand patronat, profits sans la baisse desquels aucune réduction de la pollution n’est pourtant possible (en raison d’une réalité physique et objective qu’il n’est nécessaire d’être scientifique professionnel ni pour connaître ni pour comprendre, selon laquelle pas une technique de production moins polluante que celles standards et dont l’utilisation ne soit pas plus coûteuse n’existe).

Ce n’est pas la confiance en ces guignols qui peut être outil de diminution des rejets de carbone, mais les luttes collectives des travailleurs contre ce système qui place les moyens de productions sous la propriété exclusive de milliardaires ne représentant pas plus d’une infime minorité de la population mondiale, lequel système est intrinsèquement générateur de dégradations de la biosphère.

Clemenceau : un « socialiste » ennemi des classes ouvrières

C’est aujourd’hui l’anniversaire de la mort de Georges Clemenceau.

Présenté comme l’un des chefs de gouvernement les plus à gauche de la 3ème République, il n’en a pas moins maltraité les travailleurs. Il avait entre autres réprimé par le sang la grève de Draveil et de Villeneuve-Saint-Georges en 1908.

En 1919, il fut à l’origine de ce dispositif maquillé en « traité de paix », qui imposait aux classes populaires allemandes des sacrifices inacceptables, pour payer la réparation des catastrophes engendrées par la bourgeoisie.

Plusieurs personnalités politiques proches de la majorité en place lui ont rendu hommage. C’est d’ailleurs tout à fait naturel, car les membres du gouvernement et celui qui était surnommé « le Tigre » partagent un point commun notable : leur trahison envers l’idéologie socialiste.

Un État prêt à tout pour défendre le grand patronat, y compris à dire d’énormes mensonges

Ce que l’on appelle « affaire Kerviel » vient de connaitre un nouveau rebondissement : la brigade financière dément dans un rapport la véracité du témoignage d’une policière anciennement chargée de l’enquête. Cette dernière affirmait en effet que les actionnaires de la Société Générale avaient été au courant des agissements du célèbre trader avant même qu’il soit trop tard pour empêcher ces fraudes.

L’impossibilité que ces détournements n’aient été connus que de Jérôme Kerviel est une évidence. Et l’intégralité de l’argent volé aux clients de la banque a atterri dans les portefeuilles des propriétaires milliardaires de cette dernière, ce qui fait que ces mêmes portefeuilles constituent ce sans piocher dans quoi personne parmi ces gens escroqués ne pourra être dédommagé.

Le général de-Gaulle : un faux libérateur de peuples, mais un vrai serviteur de la bourgeoisie

À l’occasion de l’anniversaire de la mort de Charles De-Gaulle, de nombreuses personnalités politiques sont venues lui rendre hommage.

On nous présente ce général comme un héros libérateur. Mais après une lecture sérieuse de son CV, on peut s’apercevoir que la réalité est moins élogieuse.

1/ QUELQU’UN D’INSPIRÉ PAR LE CHAUVINISME

Il est coutume d’attribuer les mérites du renversement de la dictature pétainiste aux troupes dites « Alliés », dont De-Gaulle était l’un des leaders. On laisse alors de côté le fait que bien des révoltes contre le fascisme aient été menées par des groupes indépendants des nationalistes.

Celui qui était lieutenant pendant la Première Guerre Mondiale n’avait pas vu d’inconvénients à soutenir l’action du  général Pétain, alors que ce dernier cautionnait des crimes aussi sanglants que ceux que commettra le régime de Vichy.

Il ne faut pas oublier par ailleurs qu’en exaltant le nationalisme, De-Gaulle a envoyé un message de repli sur ses frontières qui a conduit les peuples vers des mauvaises pistes de luttes. Il est donc coresponsable des horreurs des deux guerres mondiales.

2/ L’APRÈS-GUERRE ET LE POUVOIR

Une fois son gouvernement provisoire en place, ce très conservateur mènera une politique en faveur des grands patrons. Il sera d’ailleurs aidé par la gauche qui cautionnera les mesures anti-ouvrières.

Il fera de même à partir de son retour à la tête de l’État, en 1958. À tel point qu’une décennie plus tard, des citoyens excédés par le piétinement des libertés descendront dans les rues, provoquant ainsi d’importantes révoltes.

3/ ET LE RACISME EN PRIME

Cet homme politique réactionnaire avait tenu des thèses très explicites concernant cet Europe qui serait un « peuple de race blanche ». Sa théorie sur la prétendue impossibilité d’intégration des Noirs, des Asiatiques, des Juifs et des Arabes, fut sans ambiguïté.

Dire qu’une limite maximale de présence de certaines ethnies devrait être mise en place est pourtant une atteinte flagrante au principe d’égalité qu’affirme promouvoir cette république.

4/ UN AGENT DU CAPITALISME

Loin de l’image de résistance au fascisme qui lui est accolée, le premier président de la 5ème République était un acteur de l’obscurantisme.

Qu’il ait fait mine par exemple de promouvoir l’amitié franco-allemande et la réconciliation entre les peuples ne fera pas oublier la germanophobie dont il a fait preuve en temps de guerre. Il ne peut pas être considéré comme un symbole de l’ouverture.

Ce chauvin est célébré à gauche comme à droite. Ça n’est pas surprenant, car tous ces tribuns au pouvoir appliquent ou ont appliqué à la lettre une valeur chère au général : le dévouement à la bourgeoisie.

Un symbole du nationalisme qui n’est pas tombé grâce à qui on croit

C’est aujourd’hui l’anniversaire de la chute du mur de Berlin, édifice de ségrégation, mais également symbole d’une très longue guerre. Guerre froide, nuancent certains pour minimiser, mais guerre quand même.

Ce conflit entre puissances rivales, les unes ouvertement pro-capitalisme et les autres dirigées par des partis qui n’avaient de socialistes ou de communistes que les noms, menaçait d’une entrée dans une troisième guerre mondiale, nucléaire cette fois, qui comme Einstein l’avait sous-entendu, aurait inévitablement causé la destruction de la société humaine.

La suppression de ces barbelés entravant à la liberté de circuler construits sur ordre des dirigeants de la RDA alliés de la bureaucratie soviétique n’a pas été rendue possible, contrairement à ce que dit la légende, grâce aux régimes américains et ouest-européens, mais aux soulèvements des populations.

Ces décennies de communautarisme extrême démontrent les dangers du poison nationaliste. Pour que cela ne se reproduise pas, les travailleurs doivent prendre conscience du fait que ce sont bien toutes les classes dirigeantes quel que soit leur pays qui sont responsables du déclenchement des guerres, et lutter pour l’éradication totale des frontières.

Non à la peine de mort

C’est aujourd’hui la Journée Mondiale contre la Peine de Mort. L’occasion de dénoncer une barbarie moyenâgeuse encore en vigueur au XXIème siècle.

Actuellement, le nombre de pays l’ayant officiellement abolie est légèrement majoritaire dans le monde. Mais en raison de l’usage massif de ce type de sanction par des États très peuplés tels que l’Inde, la Chine, l’Arabie Saoudite, les USA et l’Iran, au moins deux tiers de l’humanité vivent dans une région où la peine capital est appliquée.

Et le fait que les États-Unis exécutent plus par rapport à leur population que la théocratie marocaine par rapport à la sienne montre que cet Occident tant vanté n’est pas aussi respectueux des libertés que l’on dit.

La peine de mort est une saloperie d’un autre temps totalement incompatible avec le respect des droits de l’Homme et de la démocratie. Ces assassinats légalisés rendent les systèmes judiciaires au moins autant meurtriers que les gens qu’ils envoient au peloton.

Libéralisme de gauche ou prise des gens pour des cons?

En réponse à ceux qui le disent de droite, et pour réfuter cette accusation, Emmanuel Macron a déclaré : « le libéralisme est une valeur de gauche ». Je suis obligé(e) de reconnaitre que cette phrase ouvre un débat intéressant qui rappelle des erreurs couramment faites par le keynésianisme et par une grande partie de la gauche radicale, telles que celle qui consiste à confronter bêtement « libéralisme » et antilibéralisme », termes voulant tous deux tout et ne rien dire, ainsi que le fait de faire l’apologie de l’État-providence sans jamais rien nuancer.

En effet, il ne faut pas oublier que cette exploitation d’êtres humains qui donnent à plusieurs de ses victimes le désir d’un interventionnisme ne voit le jour qu’en raison de l’existence du capitalisme. Sans ce système qui place la quasi-totalité des moyens de production sous la propriété exclusive d’une toute petite minorité de la population, il n’y aurait pas d’injustices à corriger, et donc pas besoin de code du travail ni de sécu.

Par ailleurs, moi-même qui suis un(e) fervent(e) communiste, suis également favorable sans réserves à ce que toute personne désirant bosser énormément et/ou mener une sobriété matérielle en ait le droit le plus stricte et n’en soit jamais empêchée par rien ni personne, et sans que la défense de cette liberté fondamentale ne constitue la moindre incohérence de ma part. Seul le fait que cette état de pauvreté et cette excédent de labeur soient imposés à la grande majorité des gens que ces derniers le veuillent ou non est un problème gravissime et inadmissible qui doit impérativement être refusé et combattu par qui se prétend démocrate et défenseur des droits de l’humain.

Mais en plus de s’opposer aux normes qui compensent partiellement le déséquilibre en faveur du patronat, le ministre s’oppose-t-il aussi au déséquilibre en lui-même en étant favorable à l’abolition des règles qui protègent la dictature exercée par les milliardaires sur l’économie? Si la réponse à cette question est négative, alors la ligne de défense de Macron est vide de sens en raison d’un libéralisme n’étant que sélectif et n’ayant rien à voir avec celui de l’idéologie marxiste (laquelle prône une société sans État), ce qui fait qu’au final, la doctrine de cet ancien de chez Rothschild reste quand même incompatible avec le socialisme.

Che Guevara : un militant contre l’impérialisme nord-américain, mais sûrement pas un communiste

C’est aujourd’hui l’anniversaire de la mort d’Ernesto Guevara, allias Che, qui est considéré comme un acteur majeur de la révolution contre le régime de Fulgencio Batista et l’impérialisme nord-américain.

Ce militant est souvent décrit comme un symbole de la lutte contre les oppressions, et contre le racisme dont furent victimes les amérindiens. Mais si ces dénonciations étaient justes, les perspectives que cette personne proposait restent floues.

1/ DES RÉVOLTES CONTRE UNE OLIGARCHIE MALODORANTE

La révolution cubaine a éclaté dans un contexte où les habitants de l’île s’étaient retrouvés fortement appauvris à cause des grands industriels. Ces derniers s’étaient approprié la plupart des ressources du pays.

Mais le peuple n’aura pas accepté éternellement cette situation qui l’obligeait à trimer pour faire la fortune de quelques profiteurs. C’est pour cela qu’il s’est soulevé pour crier sa colère.

2/ MAIS UNE RÉVOLUTION TRÈS IMPARFAITE

Le fonctionnement des révoltes était fortement hiérarchisé. Et à la direction des mouvements, se trouvait entre autre Guevara.

Pour le Che, il n’était pas question d’une véritable union des prolétaires contre ce que leur imposait la bourgeoisie. Il comptait plutôt sur un élitisme, écartant ainsi une grande partie des masses ouvrières des participations aux luttes.

3/ LE SOUTIEN À DES DICTATURES TOTALITAIRES

Fidel Castro misait sur une alliance avec la bureaucratie soviétique. Guevara critiquait cette optique, estimant à juste titre que les dirigeants de l’URSS prônaient un révisionnisme vis-à-vis des valeurs socialistes.

Mais à la place, ce chef de guérilla voulait d’un rapprochement avec le régime chinois, et présentait la dictature nord-coréenne comme un modèle à prendre en exemple. L’idéologie marxiste était pourtant trahie tout autant par Mao et par Kim Il-Sung que par Khrouchtchev.

Quand on prétend combattre l’exploitation de l’ensemble de la population par une minorité, ces États autoritaires imposant l’austérité et une surcharge de travail sont bien loin d’être les meilleures références.

4/ DES PROJETS POLITIQUEMENT CREUX

Le Che passe aux yeux de beaucoup pour un défenseur des pays pauvres colonisés. Mais il faut dire qu’il croyait en la possibilité d’instaurer un capitalisme sans impérialisme, ce qui est une utopie irréalisable.

L’attitude d’Ernesto Guevara aura été de dénoncer les pillages ayant ravagé Cuba, mais sans s’en prendre au modèle de propriété privée qui les a engendrés. Il aura cherché à atténuer les injustices et la précarité grandissante sans mener la lutte des classes, en vain.

Le seul moyen de libérer les peuples de l’emprise des colons milliardaires en dollars, est de renverser le système en place et de le remplacer par un mode de gestion dont ne voulait pas Guevara : le communisme.

Avec ou sans El-Assad, les massacres restent des massacres

De nombreux dirigeants politique débattent de la pertinence ou non d’une alliance avec l’armée de Bachar El-Assad dans le cadre de cette coalition militaire pour laquelle la lutte contre le djihadisme au Moyen-Orient a servi de prétexte.

Très loin d’éradiquer ou même d’affaiblir l’État Islamique, ces différentes opérations ont surtout en commun de provoquer la mort d’encore plus de personnes innocentes qu’initialement, à cause des bombardements effectués par toutes ces grandes puissances de tout bord. Jamais aucune de ces croisades ne sera sans engendrer de boucheries inacceptables, qu’elle soit faite avec ou sans la participation de la dictature de Damas.

Ni Daech, ni la bureaucratie d’El-Assad, ni le régime iranien, ni celui américain, ni celui russe, ni celui saoudien, ni celui français, ni aucun autre de ces États prêts à tuer pour défendre les intérêts des grands industriels, ne sont soutenables. C’est au contraire en refusant toute guerre entre eux et en s’unissant que les peuples pourront vaincre l’obscurantisme.